‹ L'ItalieChapitre 38 sur 56 · VITI · texte numérisé non relu

VITI

eritraillei s triste et court précurseur de la ruine et de la mort , ce murmure devient bientAtun bruit borrible. Ti*ois fob la ville est soulevée fort au-dessus du niveau naturel ( trois fois elle est portée à plusieurs pieds au-dessous $ et Tauranium n'est plus.

• Qudijues-uns des quartiers de la ville Furent subitement arrachés à leur situation naturelle : soulevés avec le sol qui leur servait de base, les uns furent lancés jusque mr les bords du Soli et du Marro , qui baignaient les murs de la ville; ceux-là à troM cents pas , ceux-ci à six cents de distance ; d'autres furent jetés çà et là , sur la pente de la montagne qui dominait la ville, Bt sur laquelle celle-ci était construite. Un bruit plus fort que celui du tonnerre , et ^i y à de courts intervalles , laisse à peine Entendre des gémissemens sourds et confus ; les nuages épais et noirâtres s'élevant du milieu des ruines; tel est l'effet général de ce raste chaos , où la terre et la pierre , Teau ^ le feu , l'homme et la bnite , sont jetés péle-méle ensemble.

» Un petit nombre de victimes échappèrent cependant à la mort ; et ce qu'il y a de plus éti*ange , c'est que cette même nature , jui semblait si avide du sang de tous , saiiva. ceux-ci de sa propre rage , par tics moyens ►i inouis et si forts, qu'on eût dit qu'elle Dretendait prouver le peu de cas qu'elle lait le la vie et de la mort de l'Iiomme !

» Cependant une nuit allieu>e suceède à jn jour d'horreur. La grêle , les \enls et la budre semblaient voulcjir exteiininir le peu jue la terre avait rejeté de son sein. Ceîtv erre n'était pas même trantjuille : en nioiris l'une heure de temps, trois ^iolente> seîousses la soulevèrent eneore; et ces oseilations continuelles rouvrirent auv reirards les victimes la tombe où elles devaient renrei-,

w La ville de Terra-Nova fut détruite par < e quadruple genre de tremblement de terre, onnu sous les différentes dénominations de 1 îcousses d'o.î»c/7/<:ï//o//, d'élcrafion, de (/cression et de boncUsscincnt. Ce derniei- t enre, le plus horrible comme le plus inoui i e tous, consiste, non -seulement dans le langeràcnt de situation des parties consti- i

l ({uatK voyageurs, k troav^ent u une salle par bas de l'auberge, de celte salle (.-lait un lit i an pied n brasier, espèce de grand va«e , ent de b bi-aise enflammée, seule I cheminée de toute l'Italie mérienfln, autiiur de la salle, qnelses. une taltle, et différens autres à Pmtge de cette famille. L'hôte llié mr le lit , et profondément en- I Abuk , anise devant le brasier, k «ppujrés sur sa base , soutenait ms sa jeune ni^ qui jouait avec M am voyageurs, placés autour e , à la gauche de la porte d'entrée , t une partie de cartes.

Aaient les diverses attitudes des es, et La disposition même de U iqae.eAmoinsdetempa qu'il n'en

le dire , le théâtre et les acteurs iagt de place. Une secousse viodic la maison du sol qui lui sert t la maison , l'hAte , l'hAtesse , la I voyageurs sont jetés tout k coup la rivière : un «btme paratt à leur

le cet énorme amas de terres, de e matériaux et d'hommes tombetre cdté de la lit ière , qu'il creuse m fondemens , et le bâtiment t plus qu'un mélange confus de destruction de la salle principale particularités remarquables. Le : lequel le lit était placé s'écroula tic extérieure ; celui qui touchait

placée en face de ce mt'ine lit ; i-je , plia d'abord sur lui-même , ■leur de la salle , puis tomba en même eifet fut produit par les à l'angle desquelles étaient placés

joueui-s , qui déjà ne jouaiçnt lit fut enlevé, comme par ent ,et jeté à une plus grande, dist maison même.

l'ois établie sur son nouveau fièrement dégagée de tous les

qui en cachaient l'effet , la nbnlante présenta à la fois une ue et horrible. Le lit était i la t ; U tétait sealement effondré

BKJE5. Hj

sur lui-même. l/hôte^élaitHveilUeteroyalt dormir encore. 8a femme, pendant «t étrange voyage qu'elle ne soupçonnait pai elle-même; sa femme, di>-je, imaginant que le bratier glissait seulement aoiu se* pieds, s'était baissée pour le retenirt eteette action avait été sans doute la seule et oulmw cause de sa chute sur le plancher. Mak dès qu'elle se fut relevée , dès qu'elle aperçut , par l'ouverture de la porte , des objet* et de* sites nouveaux , elle crut rêver ell^ même , et faillit de devenir folle.

■ Ici , malheureusement , finit la partie plaisante de la scène.

■ BlebtAt , abandonnée par sa tante , aU moment même oà eelle-ci se baisse pour retenir le brasier, la jenue fille court , épouvantée, vers la porte , qui tombe et ViLih^sous sa chute. Un sort semblable atteint les quatre malbeueeux voyageurs, qui, sans avoir le temps de fuir ni de prévoir le daor ger , passent do jeu dans la tombe.

■ Cent témoins oculaires de cette eato*' bvphe inonie existent an moment ok j'écria I le procès-verbal d'oà est tiré « >éctt , fut dresse quelques mois oprès sur le* lieux ; et appuyé des déclarations de l'hAte et de sa femme , qui vivent sans doute «icore.

■ Les effiits inouïs du tremblement de terre par bondissement ne se font pas sentir aux seuls édifices i les phénomènes qu'ils produisent à l'égard des hommes mêmes ne sont ni moins forts ni moins élonnans ; et ce qu'il y a de plus étrange , c'est que cette particularité , qui , dans toute auti'e circonstance , est la cause immédiate de la perte des habitations et des hommes, devient parfois aussi la source du salut des unes et des

» Un médeciode cette même ville, M. l'ab* béTarvérna, habitait une maison k deux étages , située dans la rue principale , près le couvent de Sain te- Catherine. Cette maison commença par ti'cmbler) elle vacilla eninitei puis les murs , les toits et les planchers s'élevèrent, s'abaissèrent , et enfin forent jeté* hors de leur place naturelle. Le médecin , ne pouvant plus se tenir debout , veut fuir, et tombe comme évanoui sur le plancher. Au milieu du bouleversement général, il

laS L'ITAI

lierche ea vain la force nécessaire pour ibsccver ce qui se passe autour de lui. Tout le dont il se rappela ensuite , c'est qu'il omba la tète Ja. première dans l'abîme qui 'ouvrit sous lui, et y resta suspendu , la suisse prise .entre deux poutres. Tout à sonp 9 et au moment même où , couvert des Uoon^res de sa maison en ruine , il est près f être étouffé par la poussière qui tombe de ^te part sur lui , une oscillation contraire i celle dont il est la victime écarte les deux poutres qui t'arrête , les élève à une grande bauteur , et les jette avec lui dans une large arevasse , formée par les décombres entassés levant la maison. L'infortuné médecin en fut quitte , toutefois , pour quelques violentes contusions et une tendeur facile à concevoir»

» Une autre maison de cette même ville ht le théAtre d'une scène plus touchante , plus tragique encore , et qui , grâce à la même droonstance , n'eut pas une fin plus funeste.

» Don François Zâppiaet toute sa famille Forentoonmie emprisonnés dans l'angle d une des pièces de cette mabon , par suite de la chute soudaine des plafonds et des poutres. L'étroite enceinte qui protégeait encore leurs jours était entourée de manière qu'il devenait aussi impossible d'y respirer l'air nécessaire à la vie que d'en forcer les murs artificiels. La mort, et une mort aus»i lente qu'affreuse, fut donc pendant long-temps l'unique espoir de cette famille infortunée ; déjà même chacun d'eux l'attendait avec impatience , comme le seul remède à ses maux. L'événement le plus heureux, comme le plus inespéré, met fin à cette situation affreuse : une violente secousse rompt les murs de leur prison , et , les soulevant avec elle, les lance à la fois en dehors. Aucun d'eux ne perdit la vie.

» Les arbres les plus forts ne furent point exempts de cette migration étrange ; l'exemple suivant en fait foi. Un habitant du bourg de Molochiéllo , aux environs de cette même ville, Antoine Avati , se réfugie sur un châtaignier d'une hauteur et d'une grosseur remarquables. A peine s'y est-il établi que l'arbre est violemment agité j tout à coup ,

es jolies femmes : objet d'eovie eunesse, de dégoût dans leur àéet d'horreur apiès leur mort, itreprendrai point de peindre ici :t les pertes de tout genre dont ce fut la scène ; je me borne à re- [ue tel fut l'état de confusion où fléau jeta ici les nionumeus et que le spectacle seul de tant de de maux serait lui-mi:me un mal it qu'enfin , tel fut bientôt I état itlheureuse ville , que , parmi le ■ombre de victimes échappées à la Btine , il ne s'en trouva pas une rvenir par la suite à reconnaître de sa propre maison dans les t maison d'un antre ! j'en prends im exemple.

rères , Don Marcel et Don Domio , riches habitans de cette vUk , e (ott belle propriété , située à nts de la rue Gannamâria , c'est « de la ville. Cette propriété l plusieurs bttimens ; tels , entre ^une maison composée de sept ne chapelle et d'une cuisine ; le remier étage; le rez-de-chaussée >it vastes caves; au-dessous^ un nn contenait alors quatre-vingts aile. Attenantes à cette même aient quatre autres petites mainpagne, appartenant à d'antres on peu plus lo'm , une espèce de estîné à servir de refuge aux matdomestiques pendant les trem* fl terre. Ce pavillon contenait légamment meublées ; plus loin ■ouvait une autre maisonnette, eule chambre à coucher, et un longueur immense , sur une larrtionnée.

tait encore , avant l'époque du 5 le était , dis-je , la situation des estion.Au moment même de la ïute espèce de vestiges de tant de maisons , de tant de matériaux , d'utilité, de luxe et d'élégance , isparn;tout, jusqu'au sol même, entchangé et d'aspect et déplace, e&cé tellement, et du site et de

la mémoire det'Iiomiiwiï -qn'anidn i ':

propriétaires ne pat noô^ialtRVnmKe les ruines de sa maison, ni le lieu oà^oK avait exista!

* L'histoire des désastres de Sitinânaet Cusolêto m'offre les deux faits snivans :

s Un malheareox voyageur fut sni'pVis par le tremblement de terre , qui , en changeant la situation des rochers , des montai gnes , des vallons et des plaines , avait néeessairemcnt efiacé toute trace de chemin.' On sut que, dans la matinée du 5, Jt était parti à cheval pour se rendre de Cusoléto àSttiizâno; cefnttont ce qu'où en put saivoir : l'homme ni le cheval ne reparurent plus.

» Une jeune paysanne, nommée Catherine Polistèue, sortait de cette première ville-, pour rejoindre son père qui travaillait dans les chaiaps ; paiement surprise par ce grand bouleversement de la nature , la jeune fille épouvantée cherche un refuge sur la pente d'une colline nouvellement sortie do sein de la terre convubive, et qui, de tons les objets qui l'entourent, est le seul qui né change ni ne bondit k ses yenx. Toot k conp, ao miKen du morne silence qui succède par iutervalle au bruissement sourd des âiémens confondus, la voix' d'un être encore vivant s'élève , et passe jusqu'à elle ; cette voix est celle d'une chèvre ; et cependant cette voix ranime son courage abattu. Le timide animal fuyait lui-même devant la mort , parmi les terres , les rochers et les arbres , soulevés , fendus ou fracassés. A peine la chèvre aperçoit -elle Catherine, qu'elle accourt vers elle en hélant. Le malheur réunit les êtres ; il efface jusqu'aux signes apparens des espèces j et , rapprochant l'homme de la brute , il les anne contre luimême du secours plus puissant de la raison et de l'instinct. La chèvre, déjà moins craintive , s'approche de la jeune villageoise , qui lui doit elle-même un peu plus de courage. L'aoimal reçoit avec joie ses caresses ; puis il flaire , en bélaut , la gourde que la jeune fille tient à la main ; ce langage est expressif, et la villageoise le comprend. Mab comment satisfaire au désir de la chèvre? celle-là n'avait point de verre , celle-ci ne pouvait boire à même la goiirde. L'industrie .est £]!«

oe lieu i et la meule en quesiQç par «n fort pilier de piciie , 'ée d'un Une semblable. Au

la secoutsc du 3 t'i'vrier, les I l'oranger deviennent le i-efuge e , qui , fuyant épouvanté , s'y tarl'effirt de cette luf iric secousse, meule, le baoc , l'aibie et l'hoinulevéc et portés à un tiers de à.

Lce dernier fait, je n'en réponds oe de tous les autres , il n'est sur ile siuples bruits publics ; DU vrais , il n'est ni plus inouï, )yable que ceui-ci. La destrucuâra présente au philosophe et ste des faits moins merveilleux lais non moins iatéressaus. Penn des commotions de la terre , Htroes et fontaines de cette ville ement desséchées. Les animaui ivafçes furent frappés d'une si inr, qu'un sanglier, échappé de

dominait la tille, se précipita lent du haut d'un roc escarpé , B la voie publique. Enfin on re- : , par un choix sans doute inex-

nature se plut à frapper le sexe r et le plus délicat î et que par prédilection plus bizarre encore, t i la portion de ce sexe la plus ilut précieuse i tontes les jeunes Tirent i les vieillei hirent seules

rat les traits principaux du Qéau ;

fitiiatian des victimes; telle est iQD fataW où celui-là laissa après ibre* ; tel est enfin , au bout de

années de calme , l'état oii ce core (i). »

- des réflexions aux terribles <n vient de lire , serait moins

lade la citatian que dw voyage de M. de Gonrbillcm eo Tto4re hommage à cet auteur aussi s'il eit jadicîeDi dans sa rritique.

I ftitéti u natTatiou si riche de isaos à celles que nous oiïraient et nénie dont il est tiré et les récit s de - d'Hamilton.

( Koli dt fÉdimr. )

CD augmflDter l'efièt que V.

nous itUont terminer notre exotUvtdn des provinces, par un coup d'oeil rapide aur leur industrie agricole , manufacturière, et sur leurs raours. .

La sature, dans ce royaume, a été tellcmeat prodigue de ses' dons, qu'il n'y a point encore eu d'exemple de la perte totale d'tme récolte. En t8i6, lorsque l'Europe subit une disette aussi imprévue qu'elTrayante , il se Buffit à lui-même par ta seule addition d'un secours qu'il obtint en blés d'Odessa , auxquels il n'eût point eu recours sans les exportations considérables de ces céréales , que leur abondance lui avait permis de faire. Ces exportations épuisèrent la Pouitte au moment où, trompé par de brillantes apparences, on s'attentât aux plus opulentes moissons.

D'après les progrès que l'industrie a faits, noa-seulement dans rfaples, mais dans tout le royaume, la filature des soies s'est tellement perfectionnée, que leurs produits se vendent à Lyon , et même à Londres, à un prix plus élevé que les soies lombardes , qui sont les plus estimées de toute l'Italie, et ce progrès va toujours en augmentant loin de diminuer. Qui le croirait? Reggio et sa province comptent soixante filatures de soies indigènes ! On préfère en Allemagne, et même en Amérique , les soies à coudre de Naples à celles de Lyon et de Paris.

Mêmes progrès , et dès lors mêmes avantages, dans les cotons que fournissent plue particulièrement les environs du Vésuve; ils alimentent, autour de la métropole, une foule de fabriques,dont les filatures le disputent de perfectionnement et d'activité à celles des soies, même alors que tes cotons de TÉgypte, du Bengale et de l'Amérique leur opposent leur redou-

a3a L'ITA

table co e. Ces f;ibriqucB la La-

lancentet^iM edoutetitpns :eii i8t2 seulement rotons unt reodu au

royaume di les plus de vingt mil-

lions de francs.

Dirigé aur In Provence, qui trouve ses avantages à l'exploiter, le chanvre de la terre de Labour, si justement estimé, parce qu'il est à la fois moelleux et d'une couleur dorée, est acheté en grains par l'Angleterre et l'AUemai^ne, pour eu obtenir chez elles les produits aussi précieux qu'ils y sont rari?s.

Produit spontané du royaume , la garance promet d'autant plus d'ajouter à ses richesses rurales, (Qu'elle y est d'une qualité supérieure, d'une couleur aussi claire que vivace, et qu'elle y donne aux besliaus un fourrage dont là, plus (guaillcurs, ils ont souvent besoin.

Des fabriques de draps dt; moyenne qualité sont nombreuses autour de la capitale ; carie i-oyaumeaboude, comme on sait, en troupeaux nomades. Mieux travaillées, mieux lissues, les laines de ces animaux ne tarderont pas d en donner de supérieures; et d'ailleurs, des mérinos ajnnt été inlrnduîls par les soins du prince de Butera , en perfectionnent déjà les races, et par suite les toisons.Une compagnie œnologique s'étant formée dans JSaples , son but n'est pas moins de perlectionner ses vins que ses eaux-de-vie. Les succès les plus heureux ont été le résultat de ses travaux; et, tandis que l'on publiait que les vins du royaume ne pouvaient supporter la mer, elle est parvenue à en envoyer j usqu'au Brésil , où ils sont aussi désirés que les vins des autres pays, et, grâce à l'alambic à distillation continue, les spiritueux Napolitains rivalisent ceux de la France méridionale.

Grâce aussi au prince de Butera , la

verrerie compte encore des proj^ris i dans le royaume; elle s'unit à la chapellerie, la ganterie, la tannerie, h papeterie , et même l'imprimerie , pour donner UB développement pluslargeà son commerce et à son industrie- Dm machines hydrauliques propres à clarifier, et dés iora à perfectionner ses innombrables produits en huiles , ajontent àcet état de prospérité; inférieure) jusqu'ici aux huiles de Tunis, celles de Bari rivalisent avec elles de bonté, tandis que celles de Sorrento sont tôt jours sans égales.

II suit de tout ce que nous venoni de dire, que le prix de la main-d'œuvrei dans le royaume, est en raison directe de la valeur des denrées , et que l'onvrier dans les villes, le journalier dans les campagnes, jouissent d'un sort aussi doux qu'il est pénible ailleurs.

Un franc par jour , dans les temps de la plus grande cherté du pain , lui suffit pour exister avec sa petite famille, et dans les temps d'abondance, (pn sont les plus communs , le double lui sufiit pour toute une semaine, ce qui s'explique par l'absence du besoin . de vijtemens cliaiids et coûteux , et df chaufiage dans un climat perpétuellement tempéré.

Les mœurs , dans le royaume de Napies , sont douces et polies , non-seulement dans les classes élevées et moyennes, mais dans la ct.isse pauvre. Partout l'étranger , le voyai^eur , sont accueillis avec te sourire sur les lèvres et la joie empreinte sur la figure ; heureux elfels des influences climatériques , plus encore que celles de l'éducation , qui est en général négligée. L'ignorance qui

s que jai

, est le fléau des na-

tions , n'est que trop mal heure usemenl le triste lot d'un peuple, d'ailleurs plein de vivacité, d'esprit même, et d'intcl- I licence.

GALABRES.

» ne compte qu'une école d'in- Q mutuelle qu'il faudrait Toir r et répandre dans les autres es ; mais ce qui produirait

infini, s^it sans doute une sille à oaDt qui prescrit l'in-* \jï prinôdre en France } par i , écrire et lire , ce double apa- ! l'humanité , deviendrait la dot ms des familles indigentes , et renx résultat de la sagesse et de d'un gouvernement paternel, rait pas à contribuer puissameur hédheiÈT.

iittanl'définifiyèment les deux 1 et lès deux Clalabres , il coû-

dite à nos lecteur^ quels sont mens de leurs habitans, aiiisi la l'àYdn^ fait pour les deux ». N^tià ehoisiitms quelques a, car^ de village en village les s oSrettt de Ift différence ) mai« ^nt que modifiés ^ et ceux que cms fait graver sdnt les types [s tiques.

'sanne,ou contadine de Lucera, avec une sorte de somptuosité, elle ne soit qu'une simple baies campagnes ; Une robe lonample tablier , empreint , tant lut que par le bas , d'une sorte lyphes brodés en laine , corn- >a parure qu achèvent d'orner aux d'une orfèvrerie commune.

la PI. 84. ) Il en est tout it de la paysanne de Gioui-près de Bari. Kien n'est plus ue son costume \ un casaquin 3fie légère , d'une forme graet une jupe qui ne l'est pas 'habillent ; un mouchoir , dont ir vive fait tout lomement, a tète, et voilà toute sa pa- 'oy9z PI. 84, T. d'Otrante.) simplicité , même goût , dans

de Martanoj près d'Otrante.

Des rubans gracieusement entrdacés et noués rattachent les larges man« ches de son corset galonné , dont la couleur contraste avec celle de sa robe, et on long voile qui, tel qu'un cbftle, èonvre ses épaules <st sa taille , couh plète son habillement. Quant au eontadino de la Pooille , presque marin, puisqu'il habité le littoral de l'Adriatique, son large habit est doublé d'une pluche brune , la culotte et les bas sont de la même couleur, et seulement un gilet, ordinairement d'Une étbfiè plus fine, tarie un costume entièrement rustique. Mais voulezvous voir toute la pompe et l'élégance grecques dû temps des Héraclides?

Observez l'habillement de la contadine'de Caraffa, dans la Calabre ultérieure;, c'eat une véritable l'élue de théâtre. Le bonnet phrygien orne sâ^^ téte^ sa robe, son tablier ^ sa jupe, sont empreints de broderies dont le dessin est évidemment antique, et tout annonce que son costume est traditionnel. {Frayez PI. 85.)

Il en est de même des contadines de Cassano et de Bisaccia , dans la province du principato ulteriore, en observant toutefois que , comme elles habitent plus prè^ de Naples, leurs vètemens varient de formes , de couleurs, soumises qu'elles sont à la mode toujours changeante des capitales ; force rubans s'y font remarquer, joints à des omemens les uns simples, les autres recherchés, mais tous annonçant dans les personnes qui les portent (malgré la modération des fortunes rustiques ), l'amour de la parure plutôt que celui de la simplicité. ( Voyez PI. 86.)

Ayant parlé dePestum, qui complète si dignement le voyage archéologique des Calabres , ainsi que de Saleme et de la romantique la Caun^ il ne nous reste plus qu'à signaler

NAPLES

enrages de FEspagiiolét , et une superbe •Adoration des Beigera par le Guide. Le dottre (PL 91), orné de colonnes donques , est d'une belle arcbitecture.

chartreuse de Saint-Martin rivalise ivec celle si célèbre de P^vie; mais d'emporté indubitablement comme ^8e unique en Italie par sa délicieuse position. Du belvédère on plane sur iRr£i.ples, que l'on voit très-distinctement, clont les édifices sont disposés de ma- ^re à ne rien faire perdre de leur as- P^^t. Plus loin on aperçoit d'un côté ^^tte riante cÔte de Pausilippe , la ri- Kre de Chiaja, puis encore Pizzo Fal- , colline sur laquelle les maisons ^^■^tassées* forment un groupe tout-à- " t pittoresque , et qui vient se termibrusquementà la langue de terre *U. Château -de -l'Œuf, qui semble *■! avoir été détaché. De l'autre le l^^lais, le port, l'ancienne ville, au *Oin Portici , les Torre , le Vésuve , la ;^ Campanie et jusques à Gaserte. On tttend le bruit des rues, les cris de la populace , le roulement des voitures.

M. Valéry a observé ici une bizarrerie qui provient tout à la fois d'une faute de l'administration et du caractère insouciant des voisins du Vésuve : des invalides, parmi lesquels il y a beaucoup d'aveugles , occupent la chartreuse de Saint-Martin, et la poudrière, Tunique du royaume, est placée à la Torre délia Nunziata , au pied du Vésuve , bourg de huit mille âmes, construit sur la lave; lors d'une des dernières éruptions il fallut se hâter de l'enlever ! Sur la chaîne de collines élevées qui couronnent Naples est situé aussi Capo di Monte ^ résidence royale, palais mal construit et non terminé, peutêtre parce qu'on s'est aperçu, un peu tard, qu'il n'y avait point d'eau. La cour n'y va guères que pour respirer

l'air le plus pur, pour la chasse et pour jouir d'un magique panorama.

La silmtion de là ville en amphithéâtre^ et ses édifices élevés, présen* tent beaucoup de ces points de vue.

Un autre très- intéressant est celui de la Tour des Carmes, Torrione del Car" mine (PI. 87) ; là c'est la ville sous un autre aspect. A droite est le môle et sa lanterne , au-dessus le palais du roi, le Cbâteau-de-rOEuf ; à gauche la Madeleine : cette distance de l'une à l'autre de ces deux quasi-extrémités de la ville est de plus d'une lieue.

Au pied de la tour est le Largo del Mercato , place du Marché, la plus ancienne et la plus animée de Naples »

et décorée dans son centre d'une fontaine , œuvre du cavalière Cosmo. C'est là que le lundi et le mercredi affluent toutes les richesses de cette terre promise , et qu'arrive tout l'approvisionnement de la ville. Là se font aussi les exécutions. Autrefois la potence y était en permanence ; maintenant qu'on lui a substitué le.genre de supplice adopté en France, l'instrument n'est plus dressé que le jour ou il est nécessaire, en face d'une petite rue appelée Vico del Sospiroj parce que c'est de là que le patient l'aperçoit.

Cette place vit le supplice de l'infortuné Conradin et de son cousin Frédéric d'Autriche, et sur le lieu même de l'exécution fut bâtie une petite chapelle où leurs corps restèrent déposés , jusqu'à ce^ qu'ils fussent transportés dans la petite église des Carmes, par les soins d'JÊlisabeth d'Autriche , mère de Conradin. Cette malheureuse princesse s'était mise en route pour payer la rançon de son fils , et le retirer des mains de Charles ; mais, hélas ! arrivée trop tard , elle n'eut que la consolation d'embrasser ses restes. Elle employa à l'agraudissement de l'église

M à liL-s^ulture de soà fils lea tré- ■ors qui avaient été deBtinéa.à le ra-> clietert Les corps furent ensettdis derrière le maltM-autel , et sur le.flUrbM qui reoDUTTe un des murs latânui te lit leur épilapbe.

Laflliapdle piiQOipalflestgotlllquat ■utrefofs obseure, elle est aujourd'hui trè»*ét]lairé«, et omée de ttiarbreSi Ofl y Voit lin portrait de la Vierge sous le nom de Saiote-Marie la Brune, que) de la meilleure foi du monde, on tous assure être de saint Luc l'évangéliMei

Dans l'cglise est le Christ, qui cour* ba la tête pour éviter un boulet lancé par l'artillerie d'Alphonse d'Arragon , en 1439. Ce boulet fracassa la coupole, renversa le tabernacle, jeta à terre là Mturonne d'épines que le Christ fiVait h la tète , et s'arrêta dans la porte. Ou a mis un marteau de tuarbre au troU qu'il fît.

Le Lai^o det Mercato a été le priud* pal théâtre de la révolution de Masa*tiiello, dont nous allons bientôt pari»-.

C'est sur cette place que l'on peut mieux juger le peuple de Naples , c'est là que j'ai le plus souvent observé l6 Laîxùrone.

Dire à quelqu'un : Il existe un être gai, insouciant, dépensint laviesani penser an lendemain; isolé au milieu delà civilisation, fils de la nature, par* Courant des mes pdpulenses , l'été Sans bas, sans Souliers, avec un simple tia' leçon de toile,esp03éà un soleil ar* dent qui a rougi sa peau ; l'hlVer avec un vêtement de laine qui abrite ses épaules et les préserve du piquant du vent du nord : dont les repas se font dans là rue : dont le lit est la simple pierre , et le firmament étoile le dais sous lequel il repose ; qui cependant trouve encore dans son Sommeil des rêves de bonheur; ce serait provoquer un sourire d'incrédulité Cet âtre

existe pourtant, Naples esta c'est le Lazzarooe. Cependi mérite pt us ce 00m, puisqu'il i en partie à sa sauvage nudité.

Une masse de gens oisifs, dustrie, qui eOVaierait tout g ment, à Naples n'inspire aui reur. On y a vu avec indilTérei mille et plus de ces existence àl'nVenture, et vivant d'avei que le climat supplée à tout l'homme, dit Dupaty, et ce prodigue se chanje de le nout que lui-même ysoDge; il se r à son soleil, et saas ioquiétué ambition attend qu'un jour »

l'autre.

La journée commence-t-elle:

l'oiseau matinal, sans peine al nant sa couche , il fait retentir ses ehnnts j prompt à vous fain 1er ses services , mille fois il i l'art de se rendre nécessaire. B TOUS besoin , il est là ; pouveï-« pnsserdc lui , il est encore là. S gination vous crée des besoin esprit vous persuade ; j'en ai v choisir un patron , venir cfaaqu le saluer, puis ii la fin delà 1 lui demander le salaire des TV nvait faits pour lui.

M.-iis la journée tire à sa fis, de mer vient régner sur la pi terre envoie aux aire embaui émanations de mille fleurs, t Lazzarone assis sur le rivage, fi ses chants, ils décèlent une éUtee de peines. Ce n'est pas cet Ds.intâ peine se manifester;cei éclats bruyani ; né daas le fracai des cris à son oreille. Ameneu JDui.''sances ne sont pmot émo un rien le touche, le diVW|it«* parle k son im

Oh ! que 1 bal impr

naHis.

t , €t puis avec quel bonheur il idre sur la pierre, et faire des fortune, car pour lui un écu Tortune, et pour se le procurer àra loterie ! Il voit dans cette Irompeuse une aubaine dont le tecueillera le fruit.

têrie, qui par son gain chan- ! ii fort en harmonie avec la Éité de son caractère! Tandis noce on cherche à écarter le le cet antre, et que les légisnt décrété sa prochaine supj à ]VapIes on dirait qu'on i l'y attirer, en l'invitant, par Ité de l'offrande, à sacrifier sur t de ]a Fortone. Qui croirait iUet s'obtient pour moins de Oàî C'est le samedi que la Dkà Ma oracles. La veille ses Mut assiégés; le Lazzarone y Ce qull a pu retrancher à sa

est le même dans tous les qnaHÉiK» «t que les mêmes numéres sodI jtJOéa.

Si le hasard justifie oes caleiJs, m^ heur an fisc! Aussi, pour atténiMr 1m effets de cette coalition dechanoea, la goaremement a-t-il la ressourcf de Sxer )a somme qu'on peut mattw Mur efaaqne numéro.

Mais Tienne 1* jour unique de N»< pies, NoCtl ce jour où doit érlat«r toute l'ambition du Napolitain I Faire un repas , manger le eapttone, «spiM d'anguille , c'est son vœu de toute l'année; vœu k la réalisation duquel ton honneur est intéressé. Pauvre ou rieho,' LaBzarone ou prince, tous doivent fétev la naissance du Sauveur ; il faut man-i ger, il faut avoir sur sa table on de oev pt^ssims monstrueux. Honte, bont* étemdla il celui qui dérogerait à 1^ sage ; il se croirsit frappé de ripnWf tioo. On le verra vendre ses hsni^ et lendemain, l'anTiété est peinte jusqu'à ses matelas, pour porter, deux LSl^s, des rassembtemensont mois d'avance, son oSrande au mar» eband qui lui fournira ce mets «Altg^j. Dans la soirée , des feux d'artifice sont tirés devant chaque madone { A n'est pas de rue qui n'en ait trois ou quatre , il n'est pas de madone devanl laquelle on ne tire deux eu troiS' cents fusées. Qu'on se fasse une idée du vacarme! Des feux sontallumésdaas tout les quartiers, des cria retentissent de toute part ; l'intérieur des maisons y répond. A minuit, tout rentre dans le silence apparent; personne dan» les mes , c'est l'heure où l'on mange!

Chaque famille a formé en faveur de la madone un presepio ou crèche y représentant la naissance du Christ.

De la mousse , du carton , des morceaux de liège, des branches d'aHires^ simt les matériaux que l'on emploie avec un art vraimen t remarquable pour composer des ruines, habitations rustiques { rivières t ponts, ^Me4ee, «ontagnesi

I des parvis où la veille furent

les offrandes. Une masse de a main, chacun attend l'heure ; toint une fortime qu'on désire,

chance modique proportionmise. L'oracle est rendu , et le obile du Lazzarone exprime la : désappointement.

diance a été inespérée, une romène lelendemain l'heureux par la ville; des rubans ornent «an , la tête et le cou des che-

chapeau du cocher; des fanprennent à tous les quartiers it la somme gagnée, puis les nx cabarets sont le gouffre où gloutit jusqu'au dernier sou.

rare qu'un événement un peu lit lieu dans la ville sans qu'il ! l'objet d'un calclrï général de

et telle est k cet égard l'hampe le résultat de ce calcul

quelque: mes y iiû|)[:n5cnL des

somme rablea. Il eu est un,

m'a~t-on à a ùoùié Lrcule mille

ducats , et ou le; ligures se meuvent à l'aide de mécai jues.

Je revieus i ik Lazz-aroni. Murât décima cette population ; elle lui servit à composer une armée qui, sous les règDeBprécédeiis,9crécrutait en grande partie dans les bagnes. La policej la nuit , ramassait tous les hommes qu'elle trouvait couchés dans la rue, ce qui força ceux qui voulurent se soustrairt à cette presse, à se pourvoir de mens, par conséquent a prendiv. »

«lat dont Us gains pussent fournir cette dépense. C'est ainsi que b coup aujourd'hui sont ouvriers même bons ouvriers, car le Napol est susceptible de suivre loutesles uupulsioDS qu'on lui donnera.

Le palais du roi de Na Inzzo realc ■ , ou simpleme) (PI. 88 ) , est ua ouvra!;e imp, ]J. Fontana, dont le plan , moditié à diverses reprises, a été gilé par ses successeurs.

Ses décorations consistent en trois rangs de pilastres d'ordres dillcrcns, placés les uns sur les autres, sur un fond brique rosé, et couronnés d'une corniche garnie alleinativcment de pyramides et de vases.

La cour, médiocrement eranile, est décorée de deux rangs de portiques l'iin au-dessus de l'autre, auxquels conduit un escalier magnifique , commode et large, orné au bas des statues colossales de l'Èhre et du Tage.

Dans les apparteniens règne celte magnificence ordinaire à la demeure des rois. Ils sont décores de tableaux de Raphaël , du Guide, du Schidone , du Titien, de l'Albane, etc. La salle du trône est belle, et la chapelle, peinte par Giacomo del Fô, est d'uue grande

niai^nificcnec. La partie habitée par les princes et princesses donn« !ur la mer. De ces appartemens on piise sur une terrasseornée de bustes et d«os«s en marbre. On se pLomèiA dan jardin suspendu sous des d'orangers et d'arbrisseaux dO espèce. La nature a obéi saqs' tance aux volontés du jardinier, plié Ces arbustes de mille manii petit simulacre de jardin eat — ange d'une manière ravissanbii elte est aussi recherchée (jue ne petite maîtresse, on dirait <pt •i Flore qui se pare elle-même. Maù, iieias! quelle ombre à ce taMeau uuue! au lieu du chant gracieux àz seau matinal, un bruit sinistre de i rdes chaînes se fait entendre, laf lal, le bagne et les nombreux forçaU i le peuplent sont au-dessous, pUlà comme pour oiTrir le contraste I deux extrémités de la civilisation, j Sur le Largo di Palazzo a place (ht 1 painîs » , eu face du palais du roi , on 3 construit une église, à peine achevée en ce moment, sous l'invocation As saint Frajiçois de Paule (PI. 89). Faible imitation du Panthéon de Rome, sa masse parait d'autant plus écrasée, que des édifices, élevés sur la collioe de Pizzo Falconc, la surmontent par derrière à une grande hauteur. Cependant, le portique semi-circulaire, dont l'église forme le centre, est une belle et grande décoration pour la place, préscnleiucntla plus belle de Napîes pnr les édifices, quoiqu'elle ne soit pas la plus .grande. Celle place est ornée en- , corc de deux statues colossales équestres, en bronze, de Charles III et de Ferdinand l".

Le pal.iis est attenant au théâtre, dans lequel la cour peut aisément " rendre sans sortir, comme aussi', e de nécessité , elle pourrait se ^

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tf. du Ghiteau-Neof, au moyen et lepose sur deux palmiers d'or; la draperie est en feuilles de métal d'un rouge pâle. Qu'on se figure cette immense salle, ces femmes couvertes de diamaDS , les gens de la cour et tes officiers chamarrés d'or, le roi , les princes en grande représentation, et l'on aura une faible idée de ce coup d'oeil. ' ■ Vous parcourez les corridors, dit M. de Stendhal , les titres les plus pompeux écrits sur les portes des loges TOUS avertissent , en gros caractères, que yens n'êtes qu'un atàme qu'une excellence peut anéantir. Vous entrez b salie est un ovale autour du- avec votre chapeau : un garde tous i . — . j. 1 Ji poursuit pour tous faire apercevoir,

pont de communication , ou dans rt^Sw^^ElBc, point culminant .'nB«, oi-MtiTant un escalier pra- ^«ous terre.

f> théâtres sont les temples des Ita- E'a dit un écrivain : celui de San Bf théâtre royal , est aussi le roi des ^es pour la grandeur et la maguifil-Gependant, sa situation dans une JRt mal choisie , sa façade [PI. go), ^^architecture trop sévère , et

Et à désirer que l'escalier fût slogue à la splt^ndeur de l'édi- "l salie est un ovale autour durégnent sept rangs de loges déf(-de sculptures, et pouvant conchacune de dix à douze persondont quatre à l'aise sur le de- 11 y a trente-deux loges à chaque

vie pour la première fois cette lifiquesalleunjourde grande fête; puis rendre l'eOet que produisit loi cette quantité de lumières, architecture, ces loges que fait ressortir des milliers de bougies, quelque chose de ravissant, imble à dépeindre. Il semble que l«s.sens ont passé dans celui de la «pcctade, décorations, tout est ri|.:/'C)a pourrait comparer San M^b jourde grande illumination, edu Soleil ; je doute que ce ^puisse être plus resplendisis jours-là l'affiche du spectacle U teatro sarà illumùiato a gior-

> sdie, brûlée en 1817, a été BÎte en moins d'un an par le r Sarbaja , et sur tes dessins ôMiitecte cavalière Nicolini. Les sens sont or et argent , et les eries des loges bleu de ciel fonla loge du roi placée au-despus de orte d'entrée , est magnifique ,

dans cette salle inûnense, que tel prince que vous n'avez pas aperçu assiste à la représentation; la présence du roi fait un sacrilège de vos applaudissemens. Vive Paris pour cela, on y est inconnu, et la cour n'y forme, quand elle est au spectacle, qu'un épisode intéressant. B

La scène est immense et admirable pour les ballets; un escadron de quarante-huit chevaux y manœuvre avec toute l'aisance possible ; je les ai vus charger au grand galop jusque sur la rampe de la salle.

Le numérotage des billets de parterre , selon l'usage suivi aussi en Allemagne, et que l'on devrait adopter à Paris, fait qu'on peut huit jours à l'avance retenir son billet , et qu'on n'est pas obligé de faire çueue deux ou trpis heures.

Désirant que ma visite au tombeau de Virgile eût lieu à une heure où aucun profane ne pourrait distraire la religion de ma pensée, je partis à la fin d'une des plus belles soirées d'automne; la lune s'élevait majestueuse, elle seule devait éclairer ma mystique excursion : belle, resplendissante, elle refoulait les ténèbres et se moaUait h

i. Hii 1 oeroDtrastait avec ses nyi'iio ^m brillnns, han les feux du Vésuve..., comme olle, «iilendida mystère de lacréalion.

Tout, en ce mOmeot, favorisait la plus séduisante illusion; rien ne me rappelait nu présent, et je me croyais trânsporlé au ei^lc oi'i le divin ^B(e que je venais saluer dans son deririer aailc, enfantait les brillantes fictions tfui devaient l'immortaliser.

Un sentier couvert de ronces M d'é* pines est l'avenue de ce trésor, oui •'élève au-dessus de la irrotte de Pxil-) «lippe (PI. 91) ; jVcartai les myrtlies, les longues guirlundes de lierre et d<} dématite, seule parure qui décOre I»

froide pierre (i). Chartnede ton grand

(I) Comme plusieurs f 073g eart gui m'aTuicnl préccdé, je cberrhjî le célébra lu tTOuvii pi> : !■ seule phnte qA t

riter riioBnmr d'ctre cneillib en i TûigUa, fttt «aa cb^li^oina, ar k dont parle M. it la duiTaone ti., , ...,. point uaùsanci! sur le nionumcnt, une foule 11 pirtic snpérieu-

^licàksauverilesa

tl'flnlref pi. 11

it«s .Toissent »ur

cune »nie l>i<

eiiveillautc dierd

Lcspnrp ne me permet pas question de saYoir ^i les ceiul ont tiiellciiient repnsc A.iw te tais fort de l'anturitû de Dcni

et d'autres auteurs pour y irn et j aime i me rappeler que, de preuves irrécusahles qu'il

, de Swiiiharnc

111 n'a pu Joimcr t ûé lu dëpdl de ses renilres sacrées , rien aussi ne pmuTC le coiitrjire. Dans le quatoriiùnie siècle, turne qui a dû les rontenir s cté ravie du respect des !;i'nëralions ; c'était pour la mettpe eu sûreté, diton, et cependant elle n*a pas été rctrunyie, telles lcdiercl.cs que l'on ait f.iitos.

Le savant et ïéridique Valéry hniis rappelle que Pétrarque fat conduit su tonilip.iu de Virgile par le roi Itobert, cl qu'il y planta le l.iurier rcnoiiveli; , mais inrruitueu>ctIieQt, de nos jours, p.irun aulropoete fCasiniir Del.ivlanc); ce fut, dit-il, a l'aspcrt de ce monument que lîoccacp sentit se décider en lui la pârtioYi dés lettre», et qu'il renonça ponr toujours à «>n négoie. . l,c lomlican de Virgile , matsré l'incertitude de son origine, parait toujours lênéraMc pïr la Tnaltitodc di-s grands Iiomraes qui l'ont

nom , ô Virgile, combien ta ^H sais tout ce qui s'oiFraît k maj Je voyais à mes.pieds la supeiti thenope et la tner de Misène , grandiose spectacle me retraçai) la poésie de leswuvrea... Cettet la douceur de l'atmosphère, l'a qtie je respirai», me Qrent écri< le- poêle moderne!

Hapolil o*ede de^lîDei: qaal tem Piti fe*onda di le! qtial ttfelo pîù pnl« Quil piii lÏTlipidD mar? *6& loaghi • I I. giorui tuoi ; tranqaiUc Botti e brev. Vdga luna d'argento a te rischiara , Che'al t'anto iniita e alla pietâ. l tao Sun d'ottramotite april , l'«pfil tno ve • Altii uoD ba

( SrEFAVO , dùcn Ji Ntf

ITaplesI té)oiirdesdieiix,leTTe tienteaie et I Peut-on trouver ail le arsl' éclat detesbcai La dolH'éiit ie tes nàits , leratlttede tau L'astre mystérieux qui préside mx amoi Sons ton âid brillitnt d'or, spnssavagucl Fait rêver la peniée, invite à-h prière. Tes Hivers , qfte jamais Voôt ^(làcéi tes Eiî-ilent te printefnpj si rantrf de la Tn Ton printemps tp..ah ! IuîscbI oHre la je D un air pur iiicoiiuu dans les plus dont Trad. de C»ov

Yin^ile mourut k Brindisi ,4 terre d'Otrante, âgé de cioqtui^ ans. Il était l'ami d'Augaste'^ pleura, et ordonna que eo^ fussent transportées à PiapIdS^û avait afiectionné le séjonr. '.■)■

Dans une position ravi6aaot4|i 'Pausilippe, et près du lomln Viriiile, reposent aussi les ceK Snnnazar, qui u donné à la phi tine un t^cnre didactique 4fà'< possédait pas, les mœurs et lesU (les pt'clieurs, et à qni la poésie doit (le grandes beautés élégiaqu tonibe.-iu splcndide, en marbre lui a ùlé élevé par la recoonai

visit('>;il est comme un témoignage p

oOcrt â la nicnioite et au seul nom du

C IVoie de rÉdHeu

Xiipli-.:- Tnm/ietiH ..

NAPLES

les senitei, dans l'église de iria del Parto, construite par ' lui-niéme, sur remplacement ibilation et de ses jardins, mmité de ce monument avec Virgile a inspiré au cardinal es yers charmans :

fSBàukûonê, blc ille Maroni aaift pranmas ut tvmulo.

jttaB ici des flewt à pleinef mains, tel ftumaair repoie en cet asile ; r It Paniasie , assis près de Virgile, BS deux toiiû>eaax sont Toisins.

lore pourquoi les ruines d'un e la Fortune^ situées à TextrépromojBitoire de Pausilippe, le nom à' Écoles de VirgUe, diVirgilio*. . , -aToir descendu la riante col- Pausilippe, on se trouve sur si attra jante de Mergellina, :e une ruine moderne à la- I a donné le nom de Palais te Jeanne (PI. gi ). Ce palais, sidérable, et qui ne fut jamais ;st baigné par la mer ; et quoim'y ait montré la chambre où lieu les orgies, et celle d'où id que l'on précipitait les malqui avaient servi, comme nor^de Nesl(s, aux plaisirs de la (jaiL est pas moins vrai que le ^lipaian^tecture prouve à l'éi(tftt n'a aucun rapport avec

dée par la mer, avec ses vases, ses fontaines , ses allées d'acacias î ses bosquets de myrte^^ et d'orangers, son temple «vcêolàire de ftu^bi^llanc,- sa vue admirâUé, est pjrâit-étre' la plus déBdeuse dés promenades publiques.

Son premier ornement xle l'art était en i8a6 le --groupe célèbre du Taureau Famèse, placé au milieu d'un vaste bassin, ainsi que l'avait projeté Micbel- Ange, chef-d'œiivre'antique, alors trop exposé aux injures de l'air , à l'humidité causée par le voisinage des flots, et qui a été fort sagement transporté aux Studj. Ce jardin n'est ouvert, au peuple , aux hommes de la campagiie et aui^gens en livrée, qu'une fois l'an, le 8 septembre,- jour de la fête de Santa Maria, diPiè-di^Grotta. J'y assistai en 1826 : le coup d'œil qu'offrait la' villa Reale était ravissant ; l'es filles des environs , parées de leur* : costumés ^lationaux, les cheveux. retenus par des épingles d'argent, enveloppés dévoiles élégans qui retombaient sur leurs casaquins brochés d'or et de couleur éclatante, s'y étaient rjendues en. foule t telle était jadis , pour elles , l'impôètance de cette fête , qui ne renionte toutefois qu'à la fin. du seizième siècle, qu'elles stipulaient en se mariant , comme une des clauses du coQtrat, que leurs époux devaient les y conduire chaque année. Le bonnet phry-

wjt'moie ou de l'autre Jeanne gien , les visages basanés des hommes î^Sftjconstruction a commencé chargés de fruits réunis en guirlandes,

ou suspendus à de longs roseaux, étaient aussi fort pittoresques. Le roi

rendre justice à Texactitade de ses renseignemens , que nons avons été à même de vérifier mille fois, et que nous n avons jamais trouvés en défaut. Le voyage historique et littéraire de M. Vâlcry a souvent servi aux auteurs de notre Itaub , comme il devra servir à tout voyageur, ou à M>nt lecteur, qui voudra connaître une foule de détails dans lesquels le cadre que nous arons adopté ne nous permet pas d'entrer.

ïâ'^eùâème siècle, par ordre rAnnà, princesse de la maison |^^tënniné,il eût été un des i|îfi8de Naples.

E^ Jteale (i) (PI. 91), bor-

Jékdjpnmtons & M. Valéry ce passage , jpy^.*'*^ de citer un ouvrage remar- *jlos complet et le plus nouveau que « sur ritilie , et qui a laissé bien loin i l'ovTfage de DeLalande, excellent ion. temps* Nous nous plaisons ici à

se rendit en grand cortège i l'église de la Madone : ce corlcge ressemblait assez à celui de France; seulement, chaque prince itait dans une Toiture séparée. Les cochers, ainsi que les valets de pied, étaient découverts et avaient d'énormes perruques poudrées, comme celles de présidons à mortier , dont la gravité contrastait d'une manière comique avec les physionomies de ceux qui les portaient. Ces incroyables perruques sont un reste de l'étiquette espagnole. Je ne pouvais m'empécher de penser k la gaieté du peuple de Paris, si jamais il eût aperçu d'aussi étranges . figure...

La fête de Piè-di-Grotta est, comme toutes celles du pays^ une fSte religieuse, et la plus belle procession de Naples en fait le principal ornement.

Chaque pays, chaque province a sa physionomie, son caractère , sa joie.

Ne cherchons pas ici cette danse animée de nos cantons dans les fêtes patronales , tout ce peuple s'agitant à la fois, au son d'un violon que racle un ménétrier monté ^ur un tonneau , ces joies de cabarets , et le soir cette guinguette si palpitante de gaieté. En Italie, des cérémonies religieuses, des processions, remplissent ces journées; et si, vers le déclin du jour, on pense à les terminer par la danse, le tambour de basque seul donne le signal , et deux danseurs y répondent alternativement. .

En suivant le quai, on arrive bientât au fort appelé le Château de PŒuf, bAti sur un rocher, au milieu de la mer, et où l'on croit que Lucullus avait une maison de campagne ; un pont de deux cent vingt pas de longueur le joint à la Terre Ferme. Son plan est un ovoïde alongé. C'est là que l'empereur Augustule fut relégué par Odoacre. Le Château de rCEuf coouoande le golfe de Naples et

le parlaçce en deux parties liii|^ut vers la droi le sur la et du côté opposé sur la ] Ces deux ^avures repré deux |iarties du golfe et < théâtre que forme la ville.

Voici 1 hiver et son cort* n ouvert ses catnractes ; di Janches d'e;m se précîpiteB tannes, et rnvnhissaut les ricures de la ville , les rendi ticahles aux piétoDS. Mes p s'en ressentent, elles ne son rares et saccadées. Je prends a ht hâte, et c'est dans mi que je les mets en ordre, ai veut impétueux qui gronde jiluic épaisse qui clapote a vitres, barrière trop souven sanle contre ses eilbrls incei hâte de quitter Naples, eljf ter les monumtns et les liei restent à décrire.

Sur une petite place est un où Cosmo Fanga s'est, dil-on par la bizarrerie de sa con De Lalande comp.ire avec ji monument, appelé jiguglii Ge/inaro, à un pied d'ande lier d'église, tant les oroemei de mauvais goùt. Au somn statue en bronze de saint Ja gardé par les Napolitains c dieu tutélaire.

Le 17 septembre, jour de les deus jours suivnns, cet décorée comme un théâtre,* née, ainsi que l'obélisque, < siciens y viennent exécuter u qui dure depuis le point di qu'à minuit.

L'église dédiée à laùtf Jan calhédi-ale de IVaplen. Skal piimilifs, les chri après tant à secouant le

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