‹ L'ItalieChapitre 25 sur 56 · CASTELLAMARE · texte numérisé non relu

CASTELLAMARE

leficulpture,eii un grand nom- écuiiier lo Tiguefl qo'ellM rtfonlflot. Pendniit qat je considérai! en littosans doute, ciir il rai et ses anfractuosîtéH , la banque avançait si prài du rivage, qu'un mo> ment j'eus la crainte de la Toir se briser centre les rescîfs qui le bordent; ma première idée fut que le pilo te donnait ; me tournant brusquement pour la ré- Teitler^je l'aperçois ouTrant de {grands jeux qui semblent me direi < N'ajei » pas peur, je connais mon métier. > Je regarde la figure de William, sur

ivé que les habitant de Stabia le temps de s'enfuir et de se r aux cendres qui enserdirent le.

lement cbercberait-on dans l'bisme ville plus constamment mal-»

ise. Fondée par les Étrusques et ^es, toiiû>ée au pouToir des !s, des Saronites et des Romains,

sqiuris détruite par[Sylla, enfin laqueïlejenelispaslamoindrefrayei

ie tout entière sous les torrens 1res qui couvrirent Pompet , le lement ne l'a uornoment rendue ide que pour la replrnger auscis le néant.

dans la villa de Pomponianus a que Pline l'ancien trouva la

I & Castellamare le piédestal noix , qui était un ancien autel ne, et tout ce qui restait du auquel il avait appartenu, devions nous rendre à Sorrento, iplorer daas ce voyage tout ce rapporlait à celte côte ; nous : nouveau dans une barque : on ntra d'aI)ord le village de Vico, erçoit de loin; Vico Equense, emeat f^icus jEquanus, petite isifniiîante alors comme auli, bâtie sur un rocher élevé, e masses tinormes plus pitto-

et plus imposantes les unes autres. Tantôt leurs sommets

en voùtc menacent d'anéantir

barque qui se hasarde à navius leur ombre, tantôt leurs entrouverts laissent aperce- 1 grottes profondes ; quelque-

entend le bruit retentissant :es qui roulent du baut de la ne dont elles se détachent , en tombant dans la mer, font

alors mon rdie d'observateur, je remarquai des cavernes affreuses , véritables repaires de corsaires. La barque s'y dirigeait. Noos arrivâmes sous un énonne rocher , dont la t^te élevée nous cachait les rayons du soleil. Je ne savais que penser de cette manœuvre : tout À coup nous passons sous une voûte basse, et aussi silencieuse qu'obscure. Mais bientôt la voûte a'élevant nous laissa découvrir la teinte bleuâtre des ondes; au delà était encore le jour et la mer. Noos sortîmes enfin de ces lieux efirajans ; je compris alors que l'intention des mariniers avait été de nous montrer cet accident de la nature. William m'avoua que la première fois qu'il avait fait ce voyage, les marins étant des Calabrais, il avait éprouvé un sentiment de crainte, leur prêtant l'intention de vouloir dévaliser un Anglais, toujours supposé voyager les poches pleines d'or. Nous rîmes beaucoup de cette terreur.

Descendant à terre chaque fois que notre curiosité est excitée, cette l'ois nous vîmes sur le rivage, à droite de ces cavernes , des ruines indiquant un siticernium, et plus loin, au pied de la montagne , prés du couvent des C.ipucins, celles d'un colombariw».

On Ironve, sur ce même rivage, «ne lierre de composition nommée pienc le Sonenio , que l'on siijipose avoir

Bit part lie. S; mes

incni! ions de ce temeue; qiieiques- J'autres trans-

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ande ville , possède

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>«crés à Minerve ; ce position de l'édifice, onjeclarer qu'd a été :ment d'un temple de

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i>ans un ancien cimetière .1 trouvé, nous dit-on,

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léniciens, des sque-

eltea , iagin

.uaies lirecques, caret romaines, et dilTérens

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3Meta,io»7ie,neluivien-

)rait-il pas de sa position à l'exlrémité l'une pointe de terre , qui la ferait reuembler à la borne posée dans les palestres, ou jeux antiques, à laquelle Borace lait allusion ?

. Mtlaqurfirvidit

n brËlant , rratichissant la battiire ,

Avant d'arriveràSorrento, nous traversâmes une autre grotte ; mais toute crainte avait disparu ; nous voila h terre et montant à Sorrento, par une ouverture sauvage et sombre, creusée aumilieu de rochers élevés, percés de cavernes profondes , et qu'il nous fallut gravir par un cbemin raide et étroit; quelques hommes déterminés retrancbés dans ce chemin pourraient s'opposer au débarquement de toute une armée (PI. 38).

Sorrento est situé au-dessus de ces

TALIE,

rorhera (jui , vus de la mer, seinblent=^ un mur immense construit le lon^ de^ la C'Hc ; les montagnes en cet endroits entourent et abritcnl un terrain fertile-» couvert des plus riches récoltes et de^ plus beaux orangers i ces arbres y for — ment des forêts par la quantité de jar — dins qui en sont remplis, et séparés seulement par une simple haie ; leurs f rui ts, très-a bon dans , s'exportent à Na— plesi mais il a'enfaut qu'ils y soient aussi estimés que ceux de Sicile; dans la saison de la récolte , en février et en mars, on y donne jusqu'à douze oranges de Sorrento pour un grain , moins d'un sou.

Sorrento, anciennement Sur/'enïHOT, nom qui dérive de la beau té de son site, fut, suivant la tradition, fondée par Ulysse; quelques-uns lafontbilir par une bande d'aventuriers phénicieus.

Elle fut colonisée par Auguste; mais bien avant elle dut élre une ville considérable , puisqu'elle avait donné son nom à ce promontoire qui ferme la baie de Naples au sud-est : die est à cinq on six fieues de cette capitale.

' Siirrentum, aux tempsd'Augnste et de son successeur, parait avoir été plus considérable que Naples. Mais, en j9 , les eaux de la mer , en aban-

piétèrent sur son territoire , et détruisirent un quai magnifique qui s'étendait de la ville à une montagne escarpée, couronnée par un temple deCérès; la mer n'épargna aucun des édifices environnans.

On nous montra plusieurs temples creusés dans la montagne , appelés par la tradition les cavernes d'Ulysse, et supposés avoir été consacrés aux Syrèues, Leur forme est encore la même , quoique dépouillés de leurs orneraens. L'entrée du côté de la mer ressemble à la description que nous

SOÎIRENTO. ^ 47

omère cic l'antre de Poiyptê- ger , regarde par les habitans de Sur- ■

besoin rimagiaation peut r voir aalîeu où nous avious i y l'énonae rocher serrant à a caverne. Les habîuns affîre la meilleure foi , que dans is les pins reculés des géans Lé sur ces rirages : tes preuves 1 donnent sont des squelettes lit pieds de haut , et des criiFoportion que l'on a retrouieurs tombeaux, et le récit de de, qui affirme que les aborime partie de la grande Grèce es géans cannibales appelés If et Cjrclopes. Voici donc les l'Uljsse expliqués.

départ des tles éoliennes , oir laissé sa flotte dans une wdeCapri,ne prenant qu'un leau , il visita la cdte de Surùil rencontra PoIyphéme;de pliant ses compagnons , il fit

cAté de Gaëte , où il trouva igons : ceux-ci ayant détruit , il aborda dans l'Ile de Circé.

ne montage, à gaucbe du es Syrèoes , sont les substrucn immense et magnifique temjérès. Une villa moderne est • ces ruines, où l'antiquaire acore des voûles , des cbamdes ouvrages réliculaires en Dans la cuisine de cette villa uits qui communique, par un

souterrain, avec Cette célèbre rrecquequi fournissait l'eau à t à la plaine de Surrentum. On

dans l'enceinLe du temple de i colonnes de marbre cipolin, curs autres morceaux précieux 3cture; sur un des côtés du rien , maintenant recouvert par , était un ouvrage en brique , 1 croit être le monument élevé meiir de Lyparus , prince étraa-

rentum conune un bienfaiteur.

Entre les deux Marines de Sorrento, nommées la grande et la petite Marine, je vis une voûte grecque que l'on croit «voir formé l'entrée du sanctuaire d'un temple de Neptune. Ce sanctuaire est entier, sauf les incrustations qui sont dégradées; d'ancieiis corridors conduisent dans l'intérieur du temple. A cAté de cette voûte, sur le même rivage, ou pour mieux dire dans la mer , l'on voit un fragment de fabrique en pierre ' et en brique , qui en ont évidemment iàit partie; un petit corridor bien conservé , quoique à moitié rempli d'eau , conduit dans une vaste salle de bains circulaire oméede peintures, qu'à l'aide d'un petit canot on aperçoit à travers une fente de la montagne. Au delà de cette salle en est une autre carrée, fort grande et parfaitement conservée, qui aurait fait partie d'un temple de Vénus ; on y peut entrer et en faire le tour en bateau.

A la gaucbe de la ville, et à la pointe du promontoire , sur ce rocher avancé dans la mer, et qui nous aval t dérobé les rayons du soleil , sont les ruines d'un édifice carré que l'on croit avoir été un temple consacré à Hercule, Il en reste de grosses masses d'ouvrages réliculaires, en partie couvertes par la mer, une terrasse pavée, des corridors recouverts en stuc, et quelques morceaux peints avec cette pourpre deTyr si prodiguée à Pompéï ; tout cela se voit sur le versant de la montagne ; derrière le temple sont des vestiges de la villa de Vedius Pollion, qui consistent en un pont, deux réservoirs pour les poissons, dans l'un desquels est une source, une cuisine avec les fourneaux et les foyers intacts, quelques chambres adjacentes , probablement destinées aux esclaves, un

(B L'ITA

paré en stuc et des murs réticulaires.

Le réservoir dans lequel est la source I était destiné aux murènes , que \*ùEï engraissait dans un mélange d'eau lalée el d'eau douce. Auguste dtnant zhùt Poliion, un esclave eut le malbeur de briser un vase de cristal qui faisait partie d'une collection magnifique , et fut condamné à être jeté ians le réservoir pour servir de pâture aux murènes ; Auguste , indi« fai , suspendit l'exécution, et , faisant briser les autres cristaux, il ordonna i» combler ce réservoir.

Dans une anse derrière la villa de Pollion , sont des fragmens considérables de corridors et d'arceaux , aujourd'hui nommés PortigUone , mot formé le portQ et de leonei ces arceaux, l'après l'aspect de leurs ruines , ayant lans doute formé l'entrée de cavernes appartenantes à un amphithéâtre.

Tout confirme dans cette opinion , car li l'on côtoie la Marine de Paola , on retrouve les traces d'un mur réticulaire qui , à en juger par sa forme , parait avoir enfermé un cirque. On a lernièrement découvert , dans son enceinte , une colonne de marbre posée [à comme un obélisque. Ce cirque aurait même été commun aux babitans de Surrentum et de Massa ; la première de ces villes s'é tendant jusqu'à la villa ie Pollion , et la seconde plus rapprochée de Portiglione.

Au delà , sur la pointe de la Campaaella , était un temple de Minerve , bâti par Ulysse, s'il faut en croire Strabon et Sénèque. Mais ce temple, îelui d'Apollon, et beaucoup d'autres, élevés sur ce rivage, sont auourd'hui de niveau avec le sol , ou mgloutis par la mer.

La ville de Sorrcnto, si souvent en >utteaux tremblemens de terre, ou aux 'avages de la g ucrre, a conservé fort peu

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