‹ L'ItalieChapitre 24 sur 56 · CI.VI a(]uéduc. En dehors de la · texte numérisé non relu

CI.VI a(]uéduc. En dehors de la

t- uui'u sont les tombeaui:, doul

tteursparaissentavoirétéconstruils

■tVC et ornés de peintures. Des ar-

fâ grecques , des vases d'une rare

f>WOt£ , avec des inscriptions grec-

- ^et , y oDt été trouvés.

Xfl twtpie d9 Neptune. Toute* les inUeftiavitiinea araieut néceuairemeut UB templa dédié à ce dieu. Celui-ci , le plus majestueux et probablemeut le plus «nciça, nou-seulement de Festum, nuisdcl'EuropBcatière, est construit d'iocrustations proTenanl du sédiment pétrifié dif S^aro. Car, ainsi que la pie^rç de Tivoli , celle-ci est composée deboisetd'autressubstancespétri&ées, «t , ^wnijue aussi dure que le granit , (die a de petites cavités qui la font resafmbler au liége.Trois grandes marches sépantnt la plate-forme du sol , et régnant tout autour du temple , forment la base générale de l'édifice construit en rectangle quadri -latéral. Sa longueur extérieure est de cent quatre-vingt-douze pieds. Uadeux façades ornées chacune d'un fronton supporté par six énormes colonnes doriques cannelées. Il a également deux vestibules supportés par deux pilastres, entre lesquels se trouvent deux colonnes. Cbaque vestibule a un escalier. Aux parties latérales du temple sont douze colonnes, audessus desquelles court une architrave sans saillie, et une frise dorique. Ces trente-six colonnes extérieures, composées généralement de six, et quelquefois de sept pierres , ont un chapiteau de vingt-cinq pouces et demi de haut-, ie diamètre de leur base est d'environ six pieds et demi.

Le sanctuaire, d'environ quatrevingt-cinq pieds de long , et de qua-

Ici l'on rante de large , est élevé de trois piedr sur le sol du portique intérieur, il est enclo« par quatre murs très-bas, et orné de quatorze colonnes sur un double rang. Leur diamètre à la base est de quatre pieds et demi , et leur hauteur, sans le chapiteau, seize pieds; rcntrecolonnement estde sept pieds et demi. Ces colonnes supportent une immense architrave, au-dessus de laquelle est poséiw second rang decolonnés pins petites de dix pieds de haut, probablement destinées k soutoiîr h toiture du portique. Cinq de ces go- | lomnes subsistent encore, deux d'un cdlé et trois de l'autre. Ce sanctnaiie ' est pavé en larges pierres carrées. Os voit encore la place de l'autel principil, et de ceux surlesqudson égorgeait 1(4 victimes ; tous faisaient face ^ l'Orient. Nous ramassâmes quelques fragmeu de la mosaïque, vert de mer et blca foncé , qui décorait les vestihulsi.

t Remarques, me dit sir William, que ce pavé remonte à la plus hante antiquité i Homère en fait mention dans la description du palais d'Alcinoiis , et les temples des Syrènes bâtis par Ulysse, que nous verrons sur la plage de Sorrcnto , étaient ornés de ces mêmes pierres dont nous retrouvons ici des fragmens. »

Le temple entier semble avoir été recouvert d'un léger enduit. La plus large pierre employée à hàtir cette masse étonnante, que j'ai voulu mesurer, a d'un côté treize pieds, et de l'autre quatre. L'épaisseur est de deui pieds.

La Basilique , ainsi appelée, parce qu'on ignore sa destination primitive, a une longueur de cent soixante- cinq pieds sur soixaote-et-onze de largeur.

Elle renferme quelques autels et un sanctuaire. Cet édillce s'élève sur une plate-forme quadrilatérale. 11 a deux

des, toules deux ornées de Deuf imes cnniiclccs d'ordre dorique, base, cl appuyées sur la Iroisiùme ^be de la pbte-formci les cJtés entent seize colonnes au diiimètre uatre pieds et demi à la base, et ix-Dcuf pieds de bautcur, y conile cbapileau.

ibaque façade a son vestibule , et ;éricur de l'édiQce est divisé cd s portions égales par un nin^ de Dues qui s'étend d'une porte à re; trois de ces colanoes sont 4^f et ne resseptblent eo rien à I extérieures. Daas l'endroit où sont , le sol semble avoir été nsséice qui ferait supppser que t là où se plaçaient les m^s- . Le portique , probablement affO peuole, mesure quatone pîe4< [oatorze et demi ; une frise et une ^W doriques l'oroept à l'e^té- . L'architrave du péristyle auhr entière.

; troisième temple, qu'on suppose ' été consacré à Cérès, quoique petit et beaucoup moins imposant celui de Neptune, est d'un style imeot plus élégant. Il est égale- [ élevé sur une plalc-forme bordée trois marcbes, nombre mystique se retrouve partout chez les ani, et principalement chez tous les >les d'Asie. Sa forme est encore un : long de cent pieds sur quarante, ésentc deux façades , chacune de colonnes doriques supportant un liGque entablement et un fron- Les côtés ont douze colonnes can- ;s , supportant aussi un enta- .ent et reposant sans hase sur la î-forme. Leur diamètre à la base est uatre pieds.

l'entrée est un vestibule soutenu six colonnes à base ronde et unie ; tre marches conduisent au sanc-

tuaire, entouré de loi|S fMit pw un mur Irès-bas ; on y dislin^ii* eocoFff là place des autels l'ais:inl lace k l'Orient, et quelques sarcophaîiCirpnMHns.L'eïtérieur du temple est o^ié d'une Irise dorique etd'une corniche, et sonp était eo mosaïque ; tout indjquf q les premiers chrétiens l'jiTJÛWlt CO verti en église.

Toutes les colonnes de ces lemnlet paraissent avoir été recouvertes en stuc ; j'eus ht curiosité il'cncQn|ipteriea canutJnres, et je les trouvai toutes aii nombre de vingt'

|jç théâtre est entièrenpent détruit ; smis les fragmens dp griffons et les sut pçrhes basrrçliefa qu'on y a ret^o^vé• , indiquent qu'il fut construit à une époque où la sculpture était arrivée au dernier dc^ré de perfection.

J'en dirai autant i)e l'ampliithcAtre} doi^t la forme est ovale, et de cent SQixaQte pieds sur cent douse. Les gradios et quelques ouvertures de caverr nes pourles bétes féroces s'aperçoivent encore, mais avant peu il n'en restera pas vestige. Il était situé au centre de la ville, att(;nant authéâtre, et non loin du temple de Cérès.

En construisant la nouvelle route qui passe auprès du temple de. Neptune, on a découvert des fonila lions qui semblent avoir été celles d'habitations particulières , et quelques fragniens d'un édiQce qui pourrait bien avoir encore été un temple.

Quoiqu'il y ait une mauvaise taverne à Pestum, nous dînâmes en voyageurs dans le temple de Cérès, avec les provisions dont nous nous étions munis à Salernc ; et ce repas terminé, nous songeâmes à nous remettre eu route pour nous conformer aux recommandations de nos amis. Il parait que c'est au mauvais air, quide tout temps a régné dans ces contrées, qu'il faut

»tie

cloppctncot de des bancs , Li plupart occupés par ilcs

mt les aDcieiis sa- paysans au chapeau pointu , à U

précautions pour Yeste jetée sur l'épaule en guise de

XL ; i eltels, au moyen de manteau, et dont lu mine rébarbatÎTe

«lira »w.a «ivrês. Pestum était visitée ja'avait rien de rassurant.

- quelques ricbcs Romains , et Vir- Au milieu de la salle était une table

icbanté ses roses, qui fleurissaient auprès de laquelle étai t assis gravemenl

I fois l'an. ]e gros aubergiste , ayant devant lui le

JMous avions six milles h faire pour registre oii cbaque jour il inscrit les

I0U9 rendre à Eboli , où nous comp- voyageurs condamnés à venir Ic^er

.ions passer une nuit dout nous avions cbez lui, et à manger sa détestable cui-

»esoin pour nous reposer ; et ces sine. Rîen de comique comme l'aîr

ix milles it fallait les faire à pied d'importance qu'il se donnait.

lans un cbcmin , marécageux aux en- Se femme, aussi grosse que lui,

rirons de Pestum, mais qui devient jjuères plus propre, allait et venait

ialubre en approchant il'Eboli, grâce pour activer le service, criant plutÛl

lux nouvelles cultures dont on ichi ces contrées. Dans le Nord, les ieux marécageux et malsains sont anloucés par leur clTrayant aspect; mais lans les contrées les plus funestes du Midi , la nature conserve une sérénité !onl la douceur trompeuse fait illulion aux voyageurs.

Jusques à Eboli, la route est mcîleurc ; cnljn nous sommes dans la ville, ît en toute hâte nous nous dirigeons

qu'elle ne parlait, selon l'usage du pays; une servante aux jupons sales et ^as , aux cheveux mal peignés et en désordre, l'accompagnait et portait les plats.

C'est dans cette salle commune que noussoupâmcs ; notreairétrangernous valut une fourchette et un verre, que nous eûmes le soin de nous faire donner en double -. l'hôtesse eut rallenlion de nous dire qu'elle avait elle-mËme

rers la Zoccrni^a noftiVe , que l'on nous préparé le repas. Après le souper,

lit avoir été autrefois un couvent de nous passâmes dans le grenier où on

femmes. . nous avait dressé deux lits, ou, pour

Quiconque n'a pas voyagé dans la mieux dire, deux grabats. Calabre , ne peut se faire une idée des De noire fenêtre notre vue planait déceptions que l'on éprouve à chaque sur le paysage ; en face nous avioDS instant ; qu'on n'aille pas se figurer et une vigne grimpant sur un magnifique nos grandes routes et nos auberges oranger couvert de fruits et de fleurs, françaises, où l'on trouve à peu près qui répandait dans noire réduit une tout ce dont on peut avoir besoin. Ici , odeur délicieuse, une auberge est une maison plus ou Eboli , l'antique £buri,esi sur un moins grande , plus ou moins bien si- coteau et domine une vaste plaine, tuée, suivant le pays, mais nullement entre le Silaro, fameux pour la prodisposée pour recevoir le voyageur, priété de ses eaux pétrifiantes , et le Celle où nous descendîmes était de ce Battipaglia, l'ancien Tuscianus . Qaoigenre : au premier étage , où l'on nous que dans un terrain fertile , Eboli n'a fît monter, nous trouvâmes une grande jamais pu prospérer, à cause des dissalle avec cbeminée , mais dénuée de sensions qui s'élevèrent entre ta comcliaises que l'on avait remplacées par mune et ses barons, vers leconunea-

LIT A

que, (1 peu (le dislance de la ville, coostrucLion ressemLInnt à un lue, et une vilta au milieu de jaruipuraisscntsuspcndus. Ce pays fitre comparé à une vallée suisse (les oliviers , la mer et le soleil nples.

Lre guide nous parla de la grotfe

Uunc^a et du monaalère de la Tri-

' , que nous ne devions pas oublier,

lU il aurait le plaisir de conduire

\ " :es. Il avait dans le cou-

me « un suo compare » , et

j y serions reçus d'une manière

jiioportionnée à noire mérite <■ sccon-

do i noslri meriti ■. Nous ne pouvions

refuser une offre aussi obligeante.

A la porte du couvent était un religieux qui nous accueillit avec cette hospitalité prescrite par la religion :

le calessaro s'informa de P'ia Tommaso; ou l'appela , et la reconnaissance faite, nous fûmes annoncés comme deux étrangers de distinction, voyageant pour noire plaisir et noire insfruclion.Cette recommandation fit son effet ; Fra Tonuiiaso mit tous ses soins à nous bien recevoir, nous fit parcourir divers grands corridors où sont les cellules des religieux , et nous introduisit dans la bibliotbéque du couvent qui possède une grande quanlilé d'ancienB manuscrits : les Cbarles des rois lombards en faveur de la maison, et datées depuis 84o jusqu'en lojj; une Bible en parcbemindu huitième siècle, iii-4°-, très-bien conservée, écrite en encre de diverses couleurs , et enrichie de plusieurs fij^ures, dont quelquesunes nous étonnèrent parleurs nudités; une autre Bible remarquable par l'élégance des caractères , la blancheur du vélin et la fraîcheur des miniatures, maisqui n'est que du treizième siècle, et le Codex Longobardorum de l'année ioo4, un des plus précieux manuscrits

dansTaci te qu'elle futrebitieet cotoni- siècle, eurent la permission d'}

sée par IVéron. Antonio le Pieux en fait leur établiiianiMit.

mention dans son itinéraire, et la dé- Noire pacte avec le calessai

signe comme une station sur la voie fini , nous avions éli si contens

Appienne. ;Qi£iAt.'jfcaoQ-lK)n;-arBtael- qtrà noua ' Ivir demandânies a

deiPaganit4ilêBt1fa^mHi?timiA»lti Uit-eottfilliier. «Ëccellenza su

traospiontyUM^-destrâlBnfittDay. fpùf- naut-. pont dirigeâmes vers C

obnssés de !«• B^t ygcik^tËèinkRA vumv--

De THooviA QmttÊuautM H mite est jolie, aB)friv4W#rtaidedenu>n-' taipei d'eqiiraD'lnât tniHcs (PI.37).' Cette demMn vHle, Vdidnede l^n»

tique Stable, --a' jtend dans nne plaine fertile; ell*a vil très -beau: quoi construit par %|i. Français. Gharies I".

d'Anjou U-flt'iâliuHir de mnraillei, et la fortifia !dfe vitaux châteaux; dlo doit son ptotic^soa mMè à Cbar* les ni de Boiirboa'; et poâiède bu chàn' tier où roiï'ï0nftrait>I«s.'PQi8seàux de la marine «ojale'duMja'onie; '

Hors de-W^TÎHe-aiint trois soùtoea principal es^Uàins biàvirales^cidulies, dont l'efficdôité est ,géaéraliqment reeonnue, et ^^l 'font 'dé CastèUamarc le re&dn-voni,peidaDtVAtJ , de toute la bonne Bod^ tia:ffi|dcs, i^'j vient jouir d'un ah-'jAiis feaîs^ lefthautrâ montagnes dentéUevatienvironnéelM rendent un séjour déd^ices. CesmiAi^ tagnes sont caiivèrtes^d^ÙDé forit de cbitaigniefsetd'aufi<esàtbr«SyeVaRF<ec de maisons' de oatapagm'étd^ff jàrdteMi; Le roi aussi y possède un casin appelé ■ Qui si Sana > , « ici on guérit ■ , ainsi nommé par la reine Marie-Caroline, femme de Ferdinand I". Atteinte d'une maladie que les médecins jugè-

ellè .

Nsplea, et aller dans cod plaisait, passer le peu dejevn restaient encore ii vivre i l'air i montagnelui rendt t la saalé içU quelech&teau qu'elle avait bab^ pelAt, Qui si Sana , nom quf resté depuis.

Tout près de là est le village gnano, que les buveurs d'eauxm prennent souvent^ pour but d inanteapromenadéfqtle l'oK^i et qui sont ordiaifiifvdienli]^ Le.vinde Gn%ii^«j)>»tlf<ip| ré{MtàtioJi/ !:«» |i«(a«^I#||tlj^ tajpMS htVÊDti^itéanàÊÊtkSlj^ valurent le mmiiaiïiàJiafiffi m •a laitage, a 'X>«rtéA| «tLJj)!!

qu'eux, est 1» tatele ê^if^"^ •a «puionfM-da^dain Ms toisea. ta-^iM-àdaifii' '■■ OnrràiDim'aurJirk ces de 'Sul>i«V^aBt'|emct ont iié mklbaimMMBfMt iol pâes^SliibtB'et nswiflaii 4tecu] espace fort étendu, l'on y nan doute trouvé beauconp At ehoi objets que l'on a rellvéa des ontétc transportés au moiéede.!

Ils consistaient en peintures, e

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