‹ L'ItalieChapitre 33 sur 56 · PO M · texte numérisé non relu

PO M

«aies eurent des liistorieos dites

npanie, peuplée {lardes géaos, té visitée piir Hercule : a Hei"- :èdeiit les Osques , aux Osques iques et les Pelasses. L;i beauté i , ta fertilité du sol , y appef étrangers, cl la vitillance et ]e des SaumlLcs, qui défciidil^lemps leurs inonlagnes , ne rrèreot pas d'être vaincus par lUis. Ce fut sous cette domiimèmcluDj-lemps ;iprès que It'HerculaDum commcucèrent Ib leur obscurité.

jESt des peuples coiutnc des F les plus lieureux sont ceux le moins ambitieux. Quoic{ue âr Tacite et par Séoèque de lue célèbre, Pompeï occupe Moire une page assez insi- ; figurant peu d.nns les guertttit ravagé ces contrées , à l nom esl-il mentionne dans ea de ses dominateurs, et sa liiefait toute sa célébrité.

ise, sans doute, au nombre qui se soumirent à Annibal , >rt de son néant que dans la >ciale, quatre-vin!^t-onze ans « chrétienne. A cette époque, nt pris et saccadé Stabia , les as , qoi du baut de leurs muirent témoins des scènes de D, avant-coureurs de celles ttendaient, résolurent de se , Connaissant d'ailleurs Sylla, adés que rien ne pourrait )o caractère cruel , et même traité, tel solennel fût-il, inTiolable pour lui , deux sntius, général Samnite, ar- ^orts; à une troisième il fut t perdit la vie. Mats S^lia, tar SCS vues d'ambition , et pas de temps à perdre , n'osa

PEl.

cependant pas mettre les ville. Cicéron parle de I lation de la Campanic penda guerre désastreuse. Quoique parmi ces villes malheureuses, Capoue soit celle qui souHrit le plus, puisqu'elle perdit ses magistrats et une grande partie de ses Itabilans, ne conservant que ceux indispensables k la culture des terres, les autres cités, entre autres Pompeï, conservèrent leurs privilèges.

Pendant sa dictature, Sylla ordonna que Pompeï serait réduite en colonie militaire i il y envoya des troupes sous le commandement de son neveu Pub, Sylla; mais les citoyens, les regardant comme des étrangers, leur refusèrent les droits de cité. Pub. Sylla fut accusé d'avoir suscité et ioroentédes troubles.

Cicéron le défendit, et nous apprend que cette cause fut portée devant le dictateur lui même.

En parlant des villes qui entourent le Vésuve , Vilruve les nomme municipes 1 d'où nous conjecturons que sous Auguste Pompei fut une république régie par ses propres lots. On conclut , d'une inscription trouvée dans un théâtre, que vers la fin du règne de cet empereur, elle devint tout-à-fait sujette du gouvernement romain, et entièrement administrée comme ses autres colonies.

Néron en augmenta les babitans, et en peu de temps la ville devint belle et populeuse. Elle était située à l'embouchure du Sarnus, aujourd'hui le Sarno^ qui coule plus loin. 11 est même possible que son nom lui vînt de cette position, car ses deux syllabes, en cbaldécn et en hébreu, veulent dire bord de l'embouchure.

Pompeï pouvait avoir deux milles ou une lieue de tour, et ses murs furent battus par la mer, aujourd'hui rcpoiissée à plus d'un mille par la

lave et les cendres du Vésuve. Tite* Live et Floros pailent de son portj qui était magnifique, et propre à recevoir une armée ns^vale. P. Cornélius y vint avec ses vaisseaux. Cette ville fut le centre du commerce de Nola | de Nuceria et d'Atellai villes fameuses dans ces temps-là , et c'est ce qui la rendit riche et opulente. Plusieurs il^ lustres Romains y eurent des maisons de plaisance, entre autres Cicéron, qui en pltrle dans ses lettres à Atticus.

Tacite la nomme deux fois : la pre* mière, pour raconter une rixe qui eut lieu entre ses habitans et ceux de Nuceria, à l'occasion d'un spectacle de gladiateurs donné dans l'amphithéâtre par Liveneius Régulus, sénateur dégradé, et où assistaient les habitans des villes voisines. « Des plaisanteries, dit41, oil en vint aux injures, et des injures aux coups , il y eut du sang répandu; les Pompeïens furent vainqueurs i et ceux de Nuceria portèrent leurs plaintes à Rome, implorant la justice de l'empereur, Néron en référa au sénat , qui , sur le rapport des consuls, (Nrdonna l'interdiction pendant dix années de ces spectacles à Pompeï , et l'exil de Régulus , cause première du trouUe dans lequel il avait pris une part trës-active. »

La seconde fois , c'est pour parler du tremblement de terre de l'année 63.

Sénèque le rapporte aussi , et il ajoute que non-seulement Pompeï et Herculanum,mais encore beaucoup d'autres villes de la Gampanie en souffrirent plus ou moins. Ce tremblement de terre avait déjà détruit une basilique dans le Forum, lorsque Féruplion de 79 vint tout engloutir sous des cendres et sous un amas de pierres p(mces, accompagnée d'un déluge d'eaux bouillantes.

Lanatores'esiréellemenlplueàdoter

ces cwtréei des beautés lu | chanteresses ^ mais elles les mêlées aux plus ef&oyables hc soit que ncius nous reportions tions des poëtes qui les ont d soit que nous lisions les réfi froids et conséquemmeiit plui chant de la vérité , des historié nous vantent l'Italie » et dans c tie de l'Europe , la Campante le pays des dieux»

« Le plus beau morceau, bu ment deTItalie, mais de la I la Gampanie. Rien de plus SU le ciel que son climat, où de temps se succèdent tour à too Florus.

Déchiré par de continuels \ mens de terre, dévasté par do de feu^ ou recouvert par des ] cendres , ee pays a vu dispan cités; ee qui doit étonner^ i toiyours de nouveaux habita fouler un tel sol. Mais jel regards sur des régions ou fléaux existent encore plus h par Tâpreté et Fexcessive ri( climat le plus affreux, où de de feu rompent seules Tunifoi neiges , où des fleuves d'eau b coulent sur un terrain glacé »

étonnement cessera. D'aiUeui Bons-nous que lorsque la bai gnait seule sur l'Europe dégr coin de terre vit renattre les arl la littérature vint se réchauflb leil du midi. U Geiut donc qu'il \ attrait qui l'emporte sur la cet attrait est celui, sans de présente ta fertilité de ces can et cette disposition da l'homme qui lui fidl d'un danger qui dVw|>||piM Pompeï a été bA ' venant du Vési les alarmes 4fÊ

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!• diitaos du Vésure, quellei Itrc les aojioissts de ceux de et d'Hercolanum, si près du i êcèael V est ;i présumer que i ne furent pas cut^loutis par ta de lave, furent atteints par UB de matières roleauiuues , ■ dans leur fuite veis Inmer, i|oe espoir. La plus }^rosse Mirée il Stabia u'excédiiit pas l'une once, tandis ({u'Ii Pompeï ^tivé de huit livres et plus, et to> crânes brisés.

VÎDt au secours de ces villes , IpR de leur sort avec la plus Wllicitude; it désifjna ceux IS persoonat^es ronsulairesqui Je soin desoulai^erla Campa- Il sfiecta les biens de ceux qui Jfiri sans héritiers au rétablis- Im édiSces ; il accorda ta re- I laXes; enfin, il apporta tous l^meos qu'es igeiii en t les cir- M , encourageant personncllen qui étaient du ns le désespoir; Dt il ne paraît pas que les 1 aient fait le moindre eilort Player leurs murs et les relever.

robable qu'ils se bornèrent h ce qu'ils avaient de plus pré-

nïon généralement répandue, B doit la première idée de ce de ces deui villes souterraiprioce d'Elbëuf, de la mai- Lorraine, envoyé en 1706 ; d'une armée impériale conlippe V- Marié en 1718 à du prince de la Salsa, ctdé- I fixer à Naples , il se déterfaire bâtir une maison à et, détirant l'orner à la ma- M anciens, il acheta quelques X rares trouTés par un cullit un puits dans les ■ ^'^> il passa à l'acqui-

sition du terrain , qu'il ij20.Ce travail lui proc nouveaux marbres en ai» ucs

débrisde colonnes el deux s ta tuesu r« cu)e et de CléopÀtre. Poursuivant li recherches, les travailleurs re trèrent un temple circulaire Tîn^t- quatre colonnes d'albâtre, à > Extérieur, et pareil nombre à l'intérieur, et sept nouvelles statues grecques, dont le prince fit présent au prince Eugène de Savoie. A celte découverte succéda celle d'une grande quantité de marbres d'Afrique très-précieui. Ces ricliesses, enagérées parla renommée, ouvrirent las ycu\ au irouvernement napolitain, qui ordonua de sus|)eudre et de cesser les excavations,

Son Carlos, prince des Asturies, devenu roi de JVaples sous le nom de Charles 111 , faisant bâtir le palais de Portici , se décida à faire poursuivre avec activité les fouilles commencées par le prince d'Elheuf, dont il acheta la maison. Le succès dé]iassade beaucoup son attente ; la terre ayant été, par ses ordres, creusée j usques àquatrevini^tspiedsde profondeur, on découvrit enfin une ville entière abîmée sous Portic) et Résina, villages à six milles de Ffaples, entre le Vésuve et la mer. On n'eut plus alors aucun doute que ce ne îniHerculanton. Les excavations ayant été poussées plus avant, on en relira tant d'antiquités de toute espèce, que dans l'espace de six ou sept ans elles ont formé au roi des Deux-Siciles un musée unique , et dont chaque objet est d'un grand prix. On découvrit un temple de Jupiter où était une statue qui paraissait d'or.

Le fléau qui a détruit ces villes, en enfouissant et recouvrant de terre et de cendres tous les trésors qui pouvaient y être renfermés, a du moins mis a l'abri de la barbarie des hommes

L'ITA

iêBt pal btMMOilp les oroiséet ; le i coflMBVttémMt U jour venait par parle ( mw enfin | ohei les patri<« çêm^i il y «rait de très-belles glaces aux fenétree, aussi transparentes que notre Terre de Bebéme , et les carreaux étaiifnt joints aveedes listels de bronze de bien mmlleur goût que nos traver-

» Un voyageur de beaucoup d'esprit et de talent, qui a publié des lettres sur la Morte, et un grand nombre d'autres voyageurs , trouvent extraordinaire que les constructions modernes de l'Orient soient absolument semblables à celles de Pompeï. Avec un pende réflexion cette ressemblance paraîtrait toute naturelle. Tous les arts nous viennent de l'Orient ; c'est ce qu'im ne saurait trop répéter aux hommei qui ont le désir d'étudier et

de a'édairer.

» PompeY a passé vingt siècles dans les entrailles de la terre ; les nations ont passé sur son sol ; ses monumens sont restés debout, et tous ses ornemcDs intacts »» Un contemporain d'Auguste, s'il revenait , pourrait dire : « Salut , 6 ma patrie! ma demeure est » la seule sur la terre qui ait conservé » sa forme, et jusqu'aux moindres ob- » jets de mes aiïections. Voici ma cou- » che; voici mes auteurs favoris. Mes » peintures sont encore aussi fraîches » qu'au jour où un artiste ingénieux » en orna ma demeure. Parcourons la » ville, allons au théâtre : je reconnais » la place où , pour la première fois , * j'applaudis aux belles scènes de Te- » ronce et à' Euripide.

» Rome n'est qu'un vaste musée; » Ponipei est une antiquité \n\^antc. »

itiques de Nnplcs; je parcours usons, j'appelle â jiatite voi:

K seule Ju Lnzzarone qui ntc ide,oubieQ celle d'un ami qui ma langue, merépon<i. Je suis ne ville déserte, les lombeaux osïèdeot leurs babilaos.

fille de Pompet, JitM.de Chaud, située h peu près à quailles au sud-est de Kaplcs , élait n partie sur UDeéminence qui

plai

: fertile

POMPEI.

ï larîe , je puis supposer que ce et comme oq les trouve, de remettre |ue momen tan é ment. Hélas! des toits, des plaToods, des planchers le coulera plus, personne ne et des tenétres, pour empêcher la dén au devant de moi! Des bou- gradation des peintures et des murs; sont ouvertes, et me rappellent de relever l'ancienne enceinte delà , d'enclore les portes, enfin d*y établir une i^arde de soldats avec quelques savans versés dans les arts. Ne rait-cc pas là le plus merveilleux Musée de la terre? Une ville romaine conservée tout entière, comme si ses babitans venaient d'en sortir un quart d'heure auparavant. •

La reine Caroline Murât avait eu l'envie de réaliser cette idée en laissant à Pompeï tout ce qu'on y trouvait, et chaque objet à sa place ; elle voulait miJme peupler cette ville d'habitans auxquels, pour première condition, on aurait assii^né un costume grec dans toute sn ]i'impe, et qui en auraient été les custodes. On lui fit comprendre que lit le moyen de détruire en peu d anoéc-s ce que les siècles avaient respecté; en outre, qu'il serait difficile de faire un chois d'bommes assez intègres pour leur confier les richesses immenses que renferme Pompeï. Ed eOct , quelle religion, quelle morale n'eût-il pas fallu pour se contenter du strict nécessaire, entouré d'objets dont le moindre est d'un si haut prix ! Voici quelques observations faites par M. Tajlor ,dans une lettre à Char- 3 Nodier :

n On a beaucoup écrit sur Pompeï, et l'on s'est souvent é^aré. Par exem* pie, un savant, nommé Martorelli, fut employé , ])endant deux années , à faire un mémoire énorme pour prouver que les Anciens n'avaient pas connu le verre de vitre, et quinze jours après la publication de son in-folio on découvrit ; maison où il y avait des vitres à toutes les fenêtres. H est cependant dans l'endroit où on les trouve juste de dire que les Anciens n'ai -

nsidérablemeot accrue par l'imjoanti tédc matières volcaniques Vésuve l'a recouverte. Les mu- Ae la ville et les murs de ces I ont retenu dansliur enceinte les matières que le volcan y ■it, et empêché les pluies de porter ; de sorte que l'étendue constructions est trés-distinctelarquce par le monticule qu'ont 'amas des pierres ponces et l'acition graduelle de terres végéui le couvrent.

minence sur laquelle Pompeï fut loit avoir été formée à une épo- -ès-reculéc ; elle est composée duits volcaniques vomis par le

parcourant celte cité des morts, éc me poursuivait. A mesure >n déchausse quelque édifice à î, on enlève ce que donne 1 , ustensiles de ména^'C, instrude divers métiers , meubles , ■ , manuscrits , etc. , et l'on eue tout au Musée Portici. 11 y , selon moi, quelque chose de h faire : ce serait de laisser les

fi8

tableau. Comme on n'a pas trouvé un grand nombre de squelettes , il est probable que les babitans, instinctivement avertis dé leur danger, coururent sans perte de temps ; soit h la'rivièré soit à la mer,' et là, montant^tts des barques , fte mirent à Tabri • du danger^ Quatrevingt- dix-- sept •isfsùes 'durent ' être à peine -: suffisantes ' pour ' (tonnéV ' à vingt ' mille personnes , qii-ùn sup'posc ' afvoir été rassemblées • en ce iieu, le temps ' .dé s'enfuir. ' Pline Tanden ; se dirigeant. vers Stabia, aperçut sur la mër une' immense quantité de chaloupés s'éloi^ant de la côte; et c'est é|i:i'en approchant, pousse, soit par la CiiribsUëV soit' par l'espoir de leur porter, seeùdrs ,' qu'il 'trouva * la 'mort; I>'après qu^ques aruteùrs, on n'aurait reCrduvécdans' Faùipbi théâtre que 'les siqûeléties d^huit lionis'ét d'un homme letif .conducteur;' d après d'autres 'on «t'aurait rien' trouvé. Mais le chanoine lArio-poctéà ciliq: le' nombre des sque^ leûés lAunains. On trouva aussi deux aaxieaûx dont un en or, portion d'une ch]»tne et quelques pièces de mohnsfiW.

*' Aptes avoir visité l'amphithéâtre^ ncfus allâmes, parcourir la ville. L'abbé nous fit: diriger du côté d'un carrefour k êâ.té-.de la voie Domitienner(Pl.'56'): J[ai a ma droite -la maison de Pansa ^ en .facç unçribnlaioe, .et la maison dé Eoiitunoio ; .a gauche ime pharmacie; moi| œil pouvait ^tôut embfasser à la fbis;^^ et m^e 'saisir ' les détails intévîeiirs. (N°: l'i , '£a,^ i3 .dii plan. ) : 11 est foirt -peu de!ruefi dans Pompeï qidi ne' 9oient *^orhées dé fontaines ; elles étaient alim entées -par.dcs canaux qui, apportant l'eaii des points les plus éloignés dé.laViUe,la distribuaient dans les. rues, dans les édifices ptiblics et dans les maisons particulières. Doùvenaient ces eaux? Il n'est pas probable qu'elles fussent fournies par le Samus,

dont le niveau est plus basque encore moins que ce fût un ton les fournit; mais on peut en c'était où ac{uéduc commençs hautes mOntaîgnes de Stabia.

naux dans 'la ville étaient en b rié , en terre et quelquefois en

Cette fontaine consiste en v cttrré, dans lequel l'eau tomlm pelit canal qui traversait uni pierre ', placée -' an « dessus ; décorée' d'un bas relief gi nient sculpté, représentant enlevant dans ses serrés un liSi singe. On a retrouvé ce lypeï médaille d'Agrigente. ' Ce suji à quelques auteurs être allégo signifier la vengeance divine s'exercer contre ceux qui déti ou pollueraient cette fontaine, pî^emière' nécessité. Immédi derrière là fontaine est, à ce qn' mdl oinopoUum ou thermopob véme où l'on vendait des chaudes, désignée sous le non irrite de Fortunata , à cause i scription qu'on y a trouvée pi nom. On y voit un petit n pierre; dans le fond de ce mass:

pierre un peu plus haute qi été la place du brasier et du tiiiée h conserver chaudes les 1 Ce brasier et le massif ou comp revêtus en marbre , et il est à j; que les coupes et les verres ] rangés en ordre , et formaient :

décoration, en même temps qu faisaienC au désir des buveur!

Plusieurs de ces boissons prises comme digestifs, queh très comme irritans , et pour i rer'des vomissemens. Plant souvent d'ivrognes ceux qui i taient ces maisons. Les <é[ avaient souvent reooars à oes h et y itcUius y tnnmt de grarn

POMPE.l.

il es.

1 se ménageanL à leur aide la s manger toute la nuit.

massif de cette boutique, tr ceux de beaucoup d'autres >liuin , on remarque l'em- .es tasses, dont la liqueur a coraarbre, ce qui ferait supposer t»>niposait avec du miel, pensé qaele geore de commerce Eaisail dans quelques maisons âgné par des figures qui sont

OD sculptées surle mur cxté- :*est ce qui a fait prendre pour irmacie la boutique où l'oaa une peinture représentant un

dévorant une pomme de pin.

sut-être n'indiquait-on ainsi que ! soua la protection duquel la Etait placée, et ici ne faudrait-i' ^one allégorie- Le serpent est me de la prudence et de la pré- S, et la pomme de pin celui de t; ce qui signifierait que ces BTtus font triompher de la mort les éloignent le termeerpent était aussi pi

Le centre de celleproprement dite , clli

our les Anme image de bon augure ; aussi lye-t-on bon nombre sculptés 5 murs ; dans cette boutique beaucoup de vases , des médicaesséchés, une grande quantité de ques ou tablettes rondes, des pii un beau candélabre en bronze.

lant me faire connaître ladistriintérieure d'un édifice ancien, et il choisir parmi tant de maisons , me conseille de commencer par B Pansa comme une des pi usbelles isi des plus complètes. Ilim'acgne et m'explique tout dans le Tan 1 détail.

la gaucbe de la voie Domitienne, :e de l'édifice des bains publics, cette maison , complètement , entre quatre rues. Les An- DOmmaient ces massifs initt/(c,

par des boutiques, dont I; .^ rap-

portait beaucoup au proprieuiire.

Le commerre cbeï les Romains était considéré comme une occupation dégradante, surtout s'il n'était pas exercé en grand. Ils y employaient donc leurs esclaves ou d'autres merceniûres , à qui ils donnaient un logement chez eux ; d'autres fois ils louaient ces appartemens à des gens qui étaient alors désignés par le nom d'inquilinus. Un esclave avait la surintendance de ces locations et en recevait le montant, on le nommait insulaire; quelquefois encore cet esclave vendait pour leur compte le superflu de la récolte, on l l'appelait alors ilispcrisator.

C'est ce qui se fait encore d.ins plusieurs grandes villes d'Italie, où beaucoup de grands seigneurs occupent les plus beaux ap])artemens de leur palais et louent les étages inférieurs. A Florence même chaque noble propriétaire fait vendre en détail son vin et son buile.

Ainsi avait fait Pansa. Il occupait le centre j et avait loué les appartemens e.\téneurs h un boulanger ou à d'autres petits commerçans, pour le trafic desquels ces boutiques étaient parfaitement a<laptées.

Posticnluin lioc recepit, cam aslei Tendidit.

Il garda ce réduit en Tendant sa maison. ,

Dans Salluste, Catilina appelle Cicéron ciwis inquiUnus , lui reprochant de donner ses maisons en location, et d'en tirer parti comme un entrepreneur.

L'on voit encore près de l'amphithéâtre un écriteau par lequel Julia Félix, fille de Spurnius, riche propriétaire, oQreàbnil pour six ans un vaste

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■ît

édifice contenant un bain, un i^nereimij toujours voisin de ce dernier, et neuf cents boutiques avec leurs dépendances.

Le luxé de nos magasins à la mode existait dans œs boutiques qui formaient presqiâe toujours le devant des habitations. Leur pavé était en mosaïque. Elles avaient ausi leur musée en plein vent. tJnbœufétait peint sur la boutique d'mi boucher , et le groupe' des vendangeurs, représenté sur celle d'un marchand de vin , a été imité pai^ le Poussin.

Lesn*".!, 2et3.(P1.57J sont des boutiques où Ton a trouvé lescouleurs nécessaires à la peinture à fresque. Il paratt, par des restes d'escaliers qui sont sur un des côtés, que ces boutiques çon^nuoiquaient à l'étage supérieur; on y retrouve ces mêmes murs peu élevés, sur lesquels on mettait les jarres d'huiles ou les autres marchandises. La première a une fenêtre et tient à. une cour de plein pied par laquelle on pénètre dans l'intérieur.

De4 à i4 sont autant de boutiques, parmi lesquelles le n<». 6 , qui communiquait avec l'intérieur, aurait été celle où se tenait l'esclave chargé par Pansa de vendre sea^depré^ç, dispensator. ,

hes noi. i5 à ig présenteht la bour

tique d'un boulanger, le n"". 1 5 était celle où se détaillait le pain ; le n». i6 était le pistrinunf, où est indiqué le nombre deê modiins à grain et la place qu'ils occupaient i, tout à côté était un magasin de boiê n*.i>;et le iburn<'.i8; sur un des panneatix de ce four on lit cette inscription en rouge :

Hic habitat félicitas.

Ici habite la félicite.

et on voit un Phallus sculpté enbas-re-' lief. C'estremblèmed'unboulanger,qui :

servaitaussid'amulettechezlesanciens,

pour cmijurer certàiiil^ %nl M. Arditi a pensé que ce Mg] l'avait plaeë là 60i9BB»epHl i d'assurance. >

Dans len"*. ao était u^flja^uSl nant et dépendant du n^. p.

Le n*. ai semble avo^ ran quartier à part ; deux des ^^laiatK des fenêtres sur la rue qm oom forum, situé ducÀté du midi. Un d'entrée ouvre sur la rde: et n munique pas avec Tinténëur.!

très boutiques conrisfent en i plusieurs chambres avec desn qui les élèvent au-dessus 4u sol d'elles s,çuiiemexit a unet:bj|^un iqténeur. ^ ^

L'entrée principale de; la. ] n"*. aaf^s.tqip^ededeàxf^làjltres^ corinthien; à côté d^un de 4aei pi on a trouvé l'ijascri ntipn ravrant

Pansawi traéni nukçiii iwHp^-*

>^- .... * ifc^ *

Elle fait présumep qjnaJPàfU le mattre, et^ Paria^jaAl|dra clave chargé 'de Jb'^te àgpi, I tique ^oni nous av^ns j^ai|é ; c Paratus était<^il le ^rt^pt^taini maison, et Pansk st»i pftr^ à \

Entre les deux pili^t^Ààitia extérieure etiL4iaiM39«'t!i|tr^ passage celle jj^térifure, Ip^t^â d'airain. D'apinhl .<m..nè|^m«j portes de^ eosm.s^kkis ner defft|ttit s' qu'en dedans. Ijc seul Ii^os Publicola obtint , par un dfcret nat, le |>rivil4ge de fairf:oit?] siennes sur la ïue. .^

Macrohe et Auluffelle donn nom de vestibule à Q^le portiei maison, située «Bti^ l'entîfiée et mière cour ; niaitf SeiiiWi^t Q Gallua veulent que MiMH tlM tioA en dehors de Jb pendant ti'est pal

D'après Macrobt) i^fp

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/■/.,„ ./^ la «,.,..',',• ./r r.XKM

B presque toujours orné de , et dont le pavé Otait recoune matière colorée ; ce pavé u marbre blanc. Cette entrée le protbyrum.

TOJOD3 ici les effets de la sutn des pajens. Un clou arraché pulcre et enfoncé dans un des de la porte était supposé tontesIesTisioDS elles spectres t, appelés larves^ ou bien des &• alistiqnes ou magiques tracées r préserraient les propriétaires nteda feu. Un esclave se tenait Mtibnle, et j remplissait l'office r, ostmriiu. Quelques uns veucet esclave fût encbatué avec I ; mais cette assertion parait tiable; quelquefois un chien sdait l'entrée de la porte; dans maisons on se contentait de re SUT la muraille avec cette m, cave canemt prenez ^arde • . Suétone indique cette antttume. Sur le seuil était écrit jue SALVE, salut.

iC décrivant la maison de Tri- , appelle ce passage aditum.

\o (bbat

POMPEI.

La petite chambre n°. ag, la près de la porte, était la celluia de portier, cœlla ostiarii.

Dans le vestibule, les cliens ffm rang inférieur attendaient le bon fin* sir du patron, tandis que ceux d'Mrl rang plus élevé et les amis du miHl^ passaient de suite dans Vatriam on cùi'œdium , qui était un carré Iodj ^ la cortile de Florence et Ab fimne. JJa cavsdiuDi de la maison de Pailsa était

qu'au-dessus du chien, peint [raille avec cette même inscripit une pie h laquelle on avait à prononcer le mot salve, en nps que contre la porte était L avis, menaçantde cent coups celui qui en franchirait le s permission.

epalais d' Alcinoiis, ces chiens 'or ou d'argent. Nous voyons 18 sur les portes de Mjcènes , s des temples égyptiens, en6n s anciens ne les ont point ountrée des régioiis infernales.

Les indraitlea stnit omM d'ara-t besques. Il est entouré d'une râUgJë de petites chambres séparées , disposées coinme let croies â'nH £latûe, et généralfcmeiit moibs grande*, ffiké sont sans fenêtres, iie rCcetânt de jdttr que -par la porte d'entrée. Ces chdfil^ bres, B^. 35 & 99, sont, destidéta atiit esclaves et à la domesticité; *

C'est Bttr le seuil de l'àtHdtti; iM non sur c«âai de la {ftémièté éiMé'î qu'est étrHt le mot sàtt^.Xi lâiU^ ayant deux vestibuleft, on l'a placé à l'entrée la plus noble. Ce mot indiquait que l'on serait le bien-tenu. L'architecture et la distribution dé cette maison, les omemens, les fresques, tout indique l'opulence ; elle appartenait à l'un des premiers citoyens de la ville; le marbre s'y voit de toute part.

Dans le centre est l'impluvium, n". 3o, ou réservoir pour l'eau de la pluie, qui y tombait par des canaux et allait ensuite se rendre dans tine citerne, quelquefois contiguS, d'autres fois placée au-dessous. Cette eau Ber^ vait pour les usages domestiques. Un petit seau avec sa corde était attaché à un puits. Le pavé de l'atrium est en mosaïque et en carreaux de marbre.

Servius dît que dansl'atrium étaient les autels des dieux. Nous voyons, n". 3i, un petit piédestal destiné à recevoir ttné Statue.

L'ITA

j ieût ensuite le tabllDum, n". 3a,

I sépare Intrium des apparleniens

;8 intérieurs. Un rideau, aulcutn,

iblable h celui d'un théâtre , en fer^

me l'entrée du côté opposé à ratrium.

On l'ouTrait lorsqu'on voulait joui/ de

la Tue du péristyle. En été, ce tiibli-

num servait de salle à manger.

InUrea xnspenM graves aalea ruinas

In pïtiium fecére , trahentia pulvetis atri.

HoB. lit. II. ia(. 8.» 54.

GotBBM il pariait, dn «ein d'un nnage de pondte, Atcc an brait pareil an fracai da k foudre , La dait qw noai coBTraît Tint a tomber tôt non*. Tmd. dt Duu.

Xtana 1m maiiODi des grands , cette •aile roofermait les documens et les titras de distinctioa, les arbres géoéalogitiuas, les inscriptions commémoratÏTes des actes poblics et des magistratUMS, les tropbées, les bustes, les statues des ancêtres , en marbre , en cira ou en bronze, les tableaux et les portnùts; le tout en si grande pronisioD, qoe sooTent le tablinum en était rempli , de même que la salle contiguë n°. 33 , appelée pinacotheca par les Anciens, et que nous nommons bibliothèque. D'autres commentateurs y placent l'exèdre. Ces salles étant celles dans lesquelles le public avait un libre accès, on y déployait la plus riche m.ignilicence, pour donner auK élnmf^crs l'idée la plus favorable île l'opulence et de la puissance du propriétaire.

En avant de ce tablinum étaient les ate, n". 34' 35, ou chambres entoueées de trois rangs de sièges , et ressemblant aux galeries des maisons turques avec leurs divans : le pavé est de mosaïque. D'après Vitruve, ces alœ étaient bâties dans les proportions d'un septième de la longueur de l'atrium.

Jusqu'ici nous n'avons vu que la partie fréquentée par le public , qui ne pénétrait pas dans l'intérieur. Dans les

venait en été prendre $eft repas et goûter toutes les jouissances du luxe.

Une eau jaillissante remplissait des fontaines de marbre, et, s'écbappant par des canaux eu bronze, serpentait en ruisseaux le long des coucbes de fleurs. Des bancs rustiques, des statues , 4es autels consacrés à Flore , à Pan, à Pomone , et aux autres divinités des jardins, ajoutaient aux cbarmes de ce lieu. Devant la maison , une galerie couverte , nommée pergola , soutenue par des colonnes couvertes de vignes grimpantes , s étend le long de la façade* C'est là que la famille, les jours de mauvais temps , venait jouir de la vue de cette promenade, et du parfum des fleurs. Une petite cbambre, n!^. 4? 9 ouvrant sur cette galerie, était gamiede litsderepos queron destinait aux amis.

Prés du passage, n°. 4^, qui conduit au jardin, est une seconde cour assez grande, n*. 4^9 communiquant à Tintérieur, et qui donne accès danslacui<»

sine, n^. 49 9 dans laquelle on entre aussi par une seconde porte sous le péristyle; elle renfermait beaucoup d'ustensiles en poterie et en bronze ; les fourneaux élevés avaient encore de la cendre. Sur les murs sont, d'un côté, deux serpens énormes protégeant l'autel consacré à Fornax, et le^ sacrifices qui s'y consommaient ; de l'autre des attributs du lieu ; un jambon , un lièvre , un verrat , des poissons , des tranches de chair et une hure, Contigufi à la cuisine est une autre chambre, n*". 5o, de même dimension, garnie d'un petit banc pour les jarres d'huile , et à un angle une table pour faire le pain que beaucoup d'habitans faisaient pétrircheseuxtDans un espace étroit se trouve indiqué un escalier conduisant au-dessus, probablement à Vi^'ga^ulum , ou chambre des esclaves, qui ouvrait sur la rue.

Toute la partie n"** 5 1 aambli constitué une portion distincte maison , et communiqué avec la r une porte particulière ; c'était pro ment celle où se tenait l'esdave < par Pansa de vendre ses denrées, les objets qu'on y a trouvés , il ] quatre squelettes de femmes, juger par leurs boucles d'oreilles on y a pris un candélabre, deux une jolie tête de faune en marb bracelets en or, des anneaui ' leurs pierres gravées , trente-dei ces de monnaie d'argent, et bea d'autres objets.

Telle est la distribution des i temens inférieurs de cette întén maison. On ne peut former qi conjectures sur celles des chanibi périeures , dont les principales d avoir été affectées au ginécée, < parlement des femmes. Les qu'on y a ramassés confirmeni cette opinion. Us consistent en lets , boucles d'oreilles , colliers , nés, cordons, épingles d'or ou d'à petits pots de parfumerie , cute^ ciseaux , étuis , et jusques à de verres remplis d'un onguent roo

Toutes les rues qui environn maison sont , de même que le re la ville, pavées en pierre du Y^ les trottoirs sont élevés d'une nière irréguliàre, pour ne pas di commode. Il est ^ observer qua n'avons pas trouvé un seuï endr une seule place où il fût possil faire du feu , ni rien même qui quât comment la maison pouvai chauffée. Pas même de poêles o\ tuves. On se servait, habilité, debrasiire»^ trouve encore partie basse de 1 sières on met le

luporte d'appartemcDs en apens.

i encore ta miiison de Punsa ) , mais telle qu'elle cinit avant Vésuve l'eût détruite; lidcc est à un arclùtectc distiof^ué de ■«vivre cette maison , une des AlesdePompeï, dans un tableau fetraure chez le duc. La pein- I a fait un des plus jolis et des téressnns sujets, en en retraçant % détails d'élêyance et de luxe.

Wqoe à cette somptueuse lia.

l que la présence du maître, it attristé de voir la solitude de M^C) l'abaDdon de res ijaleries c où le froid de la mort rèf^ne 0as ! la beauté, la jeunesse, ne Ifmt plus ! Cette maisou est dele domaine d'une reli^^ieuse (te tristesse que le voyageur , 4U souvenir de la famille de

saison de Pansa, que nous nsité« avec la plus minulieusc O, et dans touB ses détails, lion employé notre journée.

Tînmes à Portici , ayant besoin ques heures de repos. La duen avait ordonné autrement.

D était éclairé avec un luxe qui tait une brillante réunion pour

eurs voitures brillantes nous mt tout le monde élégant lici. Noas eûmes un moment l^touard et moi , de nous sou»- I cette fête; mais, outre que : pu déplaire aux maîtres de la , nous n'étions pas fàcbés de talon composé de plusieurs faqui passent pour la meilleure de Naples. Je fus enchanté de 1 que nous firent les dames nanés. Ce fut pour moi une sur- {réable^r.pq nous avait dit que

l'on n'est quelque chose dans ce pays que lorsqu'on est parvenu h exciter la curiosité, et que la position d'un étranger débutant dans un salon italien y élait fort désairréable Les

jeunes femmes causent avec l'homme qu'elles préfèrent; les vieilles jouent) le malheureux étranger est donc réduit à la société des maris, qui se tiennent au milieu du salon, cherchant à masquer, par quelqu'appareoce de conversation , les coups d'ceil qu'ils échangent de loin en loin avec la femme qu'ils aiment. Ici l'esprit français , c'est-ii-dire l'esprit brillant, n'est paa apprécié; on demande le honhcurnux émotions et non aux mots piquans, et les yeux se chargent de la partie éloquente du discours... Il est vrai qu'ils s'en acquittent admirablement.

J'ai vu ce soir une jeune fille , dont les yeux peignaient l'amour tendre et heureux , avec une énergie que je n'avais j.imaisvue.On me l'avait vantéeautant pour sjibMuléquepourson esprit. Elle n'a pasdit un seul mot qui pût être entendu du cercle , mais elle a parlé tonte la soirée à l'heureux objet de son culte.

Que de génie dans la mélancolique expression de son regard! Si l'on voulait peindre l'amabilité parfaite sans l'ombre deralTectation, donner une figure k l'esprit, on copierait sans doute ses traits. Elle et une jeune femme qui a perdu un ami qu'elle adorait, m'ont occupé toute la soirée. Je ne saurait exprimer le mélange de ravissemrat et de peine que j'éprouvai en fixant met regards surcelle dernière. L'expression angélique, la finesse , si calme de ses traits, cette tête, qui aurait tant de bonté , d'élévation , si elle pensait à vous , ne rêve qu'un bonheur absent , ou, pour mieux dire, un bonheur perdu sans retour; c'est une tombe qu

L'ITAI

'ape! La coupe de sod front, l'en- ^nt des ycui!, en font le type de té. Cette jeune femmf si tcn- [re , dont une passion brûlante et malleureuse a détruit l'existence i a conervé une apparence de pureté qui paerait une jeune fille. Jetais tellement lubjugué, qu'il nie semblait que j'auais volonliers donné la moitié dema ie pour consoler la 8ieDae.....Ellese era la première, et j'avoue que lors- [uela porte paroït elle s'échappa se fut «fermée sur elle , rien au monde n'eût >a me décider à rester un quart d'heure le plus. Je me retirai chez moi , où je lassai noe partie de la nuit avec mes lOuvenirB du soir.

Le lendemain Edouard me dit que '» soirée avait été terminée par une improvisation que je regrettai.

I' Nous nous sentions trop fatigués pouir retourner •! Pompeï le jour suivant. Le duc nous engagea k parcourir, dans cette journée de repos, une jolie crilection de dessins , dont il a enrichi un album qu'il mit à notre disposition, et dans lequel j'ai copié ceux qui ra ont paru les plus intéressans.

La charmante Cjjure n". i (PI. 5i)), est une danseuse , qui , avec les mouvumens les plus voluptueux, découvre une partie de son corps ; elle est enveloppée dans une tunique coulei

pail

, doublée en bleu, d'une étoile

légère et souple, qui voltige avec elle, et laisse deviner des fornies gracieuses. Quel talent dans ce peintre, qui a su donner une telle apparence de vie!

L'ceily saisit un mouvement de respiration. L'illusion estcomph":! c. L'espèce de tunique don telle est revêtue, et qui parait d'une seule pièce, était appelée par les Anciens j/ï(iV/ei , ou palium.

Vn rang de perles est mêlé à ses cheveux, du plus beau blond; on croit qu'elle représentait Vénus.

POMPEI.

des Gcëoes de dé- quire&tlesccDUarea, qui

it toujoi

dont i) est inipossilile de ici les détails j mais que lima- . peut aisément deviner, en ré> int à l'efiet que devaient pro- ;s femmes parées de toute lenr m dans un moment où le vin iuufle toutes les têtes , et ve- >re ajouter au prestige.

jre n°. 7 est revétued'une tuniaae bleue qui , par sa transpa.

isse deviner les formes les plus :s. ElUe porte une bol te d'or, où Wrnés des souvenirs d'amour; pensive semble rêver de nou- «Juctions; puis, confiante en mes, avec quelle grlce elle s de sa robe aérienne ! Quelle e style , que de poésie dans la le ses bras!

leur de coloris, élégance de charme dans la pose et dans ion de la figure, tout dis- : dessin n". 8. L'ample robe qui Te était le costumedes femmes

profession; comédiennes ou ;s, toutes portaient la robe . L'Arioste vante le suave de ne qui voile sans cacher.

□ crûul léger des roses et iIcs lis.

lit danseuses ont été trouvées à dans une des premières fouil- 10 est un centaure.

rtliolo^ic nous apprend que le sione fut commis à la suiveils nymphes, qui le gardèrent er sur le moût Pelé en Tliessaiflbrmité de son corps et les via caractère ayant éloii^né de lui s nymphes, il s'unit aux cavales «aient dans les vertes praicette union monstrueuse na-

perdant de leur videtue ori<^ine , se livrèrent à tous les élans de leur brutale nature. Cachés sous les rives des fleu vea, ils enlevaient les nymphes qm venaient s'y baigner, pois se livraient avec elles à tous les emportemens.

Celui-ci vieat de ravir ime bacchante qui dissimule pon ressentiment et ]e persuade de lui abandonner ses mains , elle s'en empare^ les attache fortement^ puis, le saisissant aux cheveux, die parvient h lui échapper , après l'avoir étourdi par les rudes coups d'un thyrse qu'elle portait.

La peinture n". 9 est une des pliu heureuses compositions, par la gr&ce que le peintre a su donner à chaque objet. Lucien et Philostrate exaltent au plus haut degré le talent de l'artiste habile , dont les groupes respirent le charme et la vie , et qui , au torse blanc et potelé d'une jeune et belle femme , a su unir la robuste croupe du cheval. Avec quel art est faite cette gradation ! comme toutes ces couleurs sont mariées, et ces contours gracieux! L'ceil séduit n'y voit qu'un ensemble qui le transporte; il cesse de trouver hors nature cette union fantastique, créée par une imagination poétique. La centauresse, toute blnnche, se détache sur un fond noir du plus bel ellét. Elle conduit à la fête de Bacchus une jeune fille portée sur sa croupe légère, et vêtue d'une tunique d'un jaune tendre.

N". 1 1. Bacchus enfant. La multiplicité de ce groupe, reproduit tant de fois, nous atteste le prix que les Anciens attachaient à cette heureuse production des Grecs.

Après qu'lno, devenu fou par la volonté de Junon , se fui précipité dans la mer, Jupiter confia l'éducation de Bacchus aux nymphes de IVisos, lie

^ enus pa-

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Jg de Pompeï.

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Cette autre fresque de Pompeï, n^. i3 , a été retrouvée dans une petite maison de la plus chétive apparence , habitée par un peintre peu favorisé du destin, et qui , sans doute, cherchait dans la culture des beaux arts à oublier de longues infortunes. •:

Vénus , 2)échant à la ligne , est assise

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rable.

N^ i4 (PL 60). De toutes le tures antiques découvertes jus jour, celle>ci est une des plus be un fond céleste , se détachent u chante et un faune, qui, se tenj brassés , s'en vont ensemble sai gambadant; le faune soutient de droite une peau d'animal sauvag laquelle il porte des fruits , la n agite son thyrse. Ce mouvem< voltiger autour d'elle la belle c draperie qui l'entoure. La comp de cette figure est élégante, fra:

bien entendue. Elle est si vigc et si recherchée pour les couleu fini des moindres détails qu'o:

voir une miniature.

N". i5. Sur un fond jaune di leur eiïet sont groupés un faune bacchante qui exécutent une da bacchante est couronnée de lie porte des' anneaux à ses oreille bras droit est levé, sa main parât soutenu un tambour de basque temps aurait eflacé. Ses moui

dont Silène fut le premier roi. Ici Bacchus est représenté à ebeval sur les épaules d'un disciple de Silène, qtii lève la tète pour sourire au folAtre enfant. Dans ses mains sont des cimbales d*or, Bacchus lui montre une grappe de raisin d'un air d'indécision , comme cédant à regret au désir de l'ofirir. Ce groupe, qui est au musée deNaples, ▼ient de la villa Borghèse. N**. la. Mars et Vénus.

Les amours de Mars et de Vénus pa-»

raissent avoir été un sujet de prédilection pour les peintres de Pompeï.

Soit que ce sujet portât à leur imagination et leur inspirât le désir de prouver avec quelle tyrannie Famour règne, non-seulement sur les hommes, mais encore sur les dieux , soit que cette allégorie du courage et de la beauté leur semblât intéressante, ce groupe est souvent reproduit sur les fresques de PompeT.

Les amans sont représentés deminus, dans une attitude voluptueuse; deux amours sont auprès d'eux ; l'un a cherché à redoubler la passion du guerrier, puis, le voyant subjugué, s'empare de ses armes ; l'autre vante à Vénus l'éclatante victoire qu'elle vient de remporter, et lui présente une botte de parfums. La chevelure de Vénus , légèrement ondulée, est retenue par un bandeau d'or qui entoure son front radieux ; une draperie bleu de ciel entoure les amans ; et la colombe consacrée à la belle déesse préside à cette scène. "^/ ^

Cette autre fresque de Pomper, n^. i3 , a été retrouvée dans une petite maison de la plus chétive apparence , habitée par un peintre peu favorisé du destin , et qui , sans doute, cherchait dans la culture des beaux arts h oublier

de longues infortunes.

Vâaui , péchant à la ligne , est assise

sur un rocher, die regaidetvec l'appât qu'dle abandonne à IW tunique blanche entoure le bas corps et laisse à découvert un< de ses formes délicates; une d'or, d'un travail précieux , p cou d'albâtre et croise sur sa p Sur un petit rocher, en face , l'Amour assis. Ce maître, ha perfidie , enseigne à sa mère 1< de la pèche. Cette allégori plus simples , fait allusion a voir de la beauté, qui, { pièges trompeurs, fait passer tyrannique domination dé l'Ai tourbe des amans qui se laisse j liguer. Cette peinture est pi poésie , et brille par son élégan plicité. La figure de Vénus es exécution hardie et d'un fini rable.

Ii^ i4 (PI. 60). De toutes lei turcs antiques découvertes jusi jour, celle*ci est une des plus bel un fond céleste , se détachent uj chante et un faune, qui, se tena brassés , s^en vont ensemble sau gambadant; lefaune soutient de 1 droite une peau d'animal sauvagi laquelle il porte des fruits , la n^ agite son thyrse. Ce monveme voltiger autour d'elle la belle ei draperie qui l'entoure. La comp< de cette figure est élégante , frai bien entendue. Elle est si vigo et si recherchée pour les couleur fini des moindres détails qu'oi voir une miniature.

N^. i5. Sur un fond jaune du leur eflet sont groupés un faune bacchante qui exécuteÉÉiiiiÉÉli bacchante est coui porte des"" anneaui bras droit estlev^ soutenu un t"* temps aui

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té le déiordre dans la draperie toure, et i{ui laisse une partie corps entière ment duc. Vive, rislique et naturelle est la poao ne; il aoulient avec son bras ; une coAeille remplie de guir-

de fleurs qu'il porte sur ses s, il saisit de sa main gauche le rlalucchantc, et lui imprime le JUS baiser. Ce qui est le plus nable dans ce groupe, c'est le X des mouvemeas de la bacet le jeu des muscles du faune , t d'un naturel .nchevê, 16 (PI. 61). Les funambules : farte -admirés des anciens Ro* :aD8n ezcellaieiit-iU dam leue nprenant <fue la gloire de leur •éc dépendait des difficultés ■«aicot h Taincre , ils étaient la à iaire danser des éléphans orde. Pline , Suétone «t Maro

asstirent ce fait, qui sans ces ns pourrait bien rester en dou- • danseurs de corde anciens moins exposés que ceux de nos pour CTiter toute espèce d'accion plaçait des Ciels sous le de leurs exercices. Cet usage ■t-il que les Romains fissent

cas de la vie des hommes ? ou

de donner , avec plus de sécu- 118 d'audace à ces bommes venïors plaisirs, les auimait-il seu- ' C'est une question encore à e.

lix danseurs, étant tous peints ) traits de faunes ivres, ont [ecturer que ces danses devaient rtie des pompes baccbiques , et s faisait venir durant les repas L^ayer les convives. On parle -oupe de satyres qui avaient le ariolé de couleurs variées ; les oies représentés ici, et qui,

les deux sujets précédens ,

viennent de Pompeï, dansent s 1 tbyrscs suspendus à des cordes i 01 a voit boire, jouer de divers instrumens, en un mot, agir ainsi qu'iUatu-aient pu faire sur un plancher solide.

La mosaïque (PI. 6a) trouvée dans la maison du faune, à Pompeï, prouve que la peinture, quand elle atteint le plus haut degré de perfection, acquiert un lani^age qui se comprend avec la plus i^raDde netteté. Cette mosaïque est un exemple de la justesse de mon observation. Elle représente une des bataille» d'Alexandre. Le moment choisi est celui ou la victoire est décidée. JjB vainqueur est Alexandre, etle porsonnage sur le char Darius. Le guerrio* à càtéducLar, qui est descendu de son cheval et quirofireàDarius,estOcsatr«( sonfrère, et les deux homniss blessés ■oiu ses yeux , deux nobles persans.

Le-cpstunu, la pose et le r«gard plein de feu du roi de Macédoine , la figure imposante et noble du malheureux roi vaincu, jusqu'à la.grandeur de son arc, attribut caractéristique des rois de sa race, et qui surpassait eu grandeur tous ceux des autres guerriers, tout porte à croire que cette bataille est celle d'Issus. L'arbre dépouillé de feuil* les, les vétemens qui entourent les Perses, et qui viennent même enve* lopper leur figure, montrent assez qu'ils combattent en hiver. Le char dégarni de faux que monte Darius , et qui se trouve seul, ainsi qu'il est dit dans Quinte-Curce , en est une preuve authentique. 11 ne nous reste qu'à décider quel aurait été l'auteur de ce tableau, dont la mosaïque n'est qu'une copie.

Nicias, Protogène, Philoiène, Euphranor et Appelles, ont peint tour à tour les hauts faits d'Alexandre; mais le dernier fut le plus renommé. L'enthousiasme d'Alexandre pour ses ou-

vrages alla si loin, qu'il lui céda, comme preuve et récompense , Campaspe sa maîtresse. On ne doit donc pas hésiter à attribuer ce tableau à ce peintre célèbre, et Ton peut ajouter que c'est un de ses chefs-d'œuvre.

L'on y voit la rencontre des chefs des deux armées. Alexandre est monté sur un coursier fougueux ; il frappe de droite et de gauche, tue, abat tout ce qui s'oppose à son passage. Darius, debout sur son char, serre avec une force convulsive l'arc qui reste immobile dans sa main redoutable. Il est frappé de stupeur à la vue d'un de ses généraux, qui vient d'être, sous ses yeux mêmes, mortellement blessé. Si la richesse du costume du guerrier qui succombe prouve qu'il occupait un rang supérieur dans l'armée, la douleur du roi démontre encore qu'ils étaient unis et par les armes et par le sang. Oubliant le soin de son salut, Darius ne doit la vie qu'au fidèle écuyer qui tourne bride, et l'arrache, par une fuite précipitée, à la mort et au triste spectacle de son ami mourant. Néanmoins il sera entraîné ynalgré lui vers les phalanges vaincues qui plient de toutes parts. Son Ame se brise à la vue des malheureux qu'il ne peut plus guider à la victoire^ qu'un ennemi vient de lui arracher. Tout cela est exprimé avec line vérité admirable. Comme elle est imposante et caractéristique l'attitude du chef des vaincus ! Gomme elle est admirablement exprimée, la sollicitude de l'écuyer qui le sauve, et qui anime ces chevaux du geste et de la voix !

Que de nature dans la pose dece soldat qui retient son cheval épouvanté!

On éprouve encore une vraie douleur en voyant ce guerrier qui vient d'être démonté. Son cheval tombe mort, et> ^u moment où il cherche à se dé-

barrasser et siauter à terre, lié»

même , on le voit chercher à :

le fer homicide qui vient de lefe Mais il aisé de prévoir que sa "i chappera avec les flots de sang c| tiront de sa blessure. Cette sd rendue avec une telle vérité , q impossible de fixer long-ten sujet, tant est vive rémotioi produit.

D'un c6té tout est abattu désordre, de l'autre les vainqueu restés en ordre de bataille. L'éh du char empêche de les voir, i haut des lances que Toii a permet à l'imagination de saisir qui est caché. On comprend q généreux guerriers opposent u niàtre résistance pour donner à le temps de se sauver. La pei du travail a donné à cette peinture plus d'éloqueàce qa'uE orateur.

Après avoir vu le dessin i belle mosaïque , ma curiosité fi le lendemain d'aller la voir à P< et c'est sur le lieu même que j' ce qui précède. Une circonstan engagea à nous diriger vers le i et à remettre à un autre jour la d tion de la maison du faune ^ où soigneusement conservée.

Le jFbrKm chez les Anciens ét4 place publique où le peuple se i sait , d'abord pour discuter les i de l'état^ dans les temps où il i pelé à les décider ; puis , dans la pour ses affaires particulières

négociations. Avant la construct amphithéâtres, ce fut le lieuoili entèrent les combat On dut en conséqai portique , surmo?

de colonnes , p* curieux. Une^ devait avo

funeplusIiâuteimportaDce, en deux : le forum Jlaminium, 1 judiciaire, et le nundinarium, m des foires et des marchés, elui-ci se traitaient les afTaires, eudaicDt et s'achetaient toutes de marchandises. Ce nom indi- I plus un marché tous les neuf

I les colonnes de ses galeries b%nt tous les commerces -, on y ies boutiques, on y construisit nnes. Prés du forum flaminium ce le temple où s'assemblait le la curia^ afiectée aux prêtres et ^tals initiés aux sacrés mysla basilique, où se jugeaient les le ; le fisc , ou trésor public ; le «Une aux comices ; les archives greniers publics, hk se discuies sujets les plus intéressans; Bâébraienl les fêtes nationales lolennités reli^euses , et avaient » imposantes processions des lores.

suivant la rue Consulaire, dans ieur de la ville, on aperçoit arcs de triomphe sur le même j'uo est plus qu'à moitié ruiné,

est très-bas et sans omemens.

ent-ils de défense au forum dans d'une émeute populaire, ou t -il s simplement construits pour s d'une grille en bois ? C'est l'en- ] forum , où tons les édiSces que Ds d'indiquer existent, et d'auicore donlla ricstination nous est me, faute d'inscriptions pour l'apprendre. D'après les ruines arche délabrée , existante ducôté t,il est évident qu'on avait çntrel'en changer tout-à-fait, non le

mais l'architecture. Les arcades it fait place à une colonnade do-

Déjà trois côlés étaient terminés.

>lonnes sont en travertin , espèce W.

de pierre poreuse; quelques-une sont en brique. Elles ont douze de haut. Dans les cntrecolonnemeni sont une multitude de piédestaux destinés aux statues des citoyens illustres de la colonie.

Sur l'un on lit le nom de Q. Salluste, sur un autre celui de Cuspius Pansa , dont la famille était une des plus considérées de Pompeï, à en juger parla multitude des inscriptions qu'on trouve en son honneur.

Au nord s'élève un temple qui parait avoir été d'une magnificence extraordinaire. Son vestibule présente six colonnes de front et quatre latérales, en comptant les angles-, elles ont trente pieds de haut. On y montait par des marches, aujourd'hui entièrement minées. A droite et à gauche sont deux énormes piédestaux destinés h des statues en marbre, dont on n'a retrouvé que des fragmens, consistant en deux jambes chaussées avec le cothurne impérial. C'est là qu'il faut supposer qu'on otTrait les sacrifices.

Su vestibule on passe dans une nef quadrilatérale, formée par huit colonnes ioniques de chaque côté, et entourée de murs peints en rouge. Cet ordre de colonnes sur les deux ailes faisait donner à ces temples le nom de péryptères. La nef est terminée par trois chambres où se conservaient les îirchives et le trésor de l'état; puis vient un escalier qui mène à une terrasse couronnant l'édifice, et d'où l'on jouissait d'un coup d'œil magnifique. Le pavé de ce temple est élégant ; on a, dit-on, trouvé un cadran solaire près du vestibule.

On y a trouvé aussi un petit buste adhérent àla muraille, une espèce de bouclier , un groupe formé d'un vieillard tenant par la main un jeune garçon-, tous deux coiffés du bonnet phrj-

gieïi; à leurs côtés est une femme avec un enfant dans ses bras. Ce groupe fut peut-être un et-voto , ce qui prouve** rait que cette coutume ^ qui s'est conservée dans le liiidi de l'Europe, est fort ancienne.

Tous ceà objets sont en bronze ; ceux en màtbre consistent en une tète et un pied mutilés , un buste de vieillard ^ un bras et des fragmens de statues d'une grandeur colossale, un assez beau torse^ également de grandeur colossale ^ et du plus beau fini , sur lequel est tracée l'ébauche d'une petite statue ^ et une tète de Jupiter. C'est ce qui , joint à sa position, porte à présumer que ce temple dut être consacré au maître des dieux. Les décurionS durent , à Telemple des sénateurs à Rome , d'assembler dans celui-ci, et le choisit pour le lieu de leurs délibérations. Où l'a , en conséquence , appelé le sêna^ culum.

Vient ensuite un vaste temple , auquel on a donUé le nom de PàH^ théon. Sa forme approche de celle dU temple de Sérapis à Pou^zoles; on pourrait l'appeler la galerie des fétëë de Pompeïi II offre un portique décoré de deux ordres de colonnes , et danè lé milieu une cour au centre de laquelle est un autel environné de douze piédes*" taux, destinés aux douze divinités principales. Sur lés murs de ce péristyle sont des peintures de tout ce qui peut servir à Un repas : des poissons, des perdrix, dés amphores pour le vin.

Sur la partie gauche sout peints des moutons , des bœufs , une corne d'abondance qui se vide dans des plats, et Psyché suivant TÂmour à un festin.

Sur la droite sont douze chambres, probablement les cellules des pré-* très désselrvcint le temple, et qu'on nommait augustals. Dans le haut est le sanctuaire avec quatre ùiches , et un temple de I

piédestal fttl dëVail sdtlIMtk d*Augudtë ^ dimt ou à retrMMfê i bras portiyil Ungtobe. LëêtàêÊkâi pratiqttdeé )H>ur recevoir lèi stâi la famille itâpériàlé. On sl n tiellés dé Litie daUs tout VéâM beauté j et dé Drusus àdolesôe:

VddppÀ d'une drapéi^ie. Dé là oi dans un triclinium , où les pré Aruspiceê préhaiént lélirs te] peut éonlétliï^ juë^u'à tfëuti sonnes.

On y Toil de gfandë âuteU é bre 5 et déft âiasiifs oû se ^âài instrument sacrés ^ el où M dép les viètimé$ qu'on distribuait a pie. Sur lé Inur du fbnd est Un 1 de Remus et Rouiulus : Laret allaite , tandis que les dieux î lympe teillent sur eux. Sdl^lfl scmt peints dés quartier^ dé àhà hache , dés oiseaux mortd , Ulle Sanglier et dés jambons. Au 1 un canal pour l'écoideineut dt A côté de la porte était une c garnie dé ëâ ëerrure ^ et dâiis li étaieUt eUfernlées mille tréi monnaies en brouze et quaran en argent.

Au sortir de ce Panthéon , Uc tràiUes dàUs un autre édifice, par des miU's en briqué , suivàn apparence fort anciens ; ils enfi une cour dont l'extrémité sUpérie un sanctuaire élevé de quatre pi dessus du sol. Les fragmens de i que nous y vtmes font yôir élaiï que le temple en fut révétu en yis*à-vis de ce sanctuaire eët un j tel de marbre de Paros, otué à^jï bas-relief, que l'on Cicéron en côst) Cet édifice s'ani le Temple de M. C. Bonucc*

wa un piédestal supportout la Se ce héros, avec riDscriptiou ide partie mutilée :

mulus, âls de Mars, fonda

et régna sur cette cité pendant te ans. Après avoir tué Âcroa,

Cseciniens , il consacra ses dé- I opimes à Jupiter Férétrien; ■u nombre des dieux, il reçut nains le nom de Qulriausi »

m «lit est extrait du F'oyage teï , de Romanelli .

HttitrAmei entuite danila Basi-

sob aspect présente la belle ^EUl oairé lotig de deux cent cinpalttiesetlargedeceDt,aTec un péristyle ou portique couvert M autour. Ce grand portique, a^t du e&té de l'iotérieur du I s'Appuyait sur autant de demi- • qui n'en sont pas encore dis- ; les colonnes ont environ quatre

ie ^amètre, et sont ornées ptteaux corinthiens. Leur base la même composition; à pré~ n'en existe plus qu'une partie Ml renversée qu'on a rajustée

lieu. Les chapiteaux et une partie des corniches sout amonlans les angles du bâtiment, e tous les murs étaient écroulés [et du tremblement de terre, e tribune apparente dans la lupérieure du côté de l'occi- : décorée de six petites colonnes ;, cannelées; ce pouvait bien ilace destinée à la magistrature, ï trouvâmes ni la porte de cette , ni les gradins par lesquels on lit ; seulement deux petits escauduisent de là à une chambre

(se, et la communication s y )ar deux ouvertures circulaires Toùte. Nous jugeâmes que ce littétait une prison, caries murs ne ^ande épaisseur ; les sou-

POMrxi-

pùuox sont gartiîs tte btnaaux A «t cette petits chambrs est cal vingt palmes iCfUS le sol. n

Vis-à'Vis de cette tribune , au milieu des quatre colonnts du ]iérislylG, est érigé un grand piédestal rccauvert de marbre blanc , qui certainement devait supporter une statue équestre.

Le corps de la basilique était eatiirement découvert ; les Anciens affectionnaient cette architecture , qu'ils nommaient hypétre, ou découverte, et que nous uvons déjà remarquée dans toutes les maisons et dans tous les ternies. C'est dans cette enceinte que de»

▼aient se tenir les assemblées et avoir lieu les délibérations des habitans de Pompet;là ils créaient leurs magistrats, pOurvoyiiient aux frais de t'dnnone^ o'esl-^-dire au xsubsis tances pendent une année], et déridaient de 1»

poix ou de la guerre. Sur le frootispice est écrit en lettres rouses t BASSILICA.

* On passe de la basilique au forum civil, que nous avons décrit, par cinq ouvertures ; la manière dont ces ouvertures se fermaient est curieuse à re* marquer ; entre l'un et l 'autre pilastre , au nombre de six (les deux derniers de chaque côté tenant au mur de l'édifice), tombaient cinq portes qui suivaient le trait des rainures qui étaient taillées dans chaque pilastre. Cette fermeture s'appelle présentement parmi nous sarrazine, parce que dans le temps du fias - Empire, toutes les citadelles usaient de ce moyen de clôture ; c'était aussi comme cela que se fermaient les portes publiques et extérieures de Pompeï.

■ISous sortîmes de la basilique par ces ouvertures pour parcourir de nouveau le forum , et aller visiter du côté droit des cdiûccs fort curieux qui sont presque intacts. G'étaienttrois autres petits

i44 L'ITALIE.

temples, ou plutôt trois chapelles, bassin de marbre dé foriM lec

D'après leurs formes, quelques antiquaires prétendent même que ces chambres étaient dépendantes de la basilique.

» Nous n'avons pu deviner à quelles divinités ces trois temples étaient consacrés , parce que lors de leurs décombremens on les a trouvés dépouillés de tout ce .qui pouvait servir à les caractériser. »

Laissant le forum et suivant la large rue qui conduit aux théâtres , et dans laquelle on entre par un passage , autrefois couvert, on lit une inscription en l'honneur d'Eumachia^ prétresse dont on trouva la statue dans le costume de vestale , et le nom sur le piédestal.

Des termes de cette inscription , les antiquaires ont conclu qu'Eumacbia, de ses propres deniers, fit bâtir en son nom et en celui de son fils, unchalci" dicum et un crypto portique^ qu'elle dédia tous deux à la Concorde, destinant le premier à servir de lavoir pour les vétemens des magistrats et des prêtres du collège sacré. Ce serait sdors larcconuaissance qui lui aurait élevé cette statue. Ce chalcidicum était un bâtiment rectangle, faisant face, au forum : son architecture est tout-à-fait romaine. L'intérieur consiste en une vaste cour de cmt dix pieds sur cinquante, ornée d'un portique de quarante -huit colonnes de marbre de Paros, élevées au-dessus du sol par des marches en marbre blanc qui l'entouraient. Il en manque quelquesunes, qui n'ont jamais été posées^ mais qui allaient l'être, puisque, jusqu'au mortier qui devait servir , tout a été trouvé préparé dans un coin. Dans le haut de la cour^ et dans une superbe œdicula^ était la statue de la Concorde , et l'espace entre l'aedicula et le portique, était occupé par un

laire, dans, lequel un canal jcaâ la pierre faisait tomber l^etn.-I] l'aedicula » et dans le crypte, < statue d'Eumachia. Tout Védil ratt avoir été très-él^ant.

Dans une des fouilles on deux hommes, dont un faorril mutilé par la' chute d'une c dont les débris étaient à terre à lui, et un autre la tête couvei casque.

A la droite du temple est u édifice. Peut-être était-ce le public? Ce qui fortifierait cet jecture, c'est la découverte d'im< où sont plusieurs cavités rond présentant des mesures de cup»

l'a transportée au musée, substi sa place une autre pierre , où ( copiées. Un des côtés de la piei tait l'inscription suivante :

< Aulus Clodius Flaocus, fili lus , et Narceus Arelianus G fils de Narceus , duumvirs , f urc justice chargés, par décret i curions , d'étalonner les mesui bliques. •

. Cette pierre, un des plus ( monumens de l'antiquité, a sef de long sur deux de large. C des profondeurs composant b mesures, est en ligne droite a autres dans le milieu du massi son ouverture par-dessous pot voir retirer les graines sèches < raient été présentées au mesuR trou est garni d'une pièce en 1 qui se tire quand on veut Fou qui se pousse quand on veut le :

Voilà bien la preuu(0^ formes concaves graines sèches ; les fondeurs qui étai de la même mai ouvertures

POMPEI.

itpjides. U &ut dire aussi que à gauche d'.ibord la fouterie , la maison

profondeurs du milieu nTaient delà granile fontaine, puis celle de la

!leuriiiscription,qui pariisseot petite fontaine qui forme l'angle. A

é détruites par les Pompdena droite est la belle maison du navire,

mes. Peut-être y aurait-on lu ainsi nommée à cause d'une trirème

de chaque mesure? Quelques peinte sur le pilier de la boutique

n bronze scellées avec du plomb, daas laquelle apparemment se vendait

ées près des ouvertures, nous tout ce qui avait rapport à la marine.

ît penser que chacune d'elles La principale entrée de cette maison

n Mm couvercle. Outre ce mo- est dans la rue appelée rue de l'Arc.

! mesure publique, on avait Elle en a deux autres dans celle de

lécoavert d'autres objets de la Mercure, viennent ensaite deux bou-

itilitj, tels que deux petites tiques et une taverne formant l'ange

une sur l'autre , qui dans leur opposé. La découverte de cette taverne

laissaient voir aussi trois inca-. est intéressante , en ce que ses peintu-

cylîndriques de même nature res nous initient à tel point aux mœurs

les, que nous avons décrites. De et auxvices du bas peuple de ce temps,

D petites tables , l'une a été qu'elles ne laissent rien à désirer aux

rtée au musée royal, l'autre a amateurs de l'antiquité. lée accolée à la muraille k la Son entrée est dans ta rue de Mer-

àn forum, au lieu même où cure, delà onva dans unearrière-bon-

lenx furent trouvées. tique dont la sortie donne sur la melle.

té est un bâtiment demi-circu- A en juger par les peintures obscènes

renfermant des sièges et des qui recouvrent les murs de cette pièce,

pour des statues. D'après la elle aurait été destinée aux plus hon-

!t la décoration, de l'éditice, on teuses débauches. La taverne est pe-

nu que c'était la curia , ou lieu tite ; elle est garnie d'un banc en ma-

lion des auguslals. çonnerie, incrusté de morceaux de

iju'on arrive dans la rue de marbre , entre lesquels est un beau

■e, à un petit carrefour formé fragment de porphyre vert. i« ruelle qui la traverse , on Dans ce banc sont trois cavités dou-

une fontaine comme il en existe blées en plomb , et destinées à conte-

ip dans la ville ; l'eau y était nir des liquides , et dans la partie at-

iir une tête de Mercure sculp- tenante au mur, un petit gradin en

bas-relief. Le trafic qui se fai- marbre blanc, sur lequel on mettait

is cette rue devait être considé- en montre le comestible qu'on vendait,

I en juger par le nombre de et qui se préparait sur un petit four-

les qui s'y trouvaient, par les ef- neauà droite de l'entrée. :1a Fortune etdeMercurequ'on Le dieu tutélaire est représenté ici

r les murailles, et par toutes sous la forme d'un serpent dévorant les

iptions qu'on y lit, inscriptions oOrandes déposées sur l'autel. On dis-

Mjuelles les marchands implo- tingue des œufs et des fruits fort bien

a protection des édiles ou des peints. Deux portes conduisent à deux

ra.GetterueestunedesplusIar- petits cabinets destinés aux buveurs,

'ompeï, carellea près de trente etconununiquantàlamaisoncontiguë :

nrant le carrefour on rencontre sur leurs murailles était représentée

L'XTi litle de P«n^ dâÎTrant Andro-

. a oomminicatian de cette taverne - avec h chambre dont je riens de paret avec la maison qui , à en juger la beauté de aea freiques , devait irtenir à an riche personnage, ne eat eipli^er qu'en pensant que , avide que délicat , le propriétaire «ait vendre le produit de ses do< nea, et fermait les yeux sur ce m d'en obtenir un plus grand t.

ries maraitles d'un de ces petits oisets sont peints dsus chars à quatre roues chargés de vin ; l'un est traîné par une paire de hœuFs, et l'on est occupé à décharger l'autre. Au-dessus est grossièrement fifrurée une perspective avec une fenêtre, de laquelle sort un panier suspendu k un b&ton, à peu ■prit dans le genre de ce que nous foyooM encote aujourd'hui dans les bas quartiers de Naples.

Dans le second cabinet sont d'autres peintures , Poljphéme et Galatéc ; Polyphéme est assis sur un rocher au bord de la mer, Galatéc sur le dos d'an dauphin qui l'eniporle : une nymphe pèche un Amour, et Irois autres sont autour d'elle. Ce sujet est souvent répété sur les murs de Pompeï.

La troisième porte communique à la chambre des orgies, dont les ]icinlur(s sont ana1oi:ues Ji l'usage auquel elle servait. Ce sont des obscénités dignes du genre de peuple pourlesyeux de qui elles étaient faites. Nousy (rouvons cependant matière à une remarque intc" ressanteausujetdu costume du peuple.

Une femme y est représentée , portant i au lieu de corset une pièce d etofie de • laine rouge o mainiÙarc n qui , lui serrant le buste, soutient la gorge et j vient nouer sur l'épaule. Ce vêtement i

<;u'il semble W- daot \'mtérwa de \'ntP}

■yer* le

, J'ai déjà «lit que 1c serpeqt «gardé par les Anciens COmtBiR LSfnan de bon augure. Sur l'autT^

est é^alemcDt im globe, une

d'aboodance pleine de raitioi, t Mioerre, casque en télti, laaM V^ier à la main; elle veiWdeU ir sur un autel où une jeimfl fille e creus de sa main pour la rer. Le sens de cette allégorie eit lifficile à saisir. Dans la bouUqiM IP Jupiter et une Junop aveo ^lèmes , l'aigle et le paOD.

I une des récentes excâvatioDi, I objets les plus attendriisans ■It été trouvés , sont deux squ»?

itroilemeot embrassés. La struc- ^ oa les a fait ju^er de sexes H* Leurs dents, bien conseiréeii (présumer qu'ils étaient dans la r de l'ât^e. On devine qu'un sentiment unissait cei deux treuses victimes , et qu'aa lieu

chacun de leur côté au signal ^er, )U employèrent à se cber- : temps qui devait assurer leur Réunis, ils tentèrent ensemble Histraire à la mort ; mais il était ird , les murs s'écroulaient, les I s'amoncelaient autour d'eux ; lurent alors esbaler leur dernier

dans une douce étreinte. Se tant dans les bnis l'un de l'autre, nières convulsions d'une mort > ne purent même les séparer!

irait être puissant ce sentiment référaient à la vie! Quand je les Hivrir , il me semblait qu'autour 'émanait encore, après tant de

quelque cbose de cet amour si courageux, presque inconnu jours.

taûon des Bacchantes doit son IX fresques dont ses murs sont 3U««aiitient des boutiques, et,

puits (^ossièrentent iitçtt saï<{uet, représen|:ant des g masques et autres objflts. Sa i Qtarbre africain i fut retrOHTK^ mt 90 pièpM> Les mnrs , a» motiieot Tncaiationde 1837, étaient ce de superbes peinture», dont .

Zéphyr et Flore, a été traosporu»

muiée. D'autres fresque* tiffM tant let dieux de premier oi^re ; p ces figures il faut distinguer un \ chut «Mis, de toute lïeauté- h^i 1 besques sont de même fortélégan;, quelques chapiteau* oSrent W* C() leur différente du porpi de la colpR^t, On a trouvé dans cette maison quittrit cercles de fer ressemblant à «eux qui entourent les roues d'un cher.

Le maison det Festaioi * wwuptu^ft de deux habitations bien diltinfitee, semble avoir été fort légèremeif t flopimée, car fdle pouvait être auHt le liw| de deux familles amies. L'on voit sur lu seuil de la seconde habitation le mOt SALVE, en mosaïque. Le premies appartement présente un quadrsogls ouvert , et dans la partie du haut une salle où l'on suppose qu'on avait déposé des archives. De chaque cAté est une chambre probablement aQéotée à la réception des cliens, céré^ monie qui avait lieu à l'aube du jour, suivant l'usage de Pompeï. Le second appartement est une salle de bains, et une chambre à coucher, ornée de peintures , un cabinet de toilette, une librairie, une galerie, un salon; au delà un lararium avec une place au centre pour le feu sacré , et trois niches pratiquées dans lemur. On a supposé que les mystères de la Bonne Déesse se célébraient dans ce réduit, et qu'on j offrait des sacrifices aux dieux familiers. Deux serpens étaient peints eq mosaïque sur le seuil de ce lararium>

UITALIE.

Une chambre plus petite offre , daiis le centre de son pavé , un labyrinthe ou table ) sur laquelle on jouait une sorte de jeu inconnu de nos jours. Une autre représente une corne d'abondance.

On y a trouvé les squelettes d'un homme et d'un chien, un croissant d'argent, et divers omemens de femme. Derrière la maison on trouva dix squelettes , un desquels avait quatre anneaux au même doigt, des boudes d'oreilles, un collier, deux bracelets, et une lanterne en bronze à la

mam.

La Campanie, appelée terre heureuse par les Anciens, par les modernes terre de labour , est couverte de vignes , qui , fécondées par les matières volcaniques dont est semé le sol, croissent en abondance et donnent un vin exquis.

PoDipeï, au pied du Vésuve, par la proximité de la mer et la situation de son port, devait être naturellement l'entrepôt de ces vins. Il n'est donc pas étonnant que des propriétaires riches ou des marchands se soient occupés de ce commerce d'une manière à y acquérir des richesses immenses ; et , par suite de cette opulence, se soient donné chez eux toutes les jouissances du luxe. Ceci nous explique et la multiplicité et la nature des omemens que nous trouvons dans une maison que le genre de ses peintures a fait nommer la maison du Faune. La quantité d amphores qu'on y a trouvées fit d'abord croire que c'était un potier qui l'habitait ; mais en y réfléchissant il est aisé de conjecturer que cette industrie est trop pauvre , et offre trop peu de ressources pour fournir à celui qui l'exerce des bénéfices qui le mettent dans le cas de vivre dans le faste. Il faut donc penser au contraire au riche commerce d'une denrée si abondante, et qui offire

autant de ressources entre les no celui qui sait les mettre à prc murs et les pavés en mo8a!q> couverts d'allégories , touta trait à Bacchus , et la dis dans laquelle étaient rangée phores dans les cours et sous tiques , donne à croire qu'on lei déposées en attendant la reçoit que ce fut vers la fin de Vét catastrophe eut lieu. Il cesse rattre étonnant que ce trafic g ment enrichi un particulier, l'exemple imité depuis à Gên< nise , et à Florence , il se fût ( une maison où il eût déplc les genres de somptuosités qi trouvait chez les grands.

Cette maison, comme celle d< forme une lie dessinée par quai L'entrée principale est dans c longe le temple de la Forti maison a trois vestibules , et I chambres, qui se présentent imi ment à la suite , étaient desti commerce. Deux escaliers . in un étage supérieur. Le pavé ei que nous 1 avons déjà indiq mélange de morceaux de marbi verses couleurs; on y trouve le Parangon , le vert et le rouge ai puis vient une guirlande en n de fleurs^ de fruits et de mai est à remarquer qu'il n'y ente morceau de verre, que les Ron dire de Pline, mêlaient bieo dans leurs mosaïques. Outre qu ci , entièrement en marbre, pr un travail exquis elles attesten la plus haute antiquité.

Une autre particidai|ité i maison, ce sont 1 enfermées entre et le stuc dont lames sont ici i semés en si

[>te quarante par pied carré. Il oire, quoulrc leur oilited alta- [es aspérités que produisent tes oITmient une prise au stuc serait trop facilement 4étaché urface lisse. Ces lames étaient là dans le but de préserver le l'humidité d'un i

i uue des chambres on a trouvé çonnerie soutenant une macbine 'ait coDteuir uu liquide , et qui, trou pratiqué dans le mur, ât dans la salle à côté. Cette e, sans ornemens, devait servir ratoire.

le était cette macliine?Ici tout kous manque.

f deux chambres contiguës on a des vases en bronze, un pied de Toire, ce qui prouve l'élégance obles dont se servaient les Rodes bracelets , des anneaux et des pierres précieuses. Par bizarrerie ces objets se trouils dans les appartemens du étaient- ils tombés de ceux surs , ou bien dans la confusion , ijours accompagne un semblable it, avaient-ils été oubliés ?

quelques amphores étaient des tions latines, et d'autres grec- *fous avons décrit, page iSq, et iTer (PI. 62 ) la magnifique modécouverte dans cette maison ctobre tS'ii.

s voici dans une maison qui pale d'un pâtissier (pistor duldaj'est au moins ce que donnent îr les choses que l'on y voit, [lace étroit qu'elle occupe est si lénagé, si bien réparti eu dichambres, qu'on pourrait lui lier ce mot de Cornélius Ncpos, ant de la maison de Pomponius I : « Ici j'ai mis plus de sagesse

que de lu:(e!» Sur Ja rui 1-

tJque destinée à vendre lii | :

Une petite cour, dont les mur ts

figurent l'n jardin cmaillé de 1 1 et

de fleurs, autour desquelles voltigent un essaim d'oiseaux , donne du jour à plusieurs petites chambres disposées tout autour, dans lesquelles sont des réservoirs d'eau et des robinets pour la fournir. Dans le fond on voit un four avec quatre petits moulins garnis de leurs manilles en fer, qu'un homme seul pouvait mettre en mouvement.

Les Latins les appelaient pistrîllœ ; moinsgrandsque ceux des boulangers; ils servaient à moudre la farine nécessaire aux pâtisseries.

Ce four, à réverbère, est d'une construction particulière. La fournaise est au bas avec sa voûte sphérique, et la chaleur pénètre par une bouche ovale dans le four proprement dit, où l'on mettait ce que l'on av;iit à faire cuire.

Quoique d'une extrême simplicité, cette maison est encore décorée avec élégance; la peinture y fait encore briller ses belles couleurs. Dans une chambre sont trois tableaux. L'un représente Persée , qui , pour contenter sans péril la curiosité d'Andromède, lui montre, réfléchie dans l'eau d'une fontaine, l'horrible figure de Méduse.

Dans une autre, En'dymion dormant; soDcfaien esta ses pieds ; Diane, guidée par l'Amour, descend du ciel pour le contempler. Le dernier otfre les attributs des dieux de la fable.

Parmi tous les usages que nous ont légués les Anciens , ceux que nous avons adoptés , et que nous continuons à suivre, doivent nous inspirer le plus grand intérêt. De ce nombre sont ceux qui ont rapport à l'art dramatique et aux représentations scéniqucs , qui chez eux dégénéraient en véritable passion. Rarement satisfaite,

i5o L'ITALIE.

et jamais éteinte par b satiété , cette de coûter U vie à

passion se coDserrait dans toute iotensité. Les dépeases excessives qu'entraînait une représentation théâtrale y mettaient obstacle. Comme parfois elles absorbaient le revenu d'une province entière, elles n'avaient lien qu'à l'occasioa de quelque événement marquant , tel qu'une victoire si> gnalée, l'avènement d'un empereur, la naissance ou l'adoption d'un César : d'autres fois , surtout sOus la république. Un homme riche parvenu au con- ■ulatj ou à une autre dignité non moins hoûDrahle , remerciait le peuple en lui donnant up spectacle à ses ^is. Parla suite, et vers le temps de décadence , les ambitifeûf j trourèrent un mojeo de CMPUption. C'est il l'aîdè des -apeéi' tades qu'ils captaient les Bùfihlges ,' tf&i le peuple y asststiiit gratis.

Que cet art chez les Grecs doive son origine à Thespis , ou , suivant une autre version, qu'il ait d'abord pris naissance en Italie , où il aurait commencé pardes processions que faisaient tes paysans en l'honneur de Bacchus et de Cérès , pour célébrer l'heureuse réussite de leurs travaux rustiques; que plus tard, h ces processions, se soient mêlées celles plus imposanteSj en l'honneur de i'o^er /.l'^r, c'est ce , que nous n'entreprendrons pas d'éclaircir. Sansenapprofondtrles causes, noua arriverons aux eOcls, et nous verrons les Romains , jaloux d'imiter les Grecs, cbavfaerii les surpasser, et faire de leurs spectacles une source de plaisirs et niéme d'extravagances.

Enchérissant sur leurs devanciers , qui n'eurent que les représentations scénïques, \et Romains imaginèrent les combats d'animaux et les nauinaohfes, dans lesquelles - se titttinait un combat naval , simulacre d'un véritable combat, nuis qui ne laissait pas

Nous avons déjà tu dans lequel avaient lien ks t d'animaux et de gladistenn. Ji on n'a pas trouvé de nanmad Pompel ; il est même préaund n'y en avait pas , et que la poil nait lieu ; mais les excavatiaBS rencontrer deux théâtres , coin le nom (le grand et de petit, théâtre tragitjue et cotniqaai.

Ce (IcrDÎGr s'appelle encore Q ïti plus de ces descriptiona incertaines, puisées dans'' lei des commentateurs, des «nti<^ c'est l'antiquité réelle, viviati voit, on la touche.

La forme d'un théâtre était ] aeni-cîrculaire , comme dsnc part des n<)tres , et sa dimensî) portionnéc à la population de I.

et de celles à proximité, dont If tans venaient aussi assister à i présentations, où tout avait '.

plein jour, Pline nous parli théâtre de Scauros, qm tivid cents pieds de diamîlre, et j contenir jusqu'il quatrc-^vin^l spectateurs assis. Par quel 'aq^ acteurs purvenaient-ils ii «o i unvolnme de voix ;isBcz ooDqî) pour se l'aire entendre' de céV mense assemblée 7 C'est c« ^ impossible d'e\p]!quert ce' À| nous est parvenu , c'est qualittj portaient des masques towtJht qu'ils occupaietil la sc^e.GlMH leur oouvmieDt,i]on-9culMn^!nL'j ge,màîn encore toute Va t^tif-'U^ en était bénntc, de m.iniÂre,ift!

rémission de la voix, qu'il* c saientau moyen 'le Linv.- A'^r\ devaient oifrir une i.LttiK- m UaUce nvec les [ voulait représoilh.

chez les AncieDa*> ■

comme la tragédie la repré- verte ; des deux cAtés de l'orcbestre, et des exploits de leurs dieux un peu plus élevées, étaient deux divisions n Podium •■ , l'une à droite destinée aux proconsuls ou aux duumvirs, qui présidaient aux représentations, et a leurs officiers ; à Rome c'était la place de l'empereur. L'autre était aitcctée aux vcst.iles. Ainsi dans ces théâtres, p^r Orchestre on entendait notre parterre , et par proscenium, ce que nous Dommons orchestre ; le scenium était le théâtre proprement dit; enfin le postsccnîum était le lieu où on déposait les machines et où s'habillaient les acteurs.

Toutes ces divisions fi'esistaientpaf avant Scipion l'Africain ^ le peuple «entrait péle-méle , les premiers arrivans étaient les premiers occup^ns^ ce qui devait donner Heu à beaucf^ifp de désordres. Scipion, le premier, se-' para les sénateurs des plébéiens. I« loi Roscia réserva les quatorze rangs inférieurs de gradins pour les personnes élevées en dignité ; enfin Pompée, et après lui Auguste, entreprirent une réforme complète dans cet usage, et ce dernier l'exécuta. Voici le récit qu'en fait Suétone :

purs héros.

' la cofistmclion d'un théitre, isissait d'ordinaire la partie la evée de la ville , et la plus £avola transmission des sons. La déd'une montagne facilitait beaà- : travail, et épargnait des dé- ; on recherchait encore le vojsie portiques, pour trouver de fi abri lorsqu'un orage subit brcément interrompre la reprém-, quand il n'en existait pas, NUtruisait exprès ; ainsi avait- ^ Pompeï.

iTca était formée par une série lins sur lesquels il était accbaque spectateur un- espace I pouces , ainsi qu'il est aisé de ier dans le grand théâtre, oïl siona sont marquées. Celui-ci : contenir cinq mille sp^ta-

9 le scenium et la cavea était cenium , espace étroit enfermé M murs à hauteur d'appui, dans jetaient pratiquées des niches enaient les musiciens, nommés .ci, à cause des sièges en pierre [uels ils s'asseyaient. L'espace atement après se nommait or- ; comme c'était le lieu le plus ;hé de la scène , on y avait éLaplaces réservées aux sénateurs, triciens et aux magistrats qui ;aient sur des sièges que leur nt des esclaves, ousuruniwe/ié^e d'honneur que leur avait : la ville. Cette distinction était LS honorables. Venait ensuite la aOectée au vulgaire; enfin les s gradins, divisés en comparcomme nos loges, étaient la parirvée aux femmes. Cette partie, uelques théâtres , était recou-

t rappe a

de l'injure faite à un s

natcur, à qui, dans les jeux célébrés à Pouzzo!es,ai

a des nombreux spectateurs n'avait fait place, il corrigea le désordre et la confusion qui régnaient dans les spectacles. Il fit pour cela décréter par le sénat, qu'à tout spectacle public, et en quelque lieu que ce fût , le premier rang des sièges resterait vacant pour les sénateurs ; il défendit que les ambassatleurs des nations libres et alliées fussent assis à l'orchestre, parce qu'il découvrit que quelques-uns d'entre eux étaient fils d'affranchis. Il sépara le peuple des soldats; les plébéiens mariés eurent une place marquée ! il y en eu tune pour les

^■ip

cnfans , et auprès d'eux d'autres pour leurs précepteurs, n ordonna que les gens mai yétus ne pourraient se placer à l'amphithéâtre. Il ne permit aux femmes de Toir les combats de gladia* teurs que du lieu le plus élevé , tandis qu^elles élaient accoutumées auparavant à rester confondues avec les autres spectateurs. U n'accorda qu'aux seules vestales une place séparée au théAtre, et vis-à-vis le tribunal du préteur. Il éloigna tellement les fânmes de la vue des athlètes , que dans les jeux qu'il donna comme pontife , le peuple lui demandant un couple de lutteurs ^ il le remit au lendemain matin, et proclama qu'il ne trouvait pas bon que les femmes vinssent au théAtre avant la cinquième heure du jour.

• Noos arrivâmes à des places où la toarbe en baillons , et mêlée à des femmes , jouissait da

spectacle. >

{Titus CalphurniuSf tit. 7.)

Toutes ces divisions sont observées dans les théâtres de Pompeï.

Les approches du grand théAtre de Pompeï sont ménagées pour en faciliter l'accès. Le corridor est de niveau avec les écoles et le temple d'Hercule, il a quatre portes d'entrée extérieures et six intérieures ou v*oniitoria^ ouvrant sur la cavea : trois grands escaliers conduisent aux gradins des femmes, et deux autres plus petits permettent d'aborder les places vacantes. Les spectateurs n'étaient pas placés très-commodément puisqu'ils étaient exposés aux ardeurs du soleil et à la pluie.

Les auteurs anciens nous apprennent qu'on se préservait du. premier au moyen de chapeaux à . larges bords , et de la pluie avec des manteaux ou des capuchons presque toujours blancs.

Mais lesCampaniens, qui poussaientle luxç au dernier point de rafinement,

ce qui mammttk^ ^ inventèîiiii Éb largcsT ^ciÉ| couvraient fe théAlra ' fMtt4A|| cordes teiiiièi' à la pirti^i^ et attadkéé i^ks itiftli éÉUÎÉ des blocs îAÉ^^I^Aerté;^ ^ ^^ - Les vc^ir^lbtfdiies sor kP deyinretti iéH ^èl^^^^ lilit i dinaire ; eii iH m' éÈ Hâ^mk finesse. IMli»n'éà fiT^t^lÉfaEilÉ pre pàr8raiéès1i'4ici8ès <Êtwi d lieu desquelles il' êtMSà rÉ^réii un char cqidifisMit Ite c&i

soleil. '' ^^ *" ** .' f * ïr^ ;d

On avait" isMâfié ^Ae^ fiiiM

par une infinité de tajfiytti|4i!i quantité d^u jltti;i]^

rieure de rédifice^^ îMMdMiJ dans les'stâtacis'^ai;d mité; Teau mie hauteur, il était aisé de lai en pluie légire sur Umt le tii^ on avait porté la' redietciie donner à cette pluie une odei ble en la parfumant àTec des i

Après avoir décrit la parâe aux spectateurs, il resté à l les détails de la scène.

Le plancher, appdé pmfyk ce qu'il était incliné en pa| trouvait élevé de cinq pieÀ m du proscenium. Le fond db'^ toujours orné de coloones et tues en marbre, avait trois Par celle du cetitre,'ou pc^rto entrait le principal pèrsdnili^ Protajgonista ; il était t<^ljml venir de son palais; cdlé de9 mulait l'entrée de rhabitatieii cond acteur Deuteràgonuiai\ troisième servait troisième acteur. ' de chaque cdté* portes îi Tusafi^ gaires suppa port ou de ^

mciens se serraientde trois ese décorations, une tfaj;i<fue , nique et l'autre satirique ou le. La première était la décoircbitecturale en marbre avec «uies et ses statues ; elle reprénu palais ; la décomtioD comilobile, prenait la forme d'édiivés, d'appartemcDS ou décor- On voyait sur la dernière des des cavernes, des montagnes H objets pris dans la nature

ère la B^ène était le^ojfsce- Tisé en plusieurs chambres où lient les acteurs.

ainsi que se construisaient les I romains, et l'on voit que, ras l'enfance de l'art , tout était ,avec intelligence pour l'eltet ne. On ne manquait pas même ms mécaniques : sous le théâtre lient les inslrumens propres à le tonnerre : des trappes étaient tes pour produire toutes sortes et d'illusions. Les divinités de pe descendaient dans des chars des nuages suspendus dans les B proscenium du grand théâtre it sept niches demi -circula ires » musiciens, et sur le devant rouve qu'il y avait un rideau levait comme sur nos thé&tres.

s celui - ci cinq gradins en i de Paros entouraient l'orchesîtaient ceux des magistrats. Ou au pied de la seconde cavea atues , dont une, d'après une in- OQ incrustée dans le piédestal , ïUede M. O. Rufus , protecteur alonie. Dans un des podium, ou e des vestales et des magistrats, ■trouvé une chaise curule. Ceux itïons iodiquent que le théâtre il sous Auguste, aux frais de a Olconiua Rufus , et Celer , M.

duumvirs, pour l'embellissement c colonie. Un escalier descend de la galerie supérieure (liinsle forum voisin, dit le quartier des soldats.

On n'a trouvé aucune décoration scénique en marbre , ce qui nous porterait à croire que les habitans les trouvèrent d'une trop grande valeur pour les abandonner lors des fnuilles qu'ils tirent après l'éruption. Cependant, diuis cette partie de t' édifice qui communique au forum triangulaire, il y avait des fragmens de statues de marbre outre une grande quantité de bois carbonisé , des morceaux de draperies appartenant à des statues de bronze , une énorme quantité de tuiles, et des inscriptions presque toutes frustes .

Ce théâtre est situé sur le versant d'une colline, au sommet de laquelle est le portique destiné à abriter les spectateurs dans le mauvais temps; il pouvait éi^aknienl servir aux jeux gymnastiques, et pourla promenade. On y jouit d'un superbe point de vue.

Le petit théâtre, construit à câté du grand, et auquel on avait donné le nom d'Oiieum, est construit et distribué de la même manière , et beaucoup mieux ; il était couvert et pouvait contenir quinze cents spectateurs. Il servait aux représentations comiques , aux répétitions et aux concours poétiques, dont les prix étaient des trépieds. Une inscription nous apprend que les duumvirs , C, Q. Valgus et M. Porcius, par un décret des décurions , assignèrent une somme pour la construction d'un théâtre couvert, dont ils inspectèrent la construction.

Un couloir est rempli d'inscriptions qui n'ont pas été dictées par les strictes règles de la convenance. On voit qu'elles ont été mutilées avec des pointes en fer par le peuple^qui attea-

/;«y./<. li/si^e /'«mf^, rfmfie J'/tu

POMPEI.

le tORrner sur ses deux han^ LeScdloiiBMfletefilkim

isjamaisterelerer ni tiferles eus deux ticM da leur kkatetf ^ tcMt

Batte mtnwm , qui ne ponrail d'imb pierre eomniHoat recdUTCrtte ik

happaràU foîi le talcmetlti itae^ cl colora altaiutiTCBKent tU

éd. Gette mnièrG était tr»- rotige et en jaune) à l'exoeptieD âm

[tw poo^ l'espace , et poBtait deux du centre de chaque galëtiè , atù

une grhnd nombre de prison- le sont en bleaj La partie inMriéun d*

■ dile petite prisod. Les sque* eheetue est lisse et odoréè en roU^f

e l'an a tniuTés, et que l'on dabs l'entrecoloDoemcot pantt avoir

irt dans cette ^iëce , attesteilt existé ufa piédestal*

i^ en rftait eiistant lors de Deson fait la remanjue qae l'on n'a

I, ou du moins que cette retrouTé aucun Testige de liti dans

lerrut de prisbn aux malheu- les ehatnbres du quartier des soldats t

iés kuis daùte dans un uo- ee qui pourrait faire croitc qu'ils na

rrkyaDt) et qui obt été troUTés s'y rassemMaifent que pobr léè eatt'-

etiUtre la porte. > cites ou jem gyiùnastiquesi D'aillebrs

MutsuiTanl nos opérations, tout ce que l'on a trouTé d'àrlnnrei

i Denon , nous arrlvlmet à ud s^nblait plds fait peur là parade d'un

•DSsidérable , qui prdb&blei' spectacle qtlè pour la guerre i cette

tc«lHiducommadtlaiit}ceqill grande ârine ^ carrée et foht lofigue,

ipçônner, c'est qu'on atrouré entout-éede la galerie^ paraissait Irè»»

M squelettes de plusieurs e»^ phiprë à cet usage. S'il e<t vrai que

t d'un eberal cbat^é d'eSèti de petites bboses terrent quelquefois

d'habits et d'étoSes que l'on à découvrir des vérités , je pourrait

lana doute afin de les sauver, citer des dessins faits à la pointe

s de ce logement nous trou- ducOuteau sur l'enduit des colonnes,

e conserve d'eau, ou jarre de où sont représentés des lutteurs annés

e, qui, par sa taille et le son des mêmes armures trouvées dans les

:ndait en la frappant, peut chambres des soldats , et qui n'avaient

mpte du degré de perfection de couvert qtie le côté gauche qu'ils

ttaient le travail et la cuisson présentaient au combat. Ces indices ,

ede matière. > quoique informes, n'étaient sûrement

iresque toutes les chambres pus un jeu de l'imagination; ils ont la

itaient des squelettes d'hom- naïveté de la vérité qu'ils décèlent,

nfaos, aunoinhredesoixatite- vérité qui n'a pu être fardée par des

s'étaient ceux des soldats, ils mainsgrossiéres. Le soin que l'on avait

mt pas abandonner leur pa- pris que l'arène ne fût point gâtée

léserter leurs étendards, et par l'écoulement des eaux, pourrait

nt victimes de la discipline encore servir d'assertion à l'opinion qu'elle servait aux jeux : un conduiten

•ouva aussi un singulier in- pierres de taille recevait les eaiix du

, c'était une trompette eu toit de In galerie, et les conduirait à

;rminée par six flûtes en ch.ique angle du carré par un ptlJsart

Qs trous pour les doigts, et <t dans une citerne d'où on la tirait au

endait une chaîne également besoin.

Oo a restauré aujourd'hui qoelquest

UITALIE.

unes de ces chambres, ainsi <{ue la seconde galerie couverte, dont une partie a été nouvellement rétablie à l'aide des scellemens et des restes de solives qui indicjuaient leur premier état. Elles sont occupées par les gardiens de la ville; Tancienne cuisine est surtout parfaitement en état ; et, comme dans le forum , il existe une petite table antique, et une large table moderne, ombragée de saules pleureurs, ainsi qu'une eicellentè fontaine; nous y déjeunâmes, après quoi Tabbé nous proposa d'aller visiter le temple d^Isis ( PL 66) attenant au théâtre.

Nous placerons ici la description du savant Denon :

« Bâti en briques, revêtu en stuc, d'un style plus agréable que noble, les détails en sont infiniment curieux et très-bien conservés. On sait que le culte d'Isis fut apporté d'Egypte, qu'il n'était adopté chez les Romains que comme un culte étranger, et ne formait que des associations mystérieuses, où il y avait des initiés, commede nos jours on pourrait citer nos francs-maçons; aussi le temple d'Isis ressemble-t-il parfaitement à une loge.

» Les cérémonies et les initiations nocturnes du culte de cette déesse devinrent suspectes , et furent défendues par les empereurs pendant plusieurs siècles. Cependant on peut assurer qu'il était en exercice sous Titus, à qui rien n'a été suspect ; car à Pompéi on a trouvé tout le temple habité , tous les ustensiles servant aux cérémonies ; les habits des prêtres, leurs squelettes même; les cendres et les charbons sur l'autel des sacrifices ; tous les omemens qui décoraient ce temple ; une grande' quantité de lampes, des oandélabres représentant la plante et la fleur du lotus ; des sistres dont les prêtres faisaient usage ; des vases pour Teau

lustrale; des patères pour coj l'eau avec laquelle on arrosait le times ; d'autres vases à recevoir 1 trailles ; des lectistemiwn , ou 1 table pour coucher la divinité lor lui faisait des offrandes ; les on du purificatoire, modelés en stu< tant tous les attributs d'Isis ; l'hippopotame, etc. Sur les étaient peints les mêmes emb!

avec la représentation des ] dans leur costume de lin bla tête rasée, et les pieds couveri tissu si fin, qu'il laissait voir - » Onmêlaitapparenomentles cre d'autres divinités au culte d déesse ; car on a trouvé des stal Vénus , de Bacchus , deux Tfaero im Priape. La plupart de ces i étaient en bois, avec la tête, les seulement en marbre. On a aussi les tables isiaques, plus di encore à déchiffrer que ne l'ont manuscrits A'HercuUmum, et d n'ai pas vu qu'on cherchât à tir de lumière.

» On doit remarquer un escal robe par où l'on peut ; croire < rendaient les prêtres pour se sous le trépied avant qu'on ou porte principale de l'enceinte Cette porte s'ouvrait à deux bi dont l'un se brisait deux fois j charnières qui sont en bronze, les dessins de cette porte, qui panneaux et d'une belle simplicii dessous on lisait cette inscriptic

If. POPIDITS If. F. CKLSINTt jEDEM ISIDn mOLM MOTT COlfLàPSÂM À FTNDJLMXNTO P. 8. UITITTIT.

BVlfC DBGTBIOHK8 OB.

CYMEaSIT ORDINI fTO

» Nonius ^

/t*y.c/ Tcmf/f d'^ ,

POMPEI.

, ayant fait relever à ses frais e d'Isis reorersé par un tremde terre, les décurions l'ont gratis à leur ordre , quoicpi'il Euite ans.

te inscription est d'autant plus ante, qu'elle peut édaircir une des incon8éq[uences que l'on dans rarchitecture de cet édiisi quedeceut qui l'a voisinent, e le déplacement de quelques

prétend que c'était là qu'étaient retenu^ ^ ceux qui devaient être admis à l'initiation. On dit que les murs étaient peints et couverts de figures gigantesques et fantastiques. On y a trouvé le squelette d'un homme assis auprès d'une table de marbre, et occupé à manger un poisson dont les arêtes étaient encore dans un plat. Auprès de lui étaient les ustensiles nécessaires à faire réchauffer ou cuire.

« Une pièce Ji côté de celle*là renfermait la plus grande partie des ustensiles propres aux sacrifices ^ et une grande quantité de lampes en terre cuite, qui éclairaient apparenmient les cérémonies lioctumes. »

Le temple de F^énus^ appelé encore par les uns temple de Bàcàhus(Ph66)^ est le plus grand , comme aussi le plus beau de tous ceux trouvés jusqu'à ce ice, celui de 63, dont parlent jour dans Pompeï; la magnificence de e et Strabon , et qui ébranla si ses décorations éclipsait toutes celles •rculanum et Pompeï^ que la des autres. Son parvis est presque un des édifices furent renversés, carré, mesurant à peu près cent pieds;

il est environné d'un portique formé de superbes colonnes , et rendu plus imposant encore par de nombreuses statues. Dans le centre est le temple, autrefois orné d'un magnifique péristyle, de six colonnes de front, et probablement de onze sur le côté, et élevé de huit pieds au-dessus du terrain au moyen d'un soubassement sur lequel on monte par quinze marches en marbre.

Dans les jours solennels , et lorsque la foule obstruait les parvis d'un- temple , les sacrifices publics étaient consommés sur un autel en dehors, en face de l'entrée, afin que le peuple pût en être témoin. Les offrandes des particuliers , leur tribut de gratitude envers la Divinité, en un mot, leurs sacrifices étaient reçus dans le temple, et placés sur une petite table , près de la sta-

Sj le rev]èteinent de mauvais e Pon trouve au quartier des et qvà Â'a éà Kra probablement I le tremblement -de terre , dont •tkmfidt mention , et qui avait depIkiBiéars années l'éruption poiflqa'oa avait eu le temps de ]tti''''dbiôinageii , et que Pùpi^ ait ipa restaurer le temple à ses e tremblement était, selon toute

es babitans effrayés abandonnèirs maisons et la ville, et qu'à e sénat mit en délibération s'il )rdonné d'abandonner Pompeï , on en permettrait la restaura-

statue d'Isis, en marbre blanc, ir mi piédestal dans le temple ; n Ta transportée au muséum.

ent d'une main cet instrument n a coutume de regarder comme I def des écluses du Nil : elle est

goût égyptien pour la forme et i pose, mais plus agréable parle

que ces figures n'ont coutume re ordinairement, i y voit aussi une statue de , et une de l'Amour, ms une grande pièce ouverte »is portiques , on lit sur la moplusieurs noms propres. On

, .^.:^ S ~1f *«• 3i^^ »4 ----.STï-

i58 L'ITALIE.

tue du dieu. Attaché à la colonne de inscription iremarqualiletPtfi

droite est un monopodium ^ ou piédestal à un pied, avec un bassin dans lequel^ un tuyau caché dans la colonne même, apportait l'eau pour les lustrations. ^

Quoique superbes dans leur arrange* ment , les colonnes de ce parvis offrent des idées de caprice dans leur goût et dans leurs décorations. Leurs chapiteaux sont en stuc , originairement ils étaient doriques ; une simple feuille en a fait des chapiteaux corinthiens. Les murs du parvis' sont recouverts de peintures en couleurs vives , et représentant généralement des paysages, des vues de maisons , des chambres d'intérieur avec des figures d'hommes et de femmes. Le peintre a donné à ces sujets des proportions d'enfans, et des têtes d'hommes, ce qui valut à cet édifice le nom de maison des Nains, jusqu'à ce que la fouille ayant été continuée on 1 817, on découvrit que c'é** tait un temple. Dans quelques compositions, ces figures sont représentées jouant ensemble , combattant des crocodiles , ou occupées à des travaux do« mes tiques : Tune représente Hector attaché au char d'Achille, une autre Agamemnon et Achille. Le sanctuaire ne présente plus que les quatre murs noirs , élevés sur une petite base autrefois enrichie de marbre , aujourd'hui nue.

Au fond de la cour, vis-à-vis de l'entrée , est Une petite chambre où se trouve une peinture inestimable , Silène et Bacchus; celui-ci tient dans ses mains un thyrse et un vase, et Silène lui enseigne à jouer de la lyre. Dans le mur est une niche , probablement pour les dieux lares. Pendant quelques années ce temple a été censé dédié à Bacchus; mais des débris de deux statues de Vénus, et une

ter une autre version ^ et mbê nom de Yénosà celui d« 9mA Nous voici aux baù$s piiU thermes j en face du ternie di tune.

Sénèque place l'usage des 1

nombre de ceux inditpenaaUe

santé , qu'ils entretiennent , c

tant la transpiration et une h

gestion ; d'un autre côté y il ei

sumer que la chaussure des l

consistant en sandales, don

accès trop facile à la poussiàn

boue, et rendait les ablution

pensables; aussi les thermes

étaient-ils en grande quantité d

« Dans les premiers temps h

avaient été très-favorahle$ à la c

peuple de Rome, qui pouvait

curer cet avantage en payant

dividu un quadrant (environ de

'times);les plus honorables éd

dédaignaient point d'en être e

mes les inspecteurs ; ils entraie

les salles où le peuple se baigi

réglaient tout ce qui avait rapp

propreté , et même à la tempi

Ces mêmes édiles avaient ordoi

le lieu destiné aux bains sera

struit de façon à être à l'abri c

froid. Les bains chauds, en |

lier, étaient exposés au midi.

• Long-temps on se trouvait à Rome de l'usage des bains, témoignage de Pline on n'y point d'autre médecine pendi cents ans. Les bains chauds éU plus généralement recherchés ; dant, après la guérison d'Augus Musa , au moyen du bain Qpoid, ci fut mis à la niniioiiîiiBiifc i Jl/e</., article Bauis«,^

Plusieurs pn jour. On appeli baliieœ ou then

pliquait plus particuUére-

baÎDB privés, l'îiutre à ces i Élevés sous les empereurs , itenaiect, outre les salles de

jardins, des portiques , des ae bibliothèque , et tout ce uvait dans les gymnases et alestres des Grecs. Quoique H de Pompeï oe fussent pas

«Tflc cette magBiûcence, lia pendant fournis de tout c« it y paraître nécessaire.

iTTut&la pointe du jotiT; les

riches ne les fréquentaient 'onièreà heures de la jouriréféraient y aller entre midi ler du soleil. Les débauchés jUMpiaprès souper, et aux incées de la nuit, conune iCM à favoriser les plaisirs mt y chercher, mea de Pompeï ont été déa i634- Voici ce qu'en a ) ChAteaubriand :

milles se continuent avec ce et avec beaucoup d'oroîn : on vient de découvrir u quartier et des thermes )ans une des salles, j'ai parmi remarqué trois sièges en une forme tout-à-fait ini de la plus belle conserva-

l'un d'eux était placé le l'une femme dont les bras irerts de bijoui, en outre ta d'or , dont la forme était lej j'ai détaché un collier liment d'un travail miracuus assure que nos bijoutiers sperts ne pourraient rien M précieux ni d'un meilleur

ifficile de peindre le charme irouve à toucher ces objets Lx mêmes où ils ont reposé les, etavantqaele prestige

ne soit tont-à-fait détr croisées était coDTerte u» .

vitres, quel'on vient défaire re^ au musée de Naples. ■

Ces thermes ont six entrées. Celle ' par où l'on pénètre aujourd'hui donne dans un vestibule couvert^ longeant un atriiun, rendez-vous des personnes qui se présentaient pour prendre le bain. Ce vestibule, garni de sièges en bronze , se nonmiaît apoditerium ou tpoliatorium ; au-dessus sont des trous dans le mur où étaient enfoncées des chevilles en bois pour pendre les habits ; on en a même trouvé quelquesunes à moitié brûlées. Les vétemens étaient confiés à la garde d'un homme appelé Capsarius , qui suffisait , malgré la îoule, pour prévenir les vols, gràcesà la Hévéritédea lois, qui ne sauraient trop protéger les intérêts particuliers dans les établissemens publics. Quelquefois l'apoditerinm était garni de couchettes fermées par des rideaux, coutume qu'on retrouve dans les bains turcs.

Une fois dépouillé de ses vétemensj on entrait d'abord dans le frigidarium.

Celui de Pompeï est construit circulairement avec des niches dans le mur, garnies de petites baignoires ; dans le haut se trouve une ouverture, fermée par de larges carreaux de verre. On y a trouvé treize cents lampes de terre cuite, d'une même forme et à un seul bec, deux verres fixés dans des cadres de bronze , et une inSnité de carreaux de verre cassés, dont quelques-uns sont convexes , une épée avec sa poignée en ivoire , les débris d'une statue équestre en bronze d'un travail médiocre , un squelette et une soixantaine de monu.iies d'argent.

Ceux qui fréquentaient les bains dans un but sanitaire, ne dépassaient guères le frigidarium, qui contenait en outre un large bassin « piscine >

où l'on se livrait à re:sercice de la natation.

Le luxe introduisit dans les bains les eaux de la mer, et y fit descendre la neige des montagnes ; c'est ce que l'on voyait dans les bains de Néron.

La volupté y jeta à pleines mains du safran etd'autres substances odorantes, et la médecine les modifia à son tour , pour les rendre plus utiles à l'homme malade.

A' la suite du frigidarium venait le tepidarium^ d'une température plus élevée. Le baigneur s'y arrêtait pour se préparer à entrer dans la salle suivante. C'était le lieu que les philosophes choisissaient pour leur entretien.

Des jongleurs, des bateleurs, des mimes, y entraient aussi, et moyennant une légère rétribution divertissaient les assistans. Cette salle , à Pompeï , est oblongue avec une voûte à compartiment en stuc (PI. 66 ); sa décoration est en bas-relief si beau , qu'il fait regretter de n'en avoir pas trouvé beaucoup de semblables. Dans les murs sont des niches ornées de jjetites figures d'Atlas. Plusieurs de ces niches contenaient des lampes; d'autres sont supposées avoir contenu des essences pour les baigneurs. Cet appartement aurait alors été non-seulement un tepidarium, mais aussi un unctuarium.

Dans la partie supérieure de la voûte est une ouverture pour donner le jour, et dans la salle un immense brasier en bronze, d'une forme élégante et ornée d'une figure de bœuf, peut-être le bœuf Apis. On y voit aussi deux bancs en bronze sur lesquels on lit :

M. NIGIDIYS. TÀCCVL. ▲. P. i.

Près du tepidarium est le calidarium ou 5udatorium\ qui dans son extrémité supérieure contient une grande cuve oblongue, en marbre, élevée sur des

marches paiement en nudhr un récipient pour Teau dbm cuve est près d'un mur, le te les baigneurs étaient assis ,'k plongeant dans l'eau. Il pouia six personnes à la fois. Lej garni de draperies, et sons le était une cavité pour^l'admis) circulation de la vapeur. Les s'en distinguent parfaitement trémité opposée est un dofoiie mi-circulâire^ lacomcum^'OTm perbe bassin, labrum , d'une se de marbre blanc , au centre e pour l'eau bouillante- Uiie .iiu sur une des parois de ce bj connaître le nom de celui qn à ce travail , et le paya sept.i quante sesterces. Le mur, recc stuc, a troislargèsouvertures p froide, afin de tempérer h lorsqu'eUe devenait trop insi ble ; près du jet d'eau sont deo ouvertures pour l'air.

Du sudatorium, les baigi venaient dans le tepidarium esclaves les frottaient avec m ment nonuné strigile , compoi petite lame de la forme d'une s en or, en argent ou en ivoire, . quelle on enlevait la sueur. .

Lorsque la peau* était bien s

moyen de linges chmàa^^ ils Ije

maient de la 'tête auzipieds , i

huiles ou. des onguens, odor

renfermés dans des , bottes: de

d'albâtre ou.de verre, appelés

parceque la. liqueur qu'elles

maient ne tombait que goutte à

puis, se couvrant d'une coi

légère « sindon. » , ils revenaient

liatorium ou première pièc^

après avoir attendu^i ^^^^*" •

pour s'accoutum^ii

se préparer à. cdljBi

naient une bois

i leur robe. Quelques-uns se

faire deax onctions, l'une

l'autre après le l>aiu. Ceux

DStitutionplus robuste, au &or-

sudalorium, se plongeaient piscine Au frigidarium , ce qui fiait encore dnvantai^e.

les premiers ât,'es, un père ne amais baigné avec son fils ni rec son gendre. Aucun homme idmis dans ces établissemens ge de quatorze ans ; mais lors- »tTuption fut arrivée h son

OD en vint au point du mé- I sexes dans les mêmes bains, int un édit impérial entreprît r un frein h cette licence.

dà de ces thermes est nnaatre sment de bains destiné au penôx femmes , et composé de peiihbres voûtées et obscures qui ênt peu d'indication sur leur

lermes paraissent aroir été ri- : décorés. Ces édifices, comme lases chez les Grecs, étant frépar un grand nombre de per- ^cevaient tous les embellissesnt l'art pouvait disposer. A 1 en a trouvé de magniâques.

ière du jour n'y pénétrant 1 recevaient la clarté par de * candélabres, et une multi-

lampes répandaient leurs lulur des peintures variées. Le»

marbre coloré, les nombreuses qui décoraient tes niches et lïques des planchers, les pros les plus précieuses du pin- . du ciseau grec qui les décoles rendaient les monumens les narquables du goût et du luxe dens.

le des thermes, est une petite i forme oblongue , environnée iques , de magasins et d'hahi-

tatioD.s; on In nomme place .

lonica. A l'une de ses e»lre est

un passa;^e abnulissant.i la rue de Mercure. Ce passage était autrefois surmonté d'un large portique , dont un pilier est encore debout; sur une des faces de ce pilier on a retrouvé des fresques qu'où peut considérer comme une espîce d'enseiijne annonçant lecommerce qui se faisait sur celte place. Elles représentent trois larges jarres à demi pleines d'eau; dans l'une un homme liive des élofles de laine.

Une femme j probablement la m.iitressc de rétablissenient , est assise ù côté, et surveille les ouvriers. Dana un autre tableau au-dessus , on voit Un homme nettoyant une étoils que l'on recQDualt ]iour luie toge ; il l'étend sur une balustrade , un autre porte sur ses épaules un étendoir et un petit vase pk-iu de braise. Sur une autre face du pilier est une presse , avec tout ce qu'il faut pour s'en servir: elle ressemble exactement à celles qu'on emploie aujourd'hui pour extraire l'huile des olives.

Cette construction en portique, et ces peintures, sont encore eo usaee dans les vieux quartiers de Naples.

Bans le haut delà place est un lavoir consistant en quatre bassins où les ouvriers seplaç.iient pour laver les étoffes; les fresques du pilier qui aident à l'explication de cesdifTérens travaux, rappellent la plus haute antiquité.

Dans l'Odyssée, les filles d'AIcinoùs et les dames phéaciennes lavent leurs vétcmens dans des bassins de marbre aux perles de la ville.

Une bouli([UC de cette place contient un four avec trois tubes pour révai>oralion de la fumée ; dans un autre on a trouvé une matière glutineuse, probablement de la terre à dégraisser; enfin, vis-à-vis était une presse qui

,(ia L'ITALIE.

■ aura i >dèle h celle du pilier.

Attenax icjue sontUDefoataîne

et un :ôté du lavoir, sur uq

autre ^jt encore une peinture

de deuj rpens j peut-être était-ce UQ lai !□ contre la jcttatura ou le inaVot ; car, je l'ai dit, Ica Anciens y croyaient , et à tout moment Pompeï nous en fournît la preuve.

La fascination était surtout considérée par eux comme le résultat d'un charme irrésistible, et pour s'en préserver, Plutarque .-lŒrme tju'on mettait en usage les moyens les plus ridicules, citant même jusques h l'emploi du phallus; non-seulement les hommes, mais les femmes et les enfans , le portaient pendu à leur col ou gravé sur des anneaux; ils poussaient encore l'absurdité jusqu'à le porter en procession à travers les campagnes, comme l'atteste saint Augustin.

Il est probabl c quela corne quclea N;

turc représentant une seine dramadque; deux acteurs masqués déclament; trois autres personnages sont dans le fond et ont le visage découvert; sur on des c6lés du tableau on voit un magistrat assis dans sa cbaire. L'inscription de la façade extérieure ferait soupçonnet que la maison appartenait à cet Holconius, dont le nom était écrit en lettres de bronze sur le pavé de VOiIeum, au pied de sa statue.

Une autre maison connue sous le nom de la petite fontaine, est attenante à celle que je viens de décrire.

Elle ne présen Le d'ailleurs aucune autre particularité remarquable.

Les tases qui alimentaient le trésor public chez les Romains , spécialemecl au temps de l'empire, durent nécessairement cxîi^er un nombre proportionné d'employés pour les percevoir ; ce besoin dut surtout se faire sentir dans les villes maritimes qui,

politains portaient , comme préservatif comme Pompeï, fais.iient un grand de la jettatura, et dont j'ai parlé, n'est -> - .

autre que ce phallus j que nos mœurs plus décentes ont altéré dans sa forme. On a trouvé dans cette place beaucoup d'objets divers , entre autres cinq bouteilles carrées à col circulaire ; l'une encore pleine d'une liqueur qui s'échappa au moment où on la découvrit ; une autre contenait du caviar ou œufs de poissons préparés, une troisième des olives conservées dans l'huile et qui ont traversé dix-huit siècles.

A côté de la fulonica est la maison de la Grande •'Fontaine , située dans la rue de Mercure, ainsi nommée à cause delà quantité de statues de ce dieu qu'on y a trouvées. Dans une petite grotte ornée de coquillages et de

mosaïque

est une fontaine de marbre

blanc ornée de masques ; sur le mur du fond sont peints des arbres et des fleurs. Unechambre latérale contient une pein-

commerce. Ces fonctions c non-seulement dans la perception dis impôts, mais dans le payement des approvisionnemens pour les armées, lesfiottes, et généralement de toutes lei dépenses qu'exigeait un gouvernement

D'après les probabilités, Pompeï devait avoir un questeur, oudu moins un délégué du trésor, et ses fonctions, eii égard à l'activité du commerce, à fa situation et aux richesses d'une des villes les plus célèbres de la Campanie, devaient en faire un office important. L»

découverte de deux coRres dans une maison située dans un des quartiers le plus fréquenté, la grandeur, la force et la magnificence de cescoffres, qui outrepassent celles qui auraient pu suflire au commerce d'un particulier y tout porLeà présumer que leur destination était alleclée au service du trésor

l>bMPEl. lés

I h «oAjcfehirtf tfn'an ofBciet Lfes nun â« cette ebttéé Wt dol

I le questeur lui-oénift fk>t[e maison.

an en Stladt'courerteeu i8s8 lès fresqtics qun'omaieiit, an ICtqudleA £4^ Irouvait celle dfe i PàUUx i lui firent dotmer ce titeé Hmps que celui des fi ifDJodrd'hui <m lui a alibis âè maison da QufiSteut-, iealltttte sou« tes dif%-eht« iGons. Cet édifice est divii^ lldittalions bien distinctes, ibi ^Tnde et la mieux or- [t &é destinée aux afTaires t^- et l'autre à la famille et tes du propriétaire.

Uenledcux entréeé donoant K4ta Blerciire , el déoi aotreii e derrière ; tout près est im B corps de bitiment , où sont .îquesqui commoniquent arec iir j c'est là que le propriétaire rendre ses denrées.

m tes les haliita tiens particu- ;elle-ct est la plus belle el la le qu'on ait découverte jusqu'à La façade est revêtue en stuc rail exquis. Sur un fond rouge )t des reliefs en stuc blanc, creux soDt d'azur ; la corniche ncde stuc travaillé au moule ; tëi iâiltanles sont rouges et ilfti le fond bleu céleste. Au- Mt sculpté un Mercure , une lâttain et dans l'attitude d'un B est difficile de ne pas admilurpeetive qu'on a de cette enyt plàue dans un atrium , et l'-douze colonnes on aperçoit ium et sa fontaine, au milieu, mu et êta superbes peintures , EU le péristyle et le jardin, par r^edicula , ou petit autel s tutélairea ; le restibule et la it parés eo émail blanc.

peintures dans des coAtpMt-tlnlMs rArlés, jaunes ou rouges , M rcpt^Kiltanè divers* sujets; cesf Ul IgtitMi Tdtt Castor et Pollux ; au mllltti dfe l'ilft' plilvium est une foûtaldé où è6nt sculptés des gredduînes , dei lézsnll et autres figures d'aniidaaié. C'éftt dali< l'atrium et iciAté datflblintim ^ti'bolt trouvé Ui deux éotfreil dont j'ai (Ut fnenttott ; tbu» délit étalent pos^S sn^ tin socle eb tnaçoânéfiè IndrilMée d^ marbre ; ils étaledt eti btill ,1'jntérieaf doublé entttJTre, et garni» extérieurement delames et dfei^DilIesâi jf^; iermres et Wnèmott en bhÂliEe, le fout Okidé, -et le bois toiîlbant ud ftttn-iture. Vua l'un on a trouvé qa^ntUté^iM BiOîmaies dW«t cîn^ en argÎMit. If est à présumer que \tà sommes qui devaient y éttb déposéeé auront été enlevées par les babitans.

On a retrouvé uo trou dans le muj* de la salle contiguë ; il est donc pro^ bable qu'en faisant leiirs fouilles , le^ habitués de la maison j otf peut-être des étrangers, au Heu d'arriver directement aux caisses , se trompèrent et se trouvèrent dans la chambré k cAfé, Cet atrium était décoré de fresques; dans celui du second bitimeitt, on a trouvé également des peintures , entre autres un Pan et un hermaphrodite, composition pleine de fraîcheur et de grâce, et des paysages dans le getiré de ceux du Poussin. Partout où fes yeux pouvaient se porter, on ne voirait que peintures , même sur Icà murs du jardin. La plus grande pièce, non-seulement de la maison, mais on peut dire de toutes cdies retrouvées jusqu'ici , était aussi la plus Somptueiise par son pavé et ses murs incrustés eh marbre d'Afrique de diverses couleurs. Ces marbres furent enlevés lors de l'éruption même, OU peut-être avant i il en

est cependant resté assez pour faire juger de sa magnificence; c'est le marbre sanguin, le rouge et le jaune antique, et jusqu'à des morceaux d'albâtre d'Orient.

Dans le troisième corps de bâtimens on a trouvé peint sur un mur blanc , une miniature représentant une danse de bacchantes d'une composition exquise. Par terre était un candélabre en bronxe , monté sur trois pieds , disposés de manière à figurer l'emblème de la Sicile. Dans l'appartement derrière l'atrium étaient de superbes vases en bronze et des lampes.

La seconde porte d'entrée communique à cette partie , qui fut découverte en 4829, et qu'on nomme maison d*ApoUon. Ce nom lui vient des nombreuses peintures de ce dieu qu'on y a retrouvées. Les murs de quelquesunes des chambres sont couverts d'arabesques en état parfait de conservation, et d'ornemens en stuc , dont un , le seul de cette nature, représentait des objets licencieux ; sur le mur, en face , étaient deux superbes peintures dont on n'a pas pu deviner les sujets. On a découvert aussi une jolie table oblongue de marbre blanc , supportée par des pat^s de griffons ailés , et si bien conservée, qu'elle semble sortir des mains du sculpteur; un pavé en mosaïque, représentant des Amours enchaînant un lion avec des guirlandes de fleurs : des prêtres de Bacchus entourent le lion et les Amours.

Les fouilles de la maison d'Apollon ont donné au musée un buste de grandeur naturelle , et un petit buste de Tibère dans sa jeunesse , tous deux en bronze , un mortier et son pilon en broDze antique , une romaine avec son contre- poids représentant Mercure , des candélabres , une boite de pilules et une singulière statuette, en marbre,

d'Hercule ibnnant * à mitiger i chien. .

Toute la rue de Moreare « théâtre des nouvelles fouilles; o a continuées jusqu'aux mundUes ville qui la terminent, et ensuite repris une ligne latérale , dans lac on a commencépar la maison du F ou de la Mosaïque. Je voudrais muniquer au lecteur le plaisir qi prouve à parcourir toutes ces .

tations, dont les peintures, à sorties de terre, ont consorvé les leurs les plus vives. Les amis de doivent rendre grâces aux cons teurs de Pompeï, car c'est ici qui a apporté plus de soins à convi toits les restes si intéressans de h ressuscitée.

Dans cette rue de Mercure trouvé un grand nombre de squeli une petite chaîne en or émaillé, tre bracelets , quatre anneaux une pièce d'or à l'effigie de Yespa soixante-trois monnaies d'argei vingt-huit de bronze ^

Le blé chez les Romains , comme les modernes Italiens , formait la p pale base de la nourriture. Avai guerre contre Persée, roi de Macéd il n'existait point de boulanger Rome , chaque famille faisait son chez elle, usage encore existant le royaume de Naples. Dans la c peu aisée on chargeait les femm ces fonctions; chez les riches c'ét les esclaves, qui réduisaient aiz blé en farine au moyen de pilons la suite des boulangers s'acquiti de ce travail^ ils furent appdés cela pistores , et leur établissement

> Souvent nous passons Dons le faisons ici, le ttes, fi(pirines, candélil précieux qui ont été rec On conçoit en effet ' très- fastidieux à fora

■. Les moiilios ét.itent connus en et ea Asie, lonii-leinps avant ur usage fût introduit en Italie, oen'cndutlacoDnaiss.incequ'aux res de Paul Emile qui les importa Grèce.

■ ce mot moulin, qu'on n'aille pas urer les machines que nous conms : un moulin, chez les Anciens, 'oimc lie deux pierres volcaniques one à base ronde et taillée en pye, «'adaptant dans le creux d'une pierre taillée en double entont de la forme d'uu sablier. £d faionmer cette dernière au moyen ox anses latérales [ voj^z la fî- Plancbe 65 ] que traversaient barres de bois , le grain versé 'entonnoir supérieur tombait par lU, CDtre l'entonnoir renversé et Te conique , et te mouvement de sn le réduisait en farine. L'inrde la pierre creuse est doublé t et le cône de celle inférieure se par un pivot en même métal, iployait aussi pour tourner les Ds des gens à gages. Plaute , . par la misère à gagner sa vie vail de ses mains, fut long-temps é à ce rude métier , et c'est dans .ervall es qu'il trouva le temps de >ser quelques-uns de ses incomles ouvrages. Par la suite on y mna tes malfaiteurs, et l'art ayant es progrès , l'on y appliqua des de somme.

loutique que nous voyons ici est ::be sur la voie domitienne. Elle nt trois moulins, une petite ! pourles chevaux employés à les igir, et auxquels on biuidait les des fours où cuisait le pain , 'ases pour contenir l'eau, des jres pour la farine et des monde grains. Ces fours diffèrent de ceux aujourd'hui en usage , N.

qu'en les réparant il serait aisé de s'en servir encore.

On y a retrouvé jusqu'à des pains; sur l'un d'eux, de huit pouces de diamètre, sont tracés ces mots ; u Siligo. graiiii ■ ; sur d'autres : ■ E. cicera. » Par siligo on entendait une farine blanche , peu nutritive ; il est à croire que c'est le seigle. Cicera voulait dire des pois-chiches , qu'apparemment on mêlait avec la farine. « La faim fît trouver tendre , mèmejuaqu'àcemauvais pain de seigle.» (S(;nèque , 1. ra3.)

L'abbé Barthélémy prouve que ces marques étaient ordonnées par la folice pour désigner l'espèce de fariue dont on se servait. Elles étaient foimées par des lettres séparées.

Puisque la rencontre de la boutique du boulanger m'a engagé à parler d'un objet de première nécessité, je reviens sur le logement des Romains, et j'ajouterai quelques réilesinns qui compléteront ce que j'ai dit en décrivant la maison de Pansa.

Les maisons des premiers Romains furent , dans l'origine, très-petites. Les portes restaient ouvertes pour éclairer pendant le seul repas qui, dans des temps de frugalité, suffisaient à ces guerriers pauvres et sobres. A mesure que la civilisation et le luxe s'introduisirent chez eux, ils les agrandirent de telle sorte , qu'y loger quatre cents esclaves ne fut plus regardé comme une chose extraordinaire. On les entoura dejardins ombragés, et leur décoration intérieure dépendit du goût et de l'opulence du propriétaire. Auguste, dont l'indulgence n'alla jamais jusqu'à tolérer les extravagances de cegenre, entreprit d'y poser dés bornes; il fixa la hauteur des maisons à soixante-dix pieds ; mais ce règlement fut souvent éludé. Cette infraction amena de l'irrégularité dans la symétrie des édifices.

incesdie arrÎTé sous

considéra: Gomme

oliligc de rebâlir

ut pour la première fois

tëdeplan

AO p

JVéroa UD bie Rome,

upe ville régulière. L'unifoi n'eDtratna pas l'uniformité de détails, mais il est des idéps de conver nnces et de bien-être que les AïicieDs ii^iorèrent enliùremeDt ; ainsi , jamais ils ce sfirent ce qu'était une cheminée, et ils ne connurent point les fenêtres sur la rue. Presque toutes leurs chambres, ne recevant le jour que par la porte, lorsqu'elle était fermée, ils étaient ploBgés dans une obscurité complète.

A la vérité les Romains et les Grecs ne sont pas des peuples qu'il faut voir chez eux. C'est au forum et sous le»

portiques qu'il faut aller les chercher. Ils aimaient la grandeur et la magnificence dans les édifices publics , principalement Hans ceux destinés au culte de la Divinité; mais dans leurs habitations ils se contentaient du nécessaire.

Vitruve est le seul îiuteur de l'antlquitéqui nous donne <les dét;iils générauï sur les maisons; mais son traité ne nous est |ias parvenu avec les figures qui contribuaient à l'expliquer.

Pompeï est donc, pour l'antiquaire, un livre vivant qui a manqué à ceux qui nous précédèrent. Nons y voyons des maisons construites et habitées dan.sle tempsquc Vitruve écrivait, et, sonouvraL'càtamain, nous pouvons les parcourir

; l'œil nous donne l'explic tion des passades que l'esprit n'a pu comprendre.

Combien nos peintures sont inférieures à celles que nous retrouvons dans Pompeï ! Quel art dans la composition de ces couleurs qui ont la transparence du cristal, et qui, malgré l'iiumidité de la terre dans laquelle elles sont restées enfouies , ont pu ré-

sister pendant des siècles \ quelle règti* larilé dans le dessin ! quelle ^ice duu les poses ! quelle variété dans Vespmsien! Mais aussi remarquons que U a^oiil des décorations était géoéral chei eux. Pauvres ou riches, tous décoraieait de peintures leurs maisons, leurs chambres , leurs murs extérieurs et intérieurs. Et ces mosaïques qui reviennent partout! quelles sommes n'eKiç;erait pas aujourd'hui le pavé d'un seul de nos appartemens \ Cependant nous Ut trouvons à chaque pas , non-seuleracal à Rome, mais dans tous les lieux qui ont été habités par les Romains. J

La PI. 6^ représente un panneau dt' décoration, pris dans la villa de Dii»

mèdes. Elle peut donner une idée dei peintures qui ornaient les édifices dei personnages riches. Le fond de la partie principale est de couleur fauve.

Celui du ceintreest tilas. La plinthe da bas, sous les guirlandes, est vioiet-bleo. Les panneaux du haut sont de divoMJ bleus, et ceux du bas d'un rouge bril*lant. Les colooucttes sont bieu-foncc, et tous les sujets, d'un dessin charmant, ont les couleurs qui leurs son!

])ropres. L'ensemblerlcs couleurs est en harmonie. Nous pourrions donner mille exemples variés pris ;» Pompeï et à Herculanum; on serait étonné de îa fertilité d'imagination des artistes anciens.

Aussi les avons-nous copiés dans nos décorations d'appartemens, et ce n'est

sl'éi

poqu.

ins montré le

moins de goût.

L'art de la statuaire ne le cédait guères a. celui de la peinture. Combien de figures en bron/e , de petites statues d'Hercule, de Pallas, de Jupiter, de IVIercure, placées au devant des portes des maisons, ou comme limites de leurs liérilagc! Longue serait i'énumération de tous les objet» qui mettent à portée de juger à quel point ils culti-

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