‹ L'ItalieChapitre 30 sur 56 · CHAMPS · texte numérisé non relu

CHAMPS

ou tel usage; ffueavîsilant no triple on cherche à dewimar à quelle dîTiBitê il était consacre , je le oodcoîs • je l'approuve.; mais à propos de cesarccaHx, qa oo ait écrit des volmMS , c'est ce qoe je ne concewai jamais. Cela fat dit au moment où Too étcipiait b dernière torche qoi nous arail serri à les

Tisiter*

Llnterralle qoi cnsle entre le ]«>montoire deMisènc etla dernière poin- , te de Baîaest occapc par deux bassins aépurés par une disne natoreOeqm.

lompne an milieu, a étéreomc par un pont à trois ardics, bâti en laTc et «n pierre^^oteaâique, et si fiortcmcnt constnût^ qu'il est encore intact. Ces

aeuxta*îii»«»t«»l*«P^**'""^ la meiê^Jai» i*«*«™P*^«*™*^ rière- Ait MCâ^ lJ« S««^ '

Derenâfc loeot Ictos, cl Fortanatorom neiiionim,sedeiqae bdUs.

Lu^ior blc campos aeChcr, et lamioe restit Parpaico ; soUmqne snom. ftoa sdera ndrant.

£5., iih. Yi, r. S39.

Ses yerfcrs odoraiis l'ombre rol^taeiue , Les prés délicien et les bocaçes frais, To«cdit;yoici les lievz de l'étemelle paix ! Q^ iMaaz. lîoDK aat leor ciel, leurs beaux joars,

leurs étoiles.

Là de «tai bdlÀnaits éclair cissent leurs Toiles.

Trad, de Delilu.

G'élsJn^'l^ Champs-Elysées des Anciciti^.4ii^ Virgile chaDtait ainsi , et c'est s^'MIe Mare Morto , autrefois Stygif^li^li '^Marais .du Styx, qu'il avait ^nbM)éF-riiiexorable Garon et sa LjLiiJU<J!^Sitirtfir 11 frasasportar les Ames à lear'dÂdbâtion. Ceîlesdes réprouvés

c'est là ^' tut la flotle Tasnaàae sons An^nste.

c*es.t iM aiisâ qcc commandait Pline le B£turiili5îc lors de la première éruption du Vésare. La xille de Miscne était au las du p7«:4DocLc*ire. Tîte-Live en parie en disant qu'ayons la la taille de Cannes, \miia*3il s'aT-jLZtTA jusqu'à Pounoles^ Cc2ie« et le cap Mifène ; une inscription . c&nferrêe an musée , indique qnAcc^is.c t êiiblit une colonie n>- LÎre. e: n^us y Times une grande

piçclce et !cs mines d un théâtre sur le bord de la mer : ces mines consistent en un demî-cerde, Templacemeat des pradins. et deux, ooni sors, dont Kun va aboutir ;iu j-ort.

Cet arrière -port, aujourdliui Mare Morto, est éTilemment un ancien cra-

étaient déposées près de l'Acbéron, Palus Acberusîa, aujourd'hui lac FusarO; où elles étaient condamnées à des tourmeus perpétuels , et lésâmes bienheureuses restaient dans ces Champs- Elysées à lombre des bosquets de lauriers , d arbres chargés de nuits , s^enivrant du parfum -des Héurs do(dt les prairies étaient émaiUées. «

Rien de plus propre h Tinspiration que ces lieux qui joignent i la beauté du site la température la plus douce; l'aspect riant d^ coÙinçs qui les entourent et la fertilité du sol réalisent les brillantes fictions des poëtes. On conçoit . qu'ils ■ les aitnt choisis pour Tétemdlct résidence et la récom* pense des justes. -

tîH^r L'ITALIE.

tmm par la poésie de mes souvenirs , môme aux Champs-Elysées, sé|

je voulus clierclier ce fameux fleuve Styx ; mais , hélas ! je ne trouvai à sa place qu'un petit ruisseau qui serpentait lentement au milieu des joncs, et formait un marais. C'est pourtant là que Virgile fait aborder son héros conduit parla sibylle Déïphobe, qu'il lui fait rencontrer Palinure , et où le vieux Caron le reçoit dans sa barque.

Eccegnbernator sese Palinarns agebat, Qai Libyco nnper carsu, dam sidéra servat, Excidfltat pappi* mediis effasas in nndis.

Eif.y lib. VI, V. 338.

Palinure comme eux avait fini ses jours ; Des astres de la nuit il observait le cours. Lorsqu'il tomba plongé dans la liquide plaine.

Trad. de Deliub.

Ces fictions avaient probablement ime réalité pour fondement , car toute cette terre était consacrée aux sépultures^ dont on voit encore des restes considérables; on y transportait les cendres ou les corps des habitans de Misène , et comme il fallait traverser ce ruisseau pour y arriver, le batelier avait les mêmes fonctions que celles attribuées à Caron dans les enfers.

Portitor bas horrendus aquas et flumina serrât

Terribili squalore Charon.

En. lib, viy V. 298.

L*eflBroyable Caron est nocber de cette onde.

Tmd, de Deiillb.

Et dans le fait , tout autour du lac nous trouvâmes des débris de tombeaux antiques, quatre dalles qui avaient porté des colonnes, et une partie circulaire assez grande qui pourrait bien avoir été un temple.

L'abbé me parla d'une opinion entièrement opposée à la sienne, celle des commentateurs qui placent Caron à TAcliéron. Si cela est, ce batelier rendait le même service aux morts de Cumes, que l'on transportait de

a égale distance de cette villi Misène , et qui pouvait lec commune. Pour y arriver de ( on passait TAchéron , et de Mil fleuve Styx.

Navitaqnos jamindènt Stygià protpent

£v. lia. viy r.

Le nocber, qui du Styx fendait alors les

Trad. de Dm

Les Romains avaient autrd phare sur le sommet du mont sène , attaché à la terre ferme isthme si étroit , que dans un < il n a pas vingt pas de largeur.

C'est au bas de ce mont, nommé par Énée , et dans une anse formée sur la mer Thyréi qu'est la grotte Dragonaria , en rfle de Procida.

Monte sob aerio , qui nunc Misenus ab Dicitnr, œternumque tenet per secula n

Eir., lib, VI, V,

Et cet bords , 6 Misène ! ont conservé 1

Trtui, de Deuu

Nous eûmes la curiosité de rendre, et faisant signe à une de pécheur qui s'approcha , no cutâmes ce projet.

Cette grotte ou caverne nou cinq corridors de difiérente loi celui dumilieua deux cent vingtpieds , les autres sont égaux en et n'en ont que cent soixante-di largeur est de quatre pas , sur u teur de vingt pieds. Douze gros ji la soutiennent, et forment ce dors, dont la construction rét atteste l'antiquité. La traditi< qu'elle soit due à Néron , qai e fait un réservoir pour les eau maies de Baïa; mais Tabbé^ son système , attribue «MO à Agrippa tous les iwWMf i» € dans ces parages. B ¥Mt qm

ISCHIA, 'oir pour la flotte des cent nmes rassemblés à Misèoe, Piscina Mirabite n'aur.iit été Krvc, dans le cas où les eaux ragonaria se seraient ]}erte grotte est remplie d'incrus- B stalactites produites par de ces eaux qui filtrent codent, et forment une espace ae-

rdsensontdifficiles, etcomme )oïnt de plage, notre barque ée à la roche, d'où, grimpant Ut escalier assez raide et taillé f, nous essay;lDies de parcou- Ite^ elle est coûtée, eilesom- \ TOÙte était autrefois couvert

Q apr^s soot les ruioes d'un itî par les premiers chrétiens, sur de saint Sozio , et détruit irbares en 85o.

H et Tacite parlent aussi d'une jncullufi, située à Miaine, et antiquaires croient reconnat- ■•tiges entre le théâtre et ta

pnociDA.

grotte. C'est là qu'au rapport di tone vint mourir Tibère.

a Tibère se soutint encore qu( temps, après s'êtrefait transporter, séné.... Résolu de retourner à quelque priK que ce fût il Gapri, mais re»

tenu par la tempête et par le redoublement de sa maladie , il mourut peu après dans la villa de LucuUus. >

En suivant cette plage dans la direction de l'ouest, nous serions allés à Miliscola * Militum Schola. » C'était lecliamp de Mars de l'armée, ainsi que l'atteste ime inscription; c'est aussi le lieu de la célèbre entrevue de» triumvirs Octave et Antoine, lorsqu'ils traitèrent avec Sextus Pompée; nous eussions visité le Monte ProciVa, que le chanoine Jorio prétend i*tre le mont de Misène, d'après une découverte faite en i8o3 de tombeaux et d'une inscrip^ tion en l'honneur de Félix, évèquede Misène ; raais cette opinion |)aralt encore trop Iiasardée. L'abbé se contenta de m'en parier etde me Tanter lei vins de cette montagne, qui soot Uè**

ISOHIA, PaoOIOA.

TÎsité Pouzzoles, exploré le ! que les vers de Virgile ont lise ; accorapairné de mes poéluiions , j'avais vu l'Achéron ne, et pénétré dansl'antre de le ; j'avais foulé ce sol , jadis le monumens fastueux , mainaché de débrisinformes, écouté X de ces ruines, et frémi de n de ce domaine de la pensée.

Il me fallait une distraction pour dissiper la tristesse qu'inspire la vue des vestiges de l'antiquité ; je résolus d'aller à Ischia , qui est aujourd'hui pour Naples ce que Baïa était pour les Anciens, le rendez -vous de la bonne société pour ses bains d'eaux minérales, et d'exécuter ce voyage par terre , ainsi que le disent plaisamment les Napolitains : pour cela, on va en voiture

u'aux Bagnoli, où l'on trouve une

ue sur larpiellc on traverse le

de mer appelé canal de Procida ,

rge de quatre à cinq milleB. Ces

[(Ues vont à voiles et h rames. Ce

[ sur un de ces esquifs que je me

iai au perfide élément qui , à mon

tt, était calme et uni comme une

! , et dans lequel se reflétait le plus

lu clair de lune. Je contemplais ce

riBsant spectacle, et les vers de La-

irtine se présentèrent à ma pensée :

\ par tons les seni les charmes de lu nuit : livrer d'amour ion ombre le convie; dan» le ciel s'éièvc , et te tondait.

ntsoDsleciel toDt repose, ou tout atrae ; tagae en ondnl.iDt vient dormir !ut te bord ; fleur dort lai sa tige et la nature même is le dois de la nuit >e recueille et s'endort.

Au moment où j'étais sous lecbarme de cette délicieuse poésie , l'impétueux scirocco vint changer la scène aussi rapidement qu'un coup de sifllet change celle de l'Opéra : il amoncela des nuages qui tirèrent un rideau sur toute la nature. La pluie survint , la mer fut tourmentée , quelques éclai rs apparaissaient de temps en tem|is , ne laissant tomber sur le tableau que j'avais sous lesyeuxquequelquesrelletsdRluniiùre; deux ou trois voiles blnncliiltrcs se montraient seules aussi itiiprudentcs que nous ; la tourmente fut forte, mais elle ne dura pas , nous aboidAincs au Bourg d'/schia.

Cetteîle(P1.54),laplus grande et la plus considérable de celles qui sont dans le golfe de Naples, s'est longtemps nommée Pylhécuse, nom que les uns font dériver, on ne sait pourquoi, delà quantité de singes qu'elle renfermait, et dont quelques autres attribuent l'ctymologie aux vases de terre dont on y rencontre benucou]> de fabriques, Homère, Pindare et Virgile l'ont nommée Inaiima. Aujourd'hui

•■'TBP'^'

ISCIIIA, et industrieux ; mais ce qui l'a t célèbre, ce sont ses sources

minérales, ses bains chauds et ITCS de sable ; on y trouve onze I d'eau froide et trente -cinq

cbaudes.

s ces détails me furent donnés

Francesco, pour qui j'avais une

de recommandation de notre

I Paolo, et cbez qui j'allai pas-

■ît.

nncesco est une espèce de sau-

ficaîn qui déteste les Francitis,

depuis 1606 . a abandonné Nawr venir s'enterrer vivant dans Ce fut une cliose plaisante que ir me combler de politesses par îsance pour D. Paolo. Il me vie me montrer le lendemain Ks curiosités de l'ile.

ndemain arriva ; alors , suivant

■ de l'hospitalité , il s'apprêta Mnpagner; je crois, au reste, Igré sa misanthropie il n'était bé de faire un peu diversion à Umotooe et triste qri'il a adopnmmeDça par me dissuader de à la ville d'Ischia, me disant i n'y voit plus que les ruines

bàtic dans le moyen-âi^e , et

■ par l'éruption de l'Êpoméc , qui mit toute l'ile en feu penuz mois. J'acquiesçai d'autant ontiers à cet avis, que^ pour îr une ancienne cathédrale, icbé, quelques paysans, et [uantaine de soldats iuvahdes, ait pas la peine de franchir des aussi difficiles, et que, pour rendre, il aurait fallu gravir nent un rocher de lave. Nous niâmes à visiter le Bourg trés- :t bien bAli. Les rues en sont troites et ornées de plusieurs s d'une eau vive qui prend lanst'Épomée : nous montâmes

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