‹ L'ItalieChapitre 35 sur 56 · PEI · texte numérisé non relu

PEI

rapporter àlui. Voici qu'une fret k Pompeï vient à noire secours et nous permet dusseoir quelques idées à ce sujet.

Sur une tuble est servi un large plateau carré. Aux quatre angles sont quatre paons dont les ailes déployées forment un vaste dûme. Entre ces paons sont placés quatre homards , le premier tenant dans ses pinces un œuf bleu, le second une builre, le troi^ sième un loir, et le quatrième un f^ nier de sauterelles. Cet immense pi»teau est accompagné de quatre autres, chargés de poissons , de perdrix , de hèvres et d'écureuils, chacun leur tête entre leurs pâtes et nageant dans la sauce; Tiennent ensuite use mngéé dejauues d'œufs, uns de pèches, «Se petit* mdons et de cerises, et enfin une autre de légumes de différentes espèees.

Dans les banquets <H:diBaiFes, ler»> que tous étaient ^a^ ea dignité, 1« maître de la maison se plaçait au milieu, et les hâtes indifféreummt, à sft droite et à sa gauche. Dans les occasions solennelles, telles, par exemple, que l'invitation faite à un consul ou à tout autre magistrat, celui-ci occupait la place d'honneur , les maîtres de la maison venaient ensuite , de chaque côté les invités et la tourbe des parasites. Les convives placés, on leur présentait une couronne de fieurs arrosée de parfums , après quoi on faisait les libations en l'honneur des pénates et des divinités hospitalières.

L'on élisait ensuite ou on tirait an sort un taliai'cbam, ou roi, qui pendant toute la durée de la fête exerçait une autorité suprême.

Quetn Venas arbitrom

Dîc«t bibeodi

Km., lit. i>, 94, 5.

QuM est le foi que 'Véuilï ioimf

' A cette troupe de buvearj.

Titid. deDMu. *

Les vins portaient le nom des consuls sous lesquels Us étaient faits.

Tant qu'on s'en tint à ces coutumes joyeuses , il n'y eut rien de reprébensible; mais lorsque plus tard la sensualité et les excès usurpèrent la place de la tempérance' et de la frugalité, c'est alors que' les repas devinrent condamnables. Ces fâtes semblaient incomplètes lorsqu'elles n'étaient pas accompagnées et suivies de scènes où l'bumanité et les mœurs fussent également outragées 1 souvent des gladiateurs teignirent de leur sang le plancher, où précédemment on se contentait de répandre des libations. D'autres fois eurent lieu des scènes de turpitude, sur lesquelles il est mieux de tirer le rideau! Aumomentde quitter la table, une coupe, consacrée au dieu du sommeil, ci reniait à la ronde -.ooinvoquait ce dieu en faveur des convives , à qui l'on distribuait des présens qu'ils emportaient eux-mêmes , ou qu'on faisait porter cbez eux par des esclaves.

Martial fait allusion à cet usage.

Pncmia convivu det sua qaisqne sao.

Que chacun faue ses prësens à son coDvire.

Après cette digression, nous allâmes visiter le temple Gi'ec , le plus antique et le plus majestueux qui ait été construit à Pompeï. A peine peut-on discerner entièrement son étendue, qui est un carré long de quatre-vingtonze pieds, et de cinquante-trois de large. La façade était décorée de huit colonnes de l'ordre dorique employé h. Pestum, de quatre pieds de diamètre, et construites en tuf, ainsi que les onze qui ornent chaque cdté.

On reconnaît dans ce temple, qui paraît avoir été dédié & Hercule, la plus noble construction du style grec, et, sdon l'opinion de RomaneDi, l'ou-

vrage dea Etnuquea. VttniK '.

et indique sa positiMi mb I théâtres dmt en efièt il est tiè Des débris d'immenses ooloi nelées s'y voient encore, ai trois autds du cAté de l'orie du centre est pins petit; il étai probablement an feu sacré. < cdtés.sont larges, bas et cons forme de sarcophages. Cett d'autel, ara, élaitcduioîkro les victimes, A cAté est , tin m et circulaire , qui semble avoir sacré à recevoir les cendres. Il ainsi dans tous les parvis des païens^ Celui.<â était couvert une inscription osqne , où .< que Nitribius, pour la denxii grand prêtre ,ou chef des maj 6t construire le péristyle , ou b dénomination appliquée aii:

frappés par la foudre, en haa Anciens, qui les r^ardaieot voués à la colère céleste et fiaient des brebis de deux ans.

Nous redescendîmes dans Va de la ville, et , reprenant nos i tioDS où nous les avions lui veille, nous, nous trouvAmes voie dtmiitienne , à cAté de la à' Action , ou de SaUuste,

Cette maison est désîgnéepari noms ; le premier lui vient d'm ture trouvée sur un des mors d rieur ; le, second , parce qa'en s des preuves qu'elle avait appa un personnage nommé SaUosI est une des pi us jzrandes de la i mitienne, et quoique sa forme r^ulière, sa distribution resseï peu de chose prés, it celle de A gauche de la porte d'entrée boutique, dans laquelle on a des fours, des tnbles, «s Uqusd neaux,etdesai des olives , de

POMPEI. I69

oup de Tin; on peut supposer présentant Mars et Vénus, et l'Amourt Entre ces deux chambres est un espaça couvert dont les fresques représentent la métamorphose d'Âctéon.

Les opinions se partagent au sujet de cette partie de la maison de Sat* luBte ; les uns veulent <jue ce soit le ^écée , on appartement des femmes , d'autres que ce fût un venerenm , lieu OÙ les Romains se retiraient pour ce lébrer des mystères , qui faisaient partie de leur religion et de lelir culte à la déesse de Paphos. Quoi qu'il en soit , cette partie est ici parfaitement isolée.

La maison de Salluste parait avoir été décorée plus élégamment que celle de Pansai tout porte à croire qu'elle a ^lé fouillée par les Aocieus eux- (némes, car on n'y a presque rien trouve. Dans une ruelle a côté élait le squelette d'une femme , qu'on suppose avoir été la maUresae de h maison , et trois autres squelettes, probablement de ses esclaves ; on a retrouvé aussi un petit miroir d'argent, que les femmes en Grèce portaient toujours avec elles , troisanneaux d'or, dont un avec une agatbe transparente, sur laquelle étaient gravés un cheval, des boucles d'oreillea, un collier composé de chaînes d'or , cinq bracelets de même métal, et trentedeux pièces de monnaie.

Dans la maison de Salluste, entre autres objets curieux , on a trouvé une lampe de la forme d'une barque avec six becs de chaque côté.

On laisse la rue pour entrer dans une ruelle, au milieu de laquelle est uue pierre pour faciliter le passage pendant la grande pluie. Ou rencontre fréquemment à Pompeï de ces pierres fixées dans le pavé. Une inscription sur le mur indique de suite à gauche la maison de Modale, qui nous donne une idée des maisons ordinaires de

e boutique étnilun restaurant.

Claverius, les Anciens faiouillir leurs vins; il ne serait i surprenant devoir des fours ieu où le propriétaire enaurait

I vente.

ne cbez Pansa, le cavedium t un impluvium, dans l'intéuquel on a trouvé une belle n bronze, jetant de l'eau dans ipe de marbre greci à cheval » biche était un jeune Her- Tne des chambres avait des

II représentant des masques M, des oiseaux et des quadru- •ur des fonds de couleurs vala gauche du cavfedium étaient

irtemcns intimes, qiû n'ont pas It carrés. On y a trouvé une dole , un vase en' or , douae mé-

•n bronze de Vespasien , et itites colonnes également en

qui semblent avoir lait partie

le devant de la maison est le d'où on va au jardin par deux B, séparés par un viiidarium, • double élevé de trois pieds, ivert de peintures , et formant èce de caisse remplie de terre , née à recevoir des fleurs. Dans D était d'un côté une volière, re une salle à manger avec un al pour recevoir une table; un petit bain ■ nympheo », et itaine.

( cette maison est ud second le bâtiment composé de deux dont l'une est entourée d'un le formé par huit colonnes oc* t peintes en rouge; au milieu impluvium, et aux deux ani^les bambres , dont une décorée d'un ■vé de marbre africain de dilTécouleora , avec des fresques re-

Ponipcï.lctneoncser.ip|iroclie(lecel-- ]aire,daos h partie appdée rue de

]e9quenousaTonsTisitôes;c'estrbabi- l'Arc et en&cedes therme* puUics,

tatioD non d'un uiche, mais d'un hom- nous rencontrons l'habitation appelée

me d'une fortune médiocre. Cependant par les uns maison duPoëte dninati-

toujours des fresques. Celle du mur que^ t:t par d'^alres maison Homà'ique^

extérieur représentait Ulysse repous- caia Omerica (PI. 68). eant le breuyage ^ui lui est ofièrt C'est une des plus rîcbendataniêcj

par Circé. Gomme ce Modeste parait etdespluséléi^iiDtesrfuiaietatétélrou-

aToir été un marcband de liijueurB,' Tées jusques à ce jour à Potajwî. i»

quelques personnes veulent voir dans pavé en mosnique sur le seuS de h

cette peinture ce que nous nommerions porte d'entrée représente un chien ea-

aujourd'hui une enseigne. chaîné, avec ces mois cavecuubi; sur

Eln face de cette babitatios en'est lemurà droite, et prés del'ekihve, du

une autre qu'on a nommée maiVon i^ troUra des peintures reprétâltiIktThc-

Fleurs ou du sanglier, à cause d'une tis et Achille enfant, Hélène- foxli»

mosaïque sur le seuil, représentant un & McoéUis, et la dermire^ '«btreTut

sanglier poursuivi par un chasseur et d'ÂcLillc el de Brtséis^ lïne'Sa plui

par un chien, et des peintures de jolies peintures nntiques ^'flb yoi-

nympbesfoUtrantaumilieudesflenrB. sède. La partie inférieure a été muti-

Revenant dans la voie domitienne, lée,inais la tête de llriséis et beaucoup

nous trouv&mes la boutique d'un ma- d'autres , qui sont superlte*, n'ool ^^

récbal ferrant ou charron. Sur le de- çu aucune injure. Des artislt» ont af

vaut était -une enseigne pareille à celle similé ces fresques aux cbtSa^'aam

de Modeste. de Rnpbaël. On les a trannort*

Après quelques maisons ruinées et musée. -^

auxquelles on ne s'arrête pas; nous Sur le mur à g^auche o|itrtlÉf*UD>

vîmes celle de C, Julius Pofyhe, spa- Vénus ressemblant un pétt' k-Ii Vé-

cieuse et ornée de deux' vestibules et nus de Médicis , à ses pieds' tàie es*

d'un atrium «itouré d'un portique^ lombe teuant une branche; dé njrtt

autrefois fermé par des cloisons et des dans son bec. Les fj^ures de {Ïiihd^'

vitres. On y voit des mosaïques, des dSDt ce« peintures antiques porli-nl

peintures et sur les murs cette inscrip- toutes sur le dois;! annulaire des »-

tien: « E^uitnus et Vatia se recom- niées, taillés en linneaux rdmain^,'^

mandent au: diiumVir C. Jtd.Polybe*. supposés être des emblèmes de fi-

Un aatCHT, .qui en iSt'i à publié mille, ce qui a faitconjecturer^ecci

une traduction nouvelle des f^les de 6gures étaient des portraits. Sur uû

Phèdre, a émis l'opinion que Polybe des côtés du rectaDt;le on a trouvé unt

n'est autre que Phèdre, qui, pour fuir peinture représentant Dédale volant

la persécution de Tibère, s'était re- vers la grande Grèce , et Icare m

tiré à Pompeï ; dans ce cas Phèdre noyant dans la mer Egée, une divinité

n'aurait été qu'un surnom. D'après lui marine s'eiForce de le sauver. De et

encore, ce Vatia serait celui que nom- côté sont cgalement de petites chan-

me Sénèque, ép. 55, et qui, pour les bres décorées de peintures. Dans I'ub'

mêmes motifs, vint dans la Campanie. sont des gnenicr.ii h pied et des ■ima*

Bientôt après, en tournant le coude zones sur des chars. Soua la fnui, tiBt

que fait la voie doinilieuue ou cousu- Néréide appuyée sur un 1»' ou*

me cnresECL'. Vis-A-vi»

tableau obscène que l'on a sa-

t recouTert avec des plancbes.

une autre cbambre, un Amour

ir, Ariane abandoncëe et Nar-

is le taHinnm, une peinture mé- : eu die -même nous parut inmte parle sujet. C'est celle qui nommer cette maison « maison été M.

esclave est assis et fait la lec- Ifrant six personnages , deux ils* Apollon et Minerve, seml'encourager. Dans cet esclave ■n reconnaître Térence. Le pavé B mosaïque et formait plusieurs n. Celui du milieu, transporté iée> et dont j'ai un dessin sous SX , représente un coragium ou ne derrière la scène. ïjccoragui, ■cteur du théâtre, distribue aux ides masques et des costumes.

le fond on aperçoit les colonnes Itre. Un joueur de flûte ajuste itrument, h cdté est une chaise erte en pourpre, sur laquellemasque; elle est probablement ce pour la scène. Le directeur

uo des trois masques qui sont n escabeau h ses pieds. Les tes ont déjà reçu les leurs; ils os et n'ont qu'une ceinture en L'un d'eux, prêt à se masquer,

le directeur qui lui adresse la ; un autre se revêt d'une tunir se fait aider par son compagnon, i loin est un péristyle entouré onnes avec leurs chapiteaux, forme nouvelle et éléi;anle, et é par un lararium où sont des pour tes dieux Lares et les aulités de la famille. On y a trouvé lit faune; l'cxèdre est .i droile istyle. Il a été trouvé décoré de

■ L'édifice a ilcux étntics el deux b tiques communiquant avec le vestibule. Dans les boutiques on a trouve des bracelets et d'autres bijoux de femmes, ries monnaies d'or et d'argent, et divers ustensiles en poterie et en bronze, un petit poule portatif d'une fonne bizarre et une magnifique lampe.

L'abbé, h qui son goût et sa position permettent de s'adonner exclusivement aux recherches estétiques et archéolor giques sur les Anciens , a formé une collection qu'il met à ma dispositioi^.

C'est uo assemblage de diffiérens instrumens ou ustensiles, dont les originaux ont été retrouvés dans Pompel ; il s'est plu h. iaire exécuter les uns en nature, et i faire peindre les autres, en s'appliquant à en deviner et à en décrire l'usage. C'est dans cette collection que je puise. Laissant de cAté des objets qui déjà ont été donnés au public, et dont beaucoup de recueils sont remplis , je vais en choisir quelques-uns des plus communs, dont une grande partie provient des nouvelles découvertes, et dont quelques autres ont été dédaignés par les auteurs qui ont parlé de Pompeï jusqu'à ce jour.

Les n°'. de I à 6 [PI, 6g) sont des instrumens d'aj^ricuUure en fer, faucille, serpe, couteau, pioche.

N°*. 7 et 8, deux compas en bronze.

Le compas, appelé par les Latins circinus, (ul inventé par Perdicus,fils delà s<eur de Dédale.

Les n". g, 10 et 1 1 sont des fragmeos de peintures indiquant les divers objets dont les Anciens se servaient pour écrire. Le n". lo est une écriloire composée de deux vases joints ensemble ; l'un destiné à contenir l'encre noire, rautre,la rouj'.e, appelée cinnaharis 3 minium ou sinopis. Un de ces vases est découvert j de côté est uo pe~

tit annetiu oa Bimplement nne anse poar le suspendre k la ceinture, ainsi que nous le dit Horace. Nous voyons lî cdté le roseau taillé en pointe avec lequel on AcriTait avant d'avoir adopté les plumes d'oie, usage qui ne diite que du cinquième siècle. Ce roseau fut nommé calamos par les Grecs, par Celse, calamus scriptoriiu, et par Apulée, catamus chaitarius. Le n*, g est ùa livre composé de plusieurs tablettes enduites de cire, sur lesquelles on écrivait avec une petite pointe stylum^ dont l'extrémité opiwsée était plate, et serrait k efiacer.

On nommait ces livres tabellœ. Il y avaitd'autres tablettes qui n'étaient pas liées entr'elles , alors on les suspendait aux colonnes. On en voyait un j^nd nombre dans les temples de Tricca, de Gos et d'Épidaure, sur lesquels étaient écrits les remèdes à employer pour

guérir telle ou telle maladie Hipo-

crate j puisa plus d'un aphorisme. La n*. Il est un papyrus, ou volumen, ouvert et roulé des deux cAtés; les'carao téres en sont presque effacés, mais ils parais!tent latins.

Le n". la est une espèce de coffre cylindrique dont le couvercle est retenu par des courroies. On le nommait scrinium ou capsula, et on y plaçait les volumes verticalement. Galulle s'excusait auprès de Manlius de ne lui avoir pas envoyé les vers qu'il lui demandait parce qu'il n'avait qu'une seule cassette.

Une leolc ici m'i (oivi.

Le n*. i3 était un peigne à lisser les cheveux , absolument dé la forme et de la matière des ndtres , en corne noire. Probablement cette matière n'étaif pas la seule qu'ils employassent, ils de-

vaient, comme nous, seserriri et d'ivoire.

Le peigne en bronze, n». i^ éviilemment destiné à retenir!

veux ; sa forme demi -circulaire rien d'élctrant, tout son mériU ^tre dans les orneniens qui pa riches et très-compliqués ; l'anc est au-dessus servait sans do retirer avec plus de facilité, oi nir un voile; il panitt que i temfjs les dames ititliennes on leurs peignes d'une forme trèsce qui, en frrandissant la tête encore au ton sévère de leurs I elles sont à juste titre vaines clievelure, qu'elles ont en géni belle, cl presque toujours noit ta classe du peuple, à Naple vont nu-tétc, même en hiver, i litnt pas soustraire à la vtie une ( plus grandes beautés. Leurs sont en argent doré ou en com alors chargés de clinquans.

Le vase, n". i5, est en bro forme est de celle appelée i Diota est le nom du vase n*. |6

Le n". 17 est un vase des tînt tenir des liquides.

Le n'. 18 est le célèbre Kyl une épigramme de Martial, n< prenons que les artistes faisaîi vent (les vases avec des figur ou moins i^rolesques , et leur do ensuite des noms nnaloguesi c'i que quelques-uns portaient ■ mormùlicion chez les Grecs, C mia et mania chez les Latins voulait dire, Jîgure à faire peu très tiraient leur nom de leui seule. Celui-ci, en tçm OUI dix pouces de hautj^ appelée rhyta, avait la forme Anciens se sei plus reculé-

POMPEI. i]3

reé, et lebuveurétalt obligé N*. to. C« rase en bronza était dm-

)n doigt sous cette ouverture l'oolui-rersaito boire, aprèa rant au-dessus de sa bouche, lit échapper la liqueur; plus sut l'idée d'adiipter une ou ■ à CM cornes , puis on cberembellir par des peintures lot dÎTCrs animaux; on di»^ Etréntité de f^roit à en faire Le bœufs , de cerfs ou autres, Ht une tête d'aigle arec des ! bâier ; les artistes de ce uuaient avec des peintures, aricatores quelquefois d'une parfaite.

1*. 19, un des vases en bronze légans qui ait été retrouvé, forme que pour lesornemens irent. U est haut d'im pied.

anses mobiles sont mêlées ciselées dans la dernière perlieséesj elles se dissimulent «rd ; relevées, elles se réunisle haut, et servent à saisir imodément , et à le trans pora moindre oscillation de la l'il peut contenir, à cause de

observation des lois de l'é- La bordure supérieure est gent et semée de clous en le goût de l'anticfuilé la plus omère, faisant la description I d'Achille, dit qu'il était oris dorés.

deux anses est gravé le nom priétaire du vase, Comelia ,cequi le range dans la classe ipelés UUerati, que nous trair lettrés.

'ait allusion à cet usage lors- Dt d'une urne, il dit : liUerata <

Bon cttrée, d'elle m

tiné aux usages domestiques, il 9«mui à porter toute sorte de liqueur ; il n'est pas inutile d'observer que, quoique privé d'omemens, il n'ai fait pas moin* ressortir les idées ingénieuses desAs* ciens. Avec quel goût est £ait c« r»* bord aux parois supérieures du vasQ f et ces pointes qui entourent les an^ neaux par où passe l'anse 1 Cea pointée sont faites pour empêcher l'anse d« venir en retombant rayer et ahtmer le vase; quel travail délicat dans le seul ornement qu'on y voit !

N". 31. Vase en bronze de huit polices. Sa forme est très-belle et U «st simple dans les omemehs.

N". 33. Vase en bronze , haut de dix pouces et demi. Si l'on en dte l'anse, sa forme est presque celle d'un cothurne ; il est d'un fini achevé; mais ce qui le rend précieux, c'est son anse formée d'une branche courbe omée de feuillages , et appuyée dans ses deux rameaux sur deux cornes d'abondance.

Ce vase , par ses omemens et ses emblèmes, paraît appartenir à ceux destinés pour le vin, et qui auraient été adoptés, tant d.ins les sacrifices que pour les usages domestiques. Cependant leurpetilesse par.itlrait faire supposer qu'on s'en servait plus particulièrement dans les cérémonies religieuses, peut -être en l'honneur de Bacchus. Alors l'enfant ailé serait un Bacchus. Sa jeunesse, sa beauté, l'outre qu'il tientdansses mains, seraient autant de signes auxquels il faudrait le reconnaître. Les ailes ne pourraient pas sembler étranges, puisque souvent ce dieu est reprtsenlé avec cet attribut. Pausanias parle deBacchusPj(/a, l'est-à-dire ailé, en disant qu'on peut bien lui :ittribuer des ailes, puisque le vin ranime les hommes et rend leur

iprit j>lu8 léger (jue les

.lui

espi oiseau.

Celui qui ne voudrait pas y reconnattre Bacchus pourrait fort bien le prendre pour un {^énie haccbîque. Nous savons cjue les AacieDs faisaieul de leurs génies autant de dieux du plaisir, et leur sacrifiaient de rbuiie,(lu vin, de l'encens, des fleurs et des fr

()u:tnd on voulait la porter à la main, et dans lequel ou passait aussi des chaînes pour suspendre ces Inatemes dans les veslibulcs ou dans les offices. Sous le n". 25 sont deux vases en verre coutenus dans deux autres en terre cuite, n'en l'orm.int qu'un propre a les recevoir. Ces vases serraient sans doute à contenir l'eau destinée au

us du sang, parce qu'on le croyait repas. On l'y mettait rafraîchir, comme

principe de la vie. Ce n'avait donc pas on fait encore, eo: plaçant de la neige

été sans raison qu'on aurait posé un tout autour dans les vases de terre.

génie bju un vase destiné à contenir Le n". 36 est une espèce de brasière

du vin , pour indiquer l'eialtation à fort usitée chez les Pompeïens et les

laquelle porte cette liqueur, qui ani- Herculanéens , car on en a retrouvé un

me la verve poétique, et dont l'efièt fait dire à Horace :

. Foran patealqne Liboiiu

it le» timide* buveiin, Lei renroyer ■ I> tribune D« Th^mb el de U Fortnoe.

Duu.

Le n'. 28 est une casserole en bronze d'un travail exquis. L'ouvrier semble avoir pris à tâclie de donner, à cet ustensile de l'usaire It plus commun, tous les enjolivemens qui pourraient orner le meuble le plus élégant. Il servait aussi de patère pour les sacrifices.

N". 34- Lanterne de forme éléj^anle et même riche ; de chaque ccîlc sont deux petits montans, servant h assujettir 'es carreaux de vitre ou autre matière qui ferment la lanterne; vient ensuite le récipient de l'huile placé dans une petite cavité au centre, et attaché par ime pointe de fer. Sa bobèche mouvante est inclinée et percée afin tie donner passade à la mènlie, et en même temps faire couler l'huile dans le réci|jient. On voit aussi un couvercle, un anneau rond dont on se servait

certain nombre. Elle sert en même temps à différens emplois. Dans le milieu s'élève un récipient pour l'eau; aux angles sont des cavités ou espèces de foui;neaux dans lesquels on plaçait les casseroles ou les petites marmites pour faire cuire ou réchauffer les alimens. Le centre était destiné à recevoir dea charbons enflammés : ainsi on ayait à la fois l'eau pour les ablutions avec le feu qui cLaufTait les appartemens. Quatre anses adaptées aux quatre côtés, donnent la facilité de transporter cette brasière ou cuisine portative. Elle nous fournit une preuve que déjà les Anciens rechercliaifol ainsi que nous l'économie du combustible.

Les n". 27 et 28 sont deux jolies peintures retrouvées aussi à Pompeï, et qui décoraient les murs d'une cuisine. Le n". 7.y représente un panier renversé où liiaientdes poissons. Le n". 28 est un pai;: ; celte peinture s'est conservée avec une fraîcheur de coloris telle, qu'on la dirait achevée d'hier.

Parmi les choses intéressantes qui élnient dans une boutique de boulani^er ou pâtissier, sont deux j)ains dont l'un, no. at), est de la forme d'une couronne massive, et l'autre, n". 3o, de

Page 1