‹ L'ItalieChapitre 31 sur 56 · PROCIDA · texte numérisé non relu

PROCIDA

sur des ânes , et nous et course dans le pays. X)'i^ SLUt pour faire le tour enti'

A notre sortie du Bourg, uOUa *uuei avec intérêt le champ délave de VAnoy formé parl'éruption qui engloutit cette nouvelle Herculanum , et qui est une éminence d'environ cinquante pieds, séparant le Bourg des Bains. Cette lave, après cinq cent trente ans , garde encore son aspect efirayant et triste-, combien de siècles encore pour la rendre à la végétation 1 De ce champ , nous descendîmes dans une plaine qui s'étend de la mer jusques au pied des deux anciens volcans. A gauche est une jolie villa qui appartient au roi, et à droite le Lago d'Ischia , isoié de la mer par un banc de sable de cinquante pieds de large. Avant d'y arriver, nous trouvâmes les Bains qui donnent leur nom â un petithameau situé dans cette plaine , et qui sont alimentés par deux sources très-abondantesd'eaux chaudes.

Nous étions pressés d'arriver aux Etuves de CastigUone , construites immédiatement au-dessus d'ouvertures par oii s'échappe du sein de la terre une vapeur chaude. On y vient prendre des bains de vapeurs dans une fosse à peu près de hauteur d'homme. Dans ces environs sont les ruines de plusieurs grands édifices antiques , de piscines et de réservoirs qui ont appartenu à l'ancienne ville des Ëubéens , détruite par l'éruption de Rotaro.

Poursuivant notre route, nous passâmes par Foria , autre village assez riche, et où nous nous arrêtâmes un peu pour nous reposer. Foria olTre l'image de l'aisance et quelquefois du luxe. Après une demi-heure nous reprimes notre route droit à l'Epomée.

Nous voilà donc sur le faite de cette vaste pyramide dont nous avons fait le tour, es décrivant unespirale des bords

L'ITà i mer jusqu'au point calminant.

sendua de na» paisibles montares, lOn acacliorâte nous rcçoi ( h\a porte AQ ermitage i il nous cooduil par 1 corridor obscur sur une petite ter-

" Bouvcrleet silucpnuljonld'unpré^ ee.Il est impossible d'éprouver une ation plus vive , et une plus ajréasurprise que celle que nous cause mveautt: de la scène qui se présente

' s regards. La montée lon^e, mais luelle de Forin jusqu'au pic , nous I "— p^chésd'apprécier lavéritable m de celle montagne. Notrevue ■asse le territoire de Casamice , Iiia, de Lacco, de Foria, et des

f)elils villages et bameaux semés sur a montagne même. L'ile entière, vue de ce sommet , ressemble h une miniature , et présente les couleurs les plus brillantes et les teintes les plus Larmonieuses. L'crmitaj^e est entièrement taillé dans le roc , û l'exception de la seule façade de la cbnpelle qui est en matonneiic. Le petit sanctuaire conserve sa simplicité primitive, malgré sa renommée de pèlerinage qui y attire toujours un concours très-nombreus. Le paisible habitant de cet an lie mène une vie contemplative dans celte retraite la plus propre à nourrir les sentimeos les plus purs , il y est pour ainsi dire placé entre le ciel cl la terre. Au Heu de descendre en droite lif;nc, nous fîmes le tour du reste de la base de l'Epomée ; peu d'étrani;ers parcourent ce cbemin solitaire cl sauvapc, rempli d'objets propres à fiiirc nuîilier le surcroît de fatigue que peut rauscr cette dernière excursion. Rous devions arriver par-là à Casamice ; mais, pour éviter une descente pénible, nous rebroussâmes cbemin pour voir l'aquéduc, à fleur de terre, qui traverse la pente opposée de l'Epomée et porte les eaux de Buceto au Boufi:. Demi-

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