POM
peu ptes aime brioche. Ces ue l'on peut présumer être de aient préparés avec des jaunes :e qui leur donnait une belle
dorée et les faisait nommer iithitai, pour les distinguer des rdioairest ils soot déposés au le Naple&, et considérés comme
choses curieuses entre toutes ui meublent ce riche bazar.
I, PI. 70. Vase dont le couvercle irert avec un morceau de par-
' soigneusement attaché avec [elle qui passe dans les anses et luer au-dessus. Golumelle dit lit dans ces vases que les Pomenfermaieut leurs raisins secs, jure n". 3a est une cuillère ze, dont les Anciens se seronr prendre les liqueurs con- «ns de grands vases.
". 33 et 34 offrent deux poâles
La première d'une lon^eur n un pied ^ la seconde d'un lemi. Elles difTèrent des poêles
se sert dans nos cuisines. Les îs nommaient sartagines.Juvélantdela statue en bronze de ondue après sa chute, dit :
. . El fai-ie t.
iceolî , pelves
1 or lie secnndï sartiigo , patellx.
cte,aDtrerois la seconde du monde, a fonte, devient, an gré de l'artisan,
. 35 est aussi une casserole, ne forme très- remarquable, î. Cuillère très-élégante, qui servir de modèle. Ces deux objets sont pareillement en
37 est un grand couteau de
t. Casserole en bronze, d'une esqueégaleaux nôtres. Elle est pouces et demi de longueur.
PEl.
La ciselure qui l'entoure est remarquable par son fini , et peut nous faiiv ju!:cr de l'immense distance qui séparent encoie nos ouvriers des artistes de ce temps, et de la perfection avec laquelle ces derniers exécutaient les objets les plus communs. ' '
La figure n". 39 vient à l'appui de cette assertion. Ce n'est qu'une passoire, sa forme est de la plus grande simplicité, mais tout l'ustensile est d'un fini achevé. J'ai choisi celle-ci dans la quantité de celles que j'ai sous les yeux, qui sont presque toutes plates, et qui pour cette raison se nommaient truœ, ou trullœ celles d'une moindre dimension, du verbe truare, « remuer , agiter • . Ce mot désigne assez leur emploi. Caton, faisant l'énumération de divers objets de cuisine du plus commun usage , dit :
PoDi l'huile ,
; gitaàtt conqnet, d
Le n°. 40 est une marmite en bronze • ahenum » , posée sur son trépied en fer, n". 4 ■ ■
Len". 4^ est une balance du genre de celles appelées par les Grecs zygi , à cause du fléau ou barre à laquelle sont suspendus les deux plateaux. Les Latins les nommaient Ubrœ ou bilances. Les plateaux sont ornés d'une ciselure d'un travail exquis. La hauteur de la balance est de treize pouces cl demi. Sur le fléau sont marquées des lignes servant à graduer les fractions de poids, sans avoir besoin, ainsi que nous faisons, de celte multiplicité de signes spécifiques que nous sommes obligés de placer dans le plateau opposé. Parmi les objets que l'on cherche à copier des Ancieus , les artistes ne devraient pas mettre celui-ci en dernière ligne; quelques-unes de
'76 L'ïTA
ces balances ont été faites et lÎTrées oomme modèles dans un pajs qui revendique toutes les inventions utiles ; il est évident que l'artiste avait copié cellcMi et qu'il en avait emporté le dessin, afin de s'en faire proclamer l'inventeur.
Le a", 43 représente une des peintures que l'on a retrouvées dans une taverne. L'on voit quatre liommes assis autour d'une table, mangeant et buvant, et un enfant qui leur porte du vin. À une barre suspendue au plancher sont ^cc^ocbé8 divers comestibles, parmi lesquels on distingue des ognons et des saucisses ou saucissons.
Levétement des couvives est remarqua»
ble, surtout celui des deux hommes cou* verts d'une tunique qui descend jusques h mi-jambes, avec une sorte de camail noir par-dessus, et une étote, ou bande de drap, tombaDt jusqu'à la ceinture. Les deux autres, non moins curieux, portent aussi sur leurs longues tuniques un autre accoutrement de couleur, ouvert devant et derrière.
II est h présumer que c'était un repas d'ouvriers. Leur costume et la salle où ils se trouvaient en donne une quasi certitude; nous savons que les Anciens mangeaient couchés; mais il est à croire que cette coutume edéminée ne s'étendait pas au peuple.
Le n». 44 ^^ '>'! charan tique à quatre roues , chargé d'une outre remplie de vin. On le voit au moment ou on va le vider. Sur le devant sont deux mules en liberté; remarquons que ces auimaux sont attelés avec une espèce de joug ressemblant à celui dont on se sert aujourd'hui pour les bœufs. L'outre, qui parait une peau de bœuf, est de la longueur du char qu'on a entouré d'un treillage; au-dessus s'élèvent trois cercles pour la contenir. Son orifice est lié par une corde. Trois amphores sont
LIE
préparées pour recevoir h iiij leur forme est celle la plusuiiL les Anciens; elle indique d'un nière précise leur manière de c ver le vin dans les caves. Li dibas s'enfonçait dans la tcn moyen de les faire tenir debt les bouchait en versaot ua pea sur le vin , usage qiw l'on ratrei core ea Italie. H s'oa m% tm graDdnombreiiKsnto;À H«Ku dans les mwiioiu da Pomp^, al
Les deux boDuaet oofMpéa à ger le char font eoula* !«' '^a c amphorea par uaedMjamhM t tre; leur costume ett nna limpl que ou chemise fermée par Ul attachée au baa des moa par oe ture ou une corde.
N». 45. Cette flief est une des retrouvées qui mérite qucl^pie tion ; sa forme fait supposer on de complication dans lea som ce temps. Il est aisé de s'en compte en examinant les détà sont sur la dent, dont la figura et que ime scie; la forme d« la j devait être incommode, puiiqi neau qui la termine offre peu d à la main. Il esl à supposer que let, placé au-dessus de l'aoaeai à-fait à l'extrémité, servait à la s dre à un trousseau qui réunissait les clefs soit du temple , tait ele I son à laquelle elle appartenait.
Les routes publiques peu^en' te titre être rangées parmi le beaux monumeos que noua ont les Romains. De nombreux Irai des sommes immenses Mntmt crés à les semer du pied du Ci jusques aux demière*h connu ; plusieurs mél aux empires dont i ainsi dire les m la séciu'ité de I
it ]ias seule l'atteutioD de ses mds hommes, ninis leur entreenaitencore l'objet de leur sol- . Personne n'étnit exempté de e,et àéjh, au futtc du pouvoir, e tint h honneur d'exercer cette ndance.
Toutes étaient formées de trois B,doDtla dernière était en pierres jointes entre elles d'une raa- ; solide, que, malgré les siècles pont écoulés, il n'est pas rare 3t>UTer encore des fragmens in-
*ès des villes, les routes se borde trottoirs ■ margines ■ , et la In milieu tagger» était dispocbaussée pour l'écoulement des taos Pompeï , l'agger, formé en Tait environ treize pieds, et toirs, élevés de dix pouces, en ,de deuxàquatre. Sur les granités, par intervalles de dix à pieds , sont des espèces de dépassant le trottoir pour ser-
I>OMPEI.
la porte de Noln coniraenrii la
idicatio
aux voyagei
lors-
roules étaient encombrées, soit erre qu'apportaient les pluies,
les neiges.
li ces routes , la voie Appienne , ite avec encore plus de soin que celles auxquelles elle servit de , mérita le nom de Reine des Regina vi'nruwt. Entreprise sous ?es et par les soins d'Apptus is Senex , dans l'origine elle
à Capoue, par la suite on la jusques à Brindisi, et de cette artit la voie Domitienne, dont ificalions nombreuses se diriindiverssens. Une de ses branssa à Pouzzoles et à Baïa , tan- ! longeant la côte, uneautre s'éusqu'à Herculanum, Oplonti et
, où elle se termina à la rue des lUT, ou porte d'Herculanum, A t.
pilienne, qui conduisait à ^/le^^um, Reggio.
Ces diverses routes, traversant une contrée enrichie par la nature, furent ornûesdetoutcequelamagnificencedes hommes put inventer: des temples, des arcs de triomphe, des villas, des tombeaux , furent tour à tour semés de cûté et d'autre, dans une pittoresque irrégularité. Les Anciens avaient le génie des grandes choses, des conceptions nobles et grandioses. Le secreti de leur art ne réside pas uniquement dans la simplicité et la -correction du st^le, il étend son action au debors, il en recule les limites, il va cbercber des eifets dans le choix d'un emplacement favorable , il combine ses beautés avec celles de la nature. Les Anciens ne faisaient rien -nu hasard; dans le chois d'un site, indépendamment dis effets du paysage , ils recherchaient des rapports moraux , ils ménageaient des leçons de piété, de patriotisme, de gratitude, langage éloquent! Élevaientils un temple, c'était sur un promontoire; des tombeaux, ils en bordaient le rivage des mers, le lit d'un fleuve, la chaussée d'un grand chemin. Us voulaient que le voyageur .ipprît un nom peut-être trop tôt eOiicé de la mémoire des hommes, et qu'interrogeant l'inscription sépulcrale, il y lût des leçons de morale et de vertu.
Ces monumcns étaient d'une magnificence en rapport avec la richesse et le goût de celui pour qui ils étaient élevés. C'était tout ce qui restait de lui. Cet usage d'honorer les hommes après leur mort fut, dit Po!ybe,une des causes de la supériorité des Romains sur leurs rivaux par l'émulation qu'elle excitait. Lorsqu'un homme dont la vie avait été digne d'admiration mourait, ses restes étaient entourés de
pa
respecta, son corps, apporté dans le fo- clii Arrius Dicmèdes. On j
rum, était placé sur une estrade, en un escalier de quelques i
vue de tous, et la multitude haranguée brique , terminé par deux
par un panégyriste qui , montant aux lonnes latérales. Ce fut u
rostres, prononçait une oraison fuoè- mières découTertes; j'i
bre. Il avait le soin de citer les actions cote ici un récit très-curieox ^DcBon, où avaient pris part quelques-uns de «Nous desn^ndimcs ce jonrrU dam
ceux encore Tivans et probablement au la cave où l'on voil Tingl-sept~.»^p-
nombredes auditeurs; ainsi la louange lettes de femmes , qui vraiseia^tUblë
donnée au taort s'étendait àtous, et ment,dansr]iarrib]ecoDfusioD4*cctti
la perte d'un individu devenait en fatale journée, s'étaient cacliécsdln'
m^e ternes imê source de deuil et cet endroit retiré où elles se T-rpjaiccit
de stimnlâfimi. àl'abri de> cendres; elles aTuiedt.jdsct
QneraBdeddéacendans dé clés grands dés plancbes en talus pour en fnireiiiic
hommes se fût montré digne «ttaole dé espice de toit sous lequel elles putteot
ses ancétréf, les bnates de sa famille, ' respirer, et. c'est LS-dessoits qft'dà i
revéiàs. derinaignes de leurs dignités ; wtrouvéledrB déplor^ibles TGSla^;l9lu
étaient, dànsles occiaaions solennelle^, t'étaient toutes placées ii-CÏtliâ Vméit
exposés au lieu le plus apparent et l'autre, et entre letirs oa on â^fiané,
portés en proceaslôii au forum. Là, les sur la cendre ditrcii;, les mouïcB'^^K
mêmes chaises curules les recevaient ; grande partie de leurs corps. Ov «»•
morts, ils siégeaient encore dans ce serve au muséum l'empreinte de U
sénat où ila avaient siégé vivans , et gorge de l'une d'elles qui devait étn
rorateor, après un court él<^ du dé- fort belle. On j conserve aussi Ictn
font, revenait àceluideses ancêtres; anneaux , leurs bracelets, letirs cbal*
ainsi d'âge en Age se transmettait la nea de cou et leurs boucles d'ordDis.
^oire et se perpétuaient les souve- Tout cela est d'or, et prouve que en
nirs. Quel plus beau, plus noble spec- vingt-sept mat beareosesfeuiuesïtoiMit
taclel Qui plus dignement peut inspi- d'un rang distingué. Od voyait nm.
rer l'homme que le souvenir de ceux dans' cette cave les vîngt'SeptUtM di
dont les vertus ont si éminemment ces infortunées. L'une d'elle», qui est
briHé, et Ia.i>éi!i8ée qu'un jour des bon- encore garnie deebeveaxf a été portina
neur^ sèpiBIijihleB lui seront rendus ! muséum et mise sous varre. Je ne al
C'ést'dànslelintâfionorerlésmbrtsi aï ed oontihuera d'en nonln* Titgi*
et de les o0Vir en ^einplfe à la généra- iis » mais j'Avoue qu'il ne peut ptoi *
tion vivante, qaénddB voyons cesmau- en avoir que vingt-cinq vértuttmiv
salées s'élever à Tentréè des cités. A je ne pns rétiister au désir a'ïMJr'ts
Pompél, ceux qu'on a'décôixverts sont bonne fortude la tête d'une ^w» nv
dans le faubourg appelé ^u^>u<fi^e- maiue; et, ayant trouvé le moyen Af
/îr, aiic la route <j«ç l'on irait' en ve- K'cmpôrter à l'aide d'un Iréj-gtand
nant d'HercuIanum.' ]Qa fBnn'ent une manteau, jesuis parvenu à In faiwMK-
série dé monumens , et Titn «t dans' Seren France, où nos joIiesFn-"^*-"-
l'usage d'appeler cette V&îli la'niede» pourront s'étonner de la din "~
Tombeaux { Voyez PI. ^rj. " ■ " des formes qui faisaient la j
L'entrée du fauBourg tst àla[raaâ^ ce temps. J'aurais bien — *■ '
par la maison dt campait dtft'af^ii- prendre du TÎn dont éÇl
(les grandes cruches raogées murde celte miïme cave, niaia ! ayant pénétré daDs ces vases laréê de cette matière âuide , détruit ta substance. Ces amtaient hautes de trois pieds et
I troaré ailleurs , dans des varistal, du vin qui s'était coaavait pria ta consistance de la 'ai essayé de manger de cette qui paraissait à l'ceil avoir de té sous la dent; elle s'est brine une substance calcinée, sans ans la bouche aucune espèce :, et sans s'y délayer davantage Glissière de charbon.
rèa da la porte qui donne sur 3n nous montra l'endroit où t trouvé deux squelettes, qui raisemhlablement ceux du mat<
maison et de l'un de sea es- B premier tenait une ctef à la ie l'antre un sac où étaient de
des médailles et des camées.
: portait uncolTre rempli d'efieux, comme vases d'argent, ;e, etc. Il est probable que, t h fuir avec ses bijoux , il du trop de temps, qu'en arriî de la porte il la trouva com-
les cendres, et qu'en allant 1 fut renversé et enterré sous
cde la maison est le tombeau ille, indiqué par une inscrip-
prceède qa«)ettc!i
é observe par Denon a dt'couverte- Anjoncïont plus, mais leg ont restées dans la même position.
, oon sans raison, des réllexions sdt d'Artius Dionièdçs. Les vingt-sept ient à la cive, et sans doute ce n'cr les aller retrouver qu'il s'était chartes eflets prërieux. et qu'il passait le lorte. On pourra ici, sans avoir envie penser à l'avarice de ce ptopriélaîre {IfoUilee&iaew.}
PONPII.
tiOD tumulaire , deux bustes , et les noms de deux enfans de Diom^des.
Tout près est le triclintum funèbre, aalUà ciel ouvert, ornée de fresques, •toîl l'on se réunissait pour célébrer le siiicemum , ou repas funibrc. « La o4> rémonie des funérailles se terminait pu un festin qui était ordinairetoeitt uil aouper que l'on donnait aux parent H aux amis ; quelquefois même on diatri* buait de la viande au peuple ; et neuf joura après on faisait un autre festin qu'on appelait le grand sauptr, U »»• vandiale, c'est-à-dire la neuvaiite) oo observait dans ce dernier repas de quitter les habita noirs et d'en praidni deh\anca.» (Eneyelop.j^ntiq.^uTt. Fa* néraillea. ) Ce repas fournissait l'occa^ ■ion de déployer un très-grand Inxei Fréquemment la table était d'ai^ent^ «t soigneusemeat travaillée. Entre la porte et la table ou Toit encore k Fon* . pel l'autel où l'on sacrifiait atn dÎTÏiii* té« infernales.
Après ce triclinîtmi est le tombeau de Naevoleia Tyché , affranchie de Jo^ lie. (^oyerPl. 71, le premier toro^ beau.) Le cype en marbre qui le sur' monte, élevé de deux marches et sculpté de trois côtés , est terminé par une corniche élégante. Sur le côté faisant face à la rue, je lus une inscription en l'honneur de cette I7aevoleia , qui « pendant sa vie éleva ce monument
■ pour elle et pour C. Munatins Faas- » tus , Augustal , habitant de ce bourg , » à qui, de concert avec le peuple, les
■ décurions accordèrent tes honneurs
■ du biselliuni. Elle l'érigea aussi pour »sCs affranchis et ses affranchies*.
Au-dessous de l'inscription , un ba»rfilief représente un sacrifice et deux groupes de plusieurs personnages. Du côté de Pompeï, je vis, sculpté, ce bisellium , oa siège honorifique, dont l'iDscription fait mention, et qai si
long'Iemps exerça la sagacité des anti' quaires. C'est un siège obloag sans dossier, à quatre pieds , et couvert d'un coussin arec des franges. La ville le décernait, et ceux qui en étaient honorés avaient le privilège de le faire porter dans les réunions populaires et dans les fêtes publiques. Sur uu autre cdté est une barque sans rames , à deux mits, l'un dressé, l'autre penché.. Un homme vêtu d'uoe tunique tient le timon. Le premier mit porte une voile carrée. Deux jeunes gens, dans l'état de nudité, cherchent à amener la voile du second , deux autres se laissent couler sur les cordes qu'un troisième réunit. Le sens de ce tableau, qu'on peut prendre pour une alléf^rie, serait qu'après avoir souQèrt les tempêtes de la vie l'homme peut se réfugier au port.
Le caveau ( PL ^3), d'environ six pieds carrés , est formé par des murs revêtus d'un mauvais stuc, où sur deux rangs sont pratiquées des niches destinées à recevoir les urnes cinéraires; dans la plus grande, en face de l'entrée, était une grande amphore d'argile contenant des cendres et des ossemens, peut-être les restes de flaevoleia et de Munatius. Trois autres urnes en verre , hautes de quinze pouces , contenaient une liqueur que l'analyse a fait reconnaître pour un mélange de vin, d'eau et d'huile, dans lequel nageaient des ossemens à demi brûlés.
Auprès de chaque urne , une petite lampe et unepièce de monnaie destinée àCaron.Dans une encoignure étaient plusieurs de ces lampes en terre roui^e. Ces diilérens objets ont été conservés en place et on les voit encore.
Le tombeau de Calvensius ( PI. 71, deuxième tombeau), en marbre blanc, est d'un très-beau style. Sa forme est celle d'un autel carré, posé sur un piédestal , élevé de trois marches sur
Je sol; il n'y a point de caveau 1 ci'ul. Ce tombeau était un de ceu la rcconnaissiince publique élevai mémoire des citoyens morts hooe infini hors de leur patrie; dans le reliefs on retrouve le bisellium inscri plioo , des couronnes de cb un entrelacs de feudles de palmie laurier.
En face, à gauche, est no to revêtu d'ouvrages en forme de < réticulaire » dont la découvert mai i8i3) excita vivementlacu à cause des objets qu'il renferma
Le caveau sépulcral, de dix sur quatre, est éclairé et aéré [ soupirail, au-dessous duqud.
une niche, ornée d'un frootispi a trouvé un grand vase d'albAtre tal, orné de deux belles anses, forme la plus élégante, et rem cendres et d'os ; la niche renfi aussi un autre vase en marbre qu'un grand anneau en or, orné pierre d'agathe saphirine , sur la éttit gravé, daus une grande p tion , un cerf se grattant le venir son pied. 11 y avait aussi différent et Incrymatoires en verre, doni sieurs cassés , uu petit autel en cuite, et des amphores que l'on encore fichées en terre. Mais uni licularité des plus remarquables la porte , que l'on a conservée e taurée , et qui est en marbre bit quatre pouces d'épaisseur.
Le troisième tombeau (PI. ^i],< me circulaire, est inconnu. Mal beauté et son élégance extérieui ne renferme rjiic quelques urnes terre grossière et une tête de M< peinte à fresque.
J'avais entendu élevé à Scai de ceux .jui 1 sisLeen uneer
JC.
idu vanter le mon is , comme le plq
COBLpCSfi
rs
, et flimma qoirvit n Uvcre faiilUm, Il Cotjnucoi ohciio.
».,/.!, VI, u. aaS.
L'an lEii weti, lei offrando pieniei.
Qur^ u>i> Ir fculcnri maiiiB tellftienies ,
Brillent > . le corps : d» piirfaïai onctueai Arrotent Im di-btis qu'cporgiicreiit le» feux; La daulenr lei eoiifi« s l'arne sépulcriile.
Sur la ilroitc de la route , derrière le dernier tombeau de la Planche j i , est une villa en partie ruinée, que Ton attribue à Cicéron. Quelques raisons
donne l'idée d'une Yille populeuse
et je me repose i^ur l'un de ces s4
bancs seffli-circulaires, en pierr
ique , éloquent témoignage A
volcani^
l'hospitalité des Anciens; sans dout< aussi le lieu de causerie des Pom peVens, peut-être celui où on pronon çait les sentences ; ils ont été imité en marbre dans les bosquets du jar diodes Tuileries à Paris. L'inscriptïat suivante, en gros caractères roQi^es, tel c«îe sur le premier de ces sièges,
de la
e la prêtresse Mammia:
plausibles, et peut-<^lre pluscDcore le diquequeprès de là était la sépultmi désir de retrouver une babilation du '
grund orateur, rnt pu faire naitre cette conjecture dans lesprit des crudits.
Ûans le livre de Cicéron , intitulé Lucullus, on lit ce passaj^e : a De ce lieu (Bauli), jevoisia i)artiede Cumes où est la maison de campagne de Catulle , mais je ne vois pus la mienne de Pompeï,oon qu'une montagne me la dérobe, mais parce que ma vue ne peut atteindre jusqu'à elle.» Or, Taisant l'ap-
A Mammia , Rlls de Publias, prêtresse pabbnac. Lieu de Mpiilture donné par décret daili-
Son tombeau a été élevé derrière et siège, et ses cendres reposaient dam une grande urne en terre cuite, recouverte d'une autre en plomb.
A ma droite, et près la porte de la
question , à Pompeï, ,ue s'étend sans obstacli li,eLque,deliauli,lcsa
suOi-
plicatiou sur Pompeï de cette remar- ville, est une niche isolée, dans laquelle |
(juc de Ci'
de la mais
la
sons de Pomptï itaient déroliécs au\
rei;rirds par le Pitiisili|ipc.
Ce ijui reste île cclli; vil sant piiur nous prouver ijuelle aurait pu être diijnc de son illustre propriétaire par la beauté des a]>parteinens, des marbres scul]itc.s et des mosamues ; comme dans la cave de Diomèdeson voit ici une certaine quantité d'ampliorcs.
En rnntiiiuant de suivre la rue des Tombeaux, et après avoir dépassé la maison de Cicéruii, on se trouve trèsprès de la porte lic la ville (PI. 7s). Je ])assc 50U8 silence une foule de monumcns plus ou moins entiers, plus ou moins ruinés , mais dont l'ensemble
les fouilles ont fait dé( lette armé d'une lance et d'un casijue- Ce gardien fidèle mourut à son poste.
On a trouvé ici , sous les décomlircs, le squclflte d'une mallieurense mire portant un jeune enf^'int dans ses linis; deux plus grands la tenaient cnilini!sée , et leurs os réunis prouvaient de i^i manière la plus touchante que celle famille infortunée rendit au même moment le dernier soupir lors de lépouvantabledésaslre. Deux paires de |icddans d'oreilles, garnis de perles iincs d'un grand prix, et trois anneaux d'or, se trouvaient parmi leurs osscmcns. Les pend. ns d'oreilles étaient eu forme de balances, c'est-à-dire composés dune aiguille transversale il laquelle étaient suspendues par un til d'or deux perles
Pompe'i avait plusieurs portes. Jus-
;iiiq ont été, dëcouvertes : celles ilanum , iik Vésuve , de Noia s, du Saroo et de Stabia.
orted'Herculanum (PI. 72) prié- :rois ouvertures. Celle du miii passe la voie domitienne , a se pieds de large , et pouvait en ingt de hauteur. La voûte est ie. Au lieu de gonds dont on ne re aucune trace, deux rainures des font présumer qu'elle se ferar une herse. Les ouvertures 8, qui ont conservé leurs voû- 1 quatre pieds et sont hautes Franchissons la porte et ache- -nous dans la voie consulaire Qte légèrement, et que j ai délurue dans mes précédentes re-
emiëre maison à droite, dans la it celle d! Albinus (V\. 71) .• une ion, lisible encore, nous retrace Cette maison , où l'on a trouvé bjetsde différentes natures, est 'hui généralement réconnue ayant été une auberge, ou plu-
de ces stations de poste, étai rapport de Suétone, par Aur les routes consulaires. Ce qui é cette opinion est la trouvaille, t dans une écurie , d'ossemens '^aux et d'anneaux scellés dans linsi que des chars et des pièces allées en essieux, diatement à côté de l'auberge xs s'élève le célèbre pilier por* relief un phallus. Mille cornes ont été faits sur ce bas-relief:
plus grand nombre, il indile maison de prostitution. Il mu maintenant , après examen Dbjets trouvés dans la boutique le il servait d'enseigne, qu'il eprcsentation de robjct mcmc
POMPEI. i83
cette maison, un grand nomi>ré eh ôr,
en argent, en bronze et en corail, et, je crois, encore d'autres bijoux. C'était donc l'atelier et la boutique d'un bi^ joutier.
Ainsi que l'histoire nous transmet les faits et les actions d'un peuple qui n'est \A\x.s , les monumens servent à nous-initier à ses usagés, et quelquefois nous en donnent la physionomie.
C'est pour cela que nous voyons chaque nation civilisée en élever pour attester un jour et sou opulence et sa gloire.
La vuedePompet ressuscitée, que dixhuit siècles nous ont conservée comme monument, nous met infiniment plus en rapport avec les mœurs des Pompéiens , que n'eussent pu le faire les mémoires les plus détaillés. Ce n'est plus un froid récit , c'est un drame auquel on assiste. Quelle bizarrerie dans les vicissitudes humaines ! Un événement affreux , imprévu, qui porte le deuil et la désolation sert, dix «huit cents ans après , de sujet d'études à des générations nouvelles, et devient une source incessante d'émotions. Sans cette éruption, alors si fatale, que de choses ne seraient jamais parvenues jusqucs à nous ! Ici l'on pénètre dans l'intérieur d'une famille, on assiste au lever d'un Romain, on voit une femme à sa toilette, une autre à son ménage : un magistrat dans les affaires publiques, on le suit au forum, on le voit à table avec ses amis. Ces fiers républicains, que rhisfoîre nous fait si grands ! nous les voyons esclaves de mille superstitions , trembler devant l'autorité , flatter le pouvoir, et implorer le protecteur en qui ils ont espoir. C'est ainsi que dans toutes leurs inscriptions se trouve une dédicace à
un personnage puissant, et ces mots :
y vendait, c est-à-dire d'une JRogat ut fayeaty « prie afin
î. En effet , on en a trouvé dans quil lui soit faworble » .
t84 ^ ii^A
De Sainnites qu'ils étaient, CD dere-
naot Romains, les Pompéiens durent adopter leurs usnges, surtout celui du patronage et delà clieotelle.LecUent, en écriTant le nom de son patron , dut le fa'ire suivre de la formule ordinaire. Le marcliiind implora la protection de l'édile ou du magistrat ; et non content de couvrir de ces adulations les murs de leurs habitations, ils les répétaient sur les édifices publics.
Dans un temps oîilimprimerie n'était pas connue, on dut suppléer aux affiches par des inscri'ptioDs au pinceau ou gravées au ciseau. On les traça sur lesmurs des lieux les plus fréquentés en lettres noires ou rouges, en caractères latins, osquès ou sainniles, quelques-unes même en grec. Elles servirent encore à faire connaître le nombre des maisons, à dénommer leurs habitans ; ce sont des espèces de manifestes, d'affiches, d'avis iiu public, des annonces de Fêtes, de cb.sses, de jeux scéniques ou de gladiateurs. Des programmes de vente et de location , dont le magistrat ou les particuliers donnaient avis au public. Elles indiquaient lejouretl'heure, et spéciSaient toutes les particularités pour fixer la résolu- ' tion du lecteur.
Quelques-unes avaient pour but d'cmpécherlesdégraJations, en vouant à la vengeance des dieux celui qui seles permettrait.
Voici la manière dont on annonçait les spectacles :
LaJiimiUe de gladiateurs d' A alus Suezius Cerius , édile, combattra dans Pompeï le dernier jour des calendes de juin, il y aura chasse et tentes.
L'édile était, le magistrat qui, k Rome , gratiâait le peuple de spectacles; il en devait être ainsi dans les colonies. Une famille de gladiateurs, ludus gladiatorius , se composait d'Une
troupe sous les ordres d'un chef nisia n . Beaucoup ilc personnes ri en eotreten^ient à leur frais. Poui léhrer son avéneoicnt à l'édiliké, zius Cerius dut se conformer ïVw et donner un spectacle.
Combat et chasse pour le 5 Jâ i d'avril; les mâts seront dresiés^t woiles seront tendues ; c'êst-à l'amphitbéAtre sera couvert.
Par chasse on entendait le tt des gladiateurs contre des bétèi vages/ Suétone nous fait part satisfaction qu'éprouvait rém| Claude à ce spectacle :' ■ H àvai
* de plaisir à voir ^ceux qui co
> taient contre les bétes, etceui
• comparaissaient dans l'arène an
> tacle de midi , qu'il allait prebi
■ place dès je point du joiu:, et qui
■ peuple s'en allait dîner il retlai
Trente paires de gladiateurs battront au lewer du soleil.
falente , flamine perpétuel d ron , Auguste et Heureux , fils d* dus Lucretius F^alens, donnen chasse le 5 des calendes ifavril^ la colonie pompeïame; les voiles J déplojrées.
Des afiBcbes ont été efikcées faire place à d'autres. En général disparaissent aussitdt qu'elles découvertes, aussi a-t-<Hi soin i copier. Plusieurs ont été enlevée la superficie des muri et porté musée , ainsi qu'on a fait pour 1 bleaux.
Voici l'inscription ddnt'jjU page 129; Découvert en' i^SS*, fice a été rechargé de décoinibres:
habitation déJuUa Félix 'méirità pendant d'être conservée au y cause de son étendue et de sa rie
IN pitupiis i\i.u£ s. r. r. nxn
CIKTVH BALNZVM V£S£K1VU £T HOXW TÂBERf&E PÏKaVL
K niVS ATQ. SEXTAS A51fOS COH- QTBS. t}. n.L. E. n. G.
liXy fille de Spurius, propose 11". ou 6 des ides d'août^ Ùvante de ses biens -■ un apde bains , un venereum , lues et étaux , et l'apparteremicr étage , pour 5 années avec la condition que si on m lieu de prostitution, le Uilié,
Kom était usMieu consacf^ t des sens , la condition était julemcnt pour les boutiques jwiilnnr.fi.
(cription i la plus sin^ière telles dont j'ai eu connais- Dc une idée de la richcsae !) propriétaires de Pompeî idae de Bes relations et de tôt.
matée que l'on ta voit, et ipeï , comme je l'ai dit par
Pompeius Diogenes , louera les de juillet l'étage supémaison.
itiOD suivante était sur une as le forum :
iepunius Sandilianus , Jils Marcus Herenniui Epidia- Aulus, duumvirs pour renée, ont été chargés du soin es publics .
utres inscriptions, tr, en traversant d'ici jusizième tour, là, Sarinus,fiU , tient auberge. Porte-toi
prie Marcum Cerrininium, t , afin qu'il lui soitfavora- 'autres inscriptions on lit:
•obe, magnifique^ digne de ae, etc.
Les chàrpentiert aC tét Jont des vau^povr Sfaràt
Pkœbut et sa société si^lUnt conius Priscus et C. Cayitu .Bt^mtt duumv'ir.
Voici un billet de théttrb que j'd omis de dter :
Ci», n.