‹ L'ItalieChapitre 44 sur 56 · SICILE · texte numérisé non relu

SICILE

our est peu moindre que de nées de chemin , et qu'ores »it si grande , n'est pourtant de la terre ferme d'Italie que itadea. Pour la santé du ciel , la terrain et abondance de ts, et autres choses nécessaiie des mortels, elle en a tous<-

recommandée, car elle est uatriesme climat qui devance utres par la douceur et gradu ciel , occasion que tout I Sicile produit , soit de son soît par l'artifice et l'indus- 'homme, comme dit Solin , mis au rang des choses qu'on 3nnes. Marc Caton l'appelait retraite des fniicts et nourrice lie romain. Au terri toir de auquel les anciens ont feint terpine fust ravie y à l'endroit pellent le nombril de Sicile, mde quantité de bled , que les

cueillent cent mesures pour ause de quoi ils la nomment telle cento sainte , auquel, is, ne cède le terroir desLéonmme Cicéron le décrit en la le contre Verres. Sidonius , > espit. 12; Prudence, liv. II, jrmm^ et le liv. I"., vers XXII.

ly-jedes vins si savoureux et eurans ? Piine recognut le igent, voire jusqua curiosité :her et descrire tous les plus i vins , donne un . particulière surtout à ceux de ceste isle.

le vin Bujiiicium, qui a goûst liellé. Or, ;ippellent-ils le vin celui qui est faict avec du e sorte que Ion présume que m est celui de si grande douùls appellent muscatelle ; car pei que les abeilles désirent isquclles on les appelait apianbeillanes, «ont aussi fort recher*

chées par les mouches , à raison des* quelles on les appelle mouseatelles, desquelles on tire le vin si doui et si plaisant, qu'on appelle muscatel. En* cor que plusieurs le déduisent aujourd'hui de l'odeur de musc qu'il rapporte* Le haut honneur est h bon droict deu au vin de Sicile , tant pour ce qu'il débat de parité d'honneur avec celuy d'Italie, qu'aussi qu'il est autant plat« sanl au goust et paiais , qu'il porte son aage,dure, et peut vieillir. Elle abonde aussi en quantité d'huile, sucre, sa« fran, roiel^ sel, minéral, et autre toute sorte de fruicts qui sont extrêmement agréables ; et aussi des cardeSi de même que force racines de palmiers sauvages. 11 ja aussi force soyes. Cette isle porte aussi quelques pierres j>récieuses; veu qu'on y treuve l'esmé* raude^ l'agathe , le béryl, jaspe. Il y lî aussi du porphyre de deux sortes t c'est à savoir: du rouge meslé deblanc^ du vert et du diapré rouge plus pré* cieux que le porphyre. Il y a des carrières de marbres noirs, et d'autres de diverses couleurs. On y voit de l'albastre , de même que des mines d'or, d'argent , de fer, et même de diamans.

Il y a alun et grand nombre de bœufs, diverses troupes, et gros haras, d'autre bestail, de même que force chasse auY biches, porrs-saniîliers , perdrix et francolin. On y prend aussi les faucons-sacres et pérégrins, ennemis des volailles qui viennent là d'autres pays.

Les farouches et cruels Lestrygons habitèrent premièrement ceste isle :

puis les Sican es])aignoles de nation.

Y arrivèrent aussi quelques Troyens^ Candiotes et Cretois : puis les Grecs s'en rendirent maistr^s, et les Romains sur eux. Après la division de l'empire en Oriental et Occidental, " elle obeist aux Constan tinopolitaini par

près de deux cents fjis. Puis, sous l'empereur Justinien, les Goths s'en saisirent,' qui furent chassés dix:-sept ans après par Bélisaire. Ce faict, les Sarrazins y entrèrent sous Michel le Bègue, qui la commandèrent par quatre cents ans. Lors ils furent chassés par les Normands qui eurent pour successeurs leq Lombards , Suèves et Germains, lesquels chassés par Clément IV, les François la gouvernèrent par dix-huit ans, jusques aux vêpres siciliennes, qui écheurent l'an 1283.

Depuis ce quel temps elle obeist aux Aragonais jusques au roy Ferdinand, par la mort duquel tes roys d'Espaigne se sont portez pour roys d'Ariigon et de Sicile.

Pline y a nommé septante -deux villes. Aujourd'hui s'y trouvent cent toiiantect treize, que citez, que petites villes, à ce que dit Miigin. Pulerme ou Palemo eu est la principale. Panormé à Plol.,et autres, très-anciennes peuplade phénicienne comme roonstreot quelques épitaphes gravez de lettres chaldaïques; et la croit- on hasiie dès le temps d'Ahraham, en lieu pluisimt et fort ferlil. Elle tire au nord, sise sur la coste de la mer Tyrrhène.

Ceincte de fort hauts murs

par I

•oings du roy Fridéric. buivant la mer, s'esiève un chasteau lequel fust augmenté de nostre temps, nommé C;istellamare, chasteau sur mer. Y a trois vieilles portes de la cité et des muniilles avec grand merveille et plaisir de pierres de tailles fort anciennes , garnies de tourions qui restent encor. Le temple de Palerrae est voué à saint Pierre, basti par Koger roy de Sicile, auquel on donne l'adrantage pour la beauté et l'apparat de choses précieuses , à tous ceux d'Italie, nouveaux ou anciens qu i.s soient. A raison de quoi il est «eu et curieusement visité tant par ceux

qui demeurent ou^asseotà qu'autres vojageuïj, non-seii simple et commuiA esprit , S de cerveaux et .doctrine ne pi us grand templede la ville es ture retière , en façon de ret de pierres bien polies, gravé verses figures et images au Fondé par Gautier , arcliev» 1 1 85 , où sont les tombeaux roynes et ducs de l'isle, a corps. Elle a aussi son acad bliqueet son hospital ou mala laisse le reste. Les autres ville:

racuse, autrefois fort (grande, est descrite par Cicéron en triesme action contre Verre* il scnsuit :

0 Vous avez souvent ouï qi cuse est la plus gninde et la pi de toutes les villes grecques, f û juges, ttlle qu'on le dit; car d'une situalion forte et belle vers (outts ses advenues, soild sort de nier, et a ses havres qi clos dans le^ b^islimens à pros lii ville. Lesquels, ayant diver Irées, se joignent néantmoinset contrent en un il la sortie, p conjonction. La partie de la vill appelle l'isie , séparée par une mer, y est jointe par un pont ville est si grande, qu'on la di composée de cjualre spacieuses une desquelles est l'isle dont j'ai laquelle, ceincle de deux bavr avancée surl'emboucliement el I de l'un et de l'autre , en laquclli maison du roy Hyéron ,dont sci les préleurs. Elle porte plusieui pies ; mais deux qui devancen autres : l'un voué à Diane, l'a Minerve, fort bien accommodés ' que ce Verri-s y cntrasi. SmjJ de l'isle est la nommée Are

it poissoimeuse , qui seraitverte des flois delà mer, n'éle esl séparée d'elle par une ;on ou amas de pierres. Y a s TÎile à Sjmcuse , dile Acrasquelle se voi t un grand mar- Dz porcbes et pourmenoirs mmodéz, un beau prytnoce de-rilte, tioe court fort ample, e excellent de Jupiter Olymles autres parcelles de ville, 1 80US uue loDgue etdirecte rue

de plusieurs moindres , sont des- maison s particulières des ..'La troisième est la ville, pour ce qu'elle est la dernière it appelée Néapolis, en la-

voit un grand tbéàlre et en X temples uotables, l'un dédié l'autre à Libère , et ta repré-

d'Apollon appelé Teonilès, i et grande. ■ Or, entre les ina nobles de vertu et de doc* autrement, on raconte ceux- Qus, les os duquel, comme port, furent sans moelle iAsylus o, olympionics ; Hermocrataine et orateur; Callicrates, trut avec Lamacbus l'Atlié- Iraclides, lequel écrivit sur la ;recque; Eurides, Ménander, législateur ; Tbéocrite, poète ; ne , comœdiographe ; Corni et inventeurs de la rhétorique; 19 , liistorien ; Lysie et Bion , ; Cimias, philosophe; Phicomique, lequel mourut du Alexandre par force de rire; lus, Irapque ; Théodore, oralémistogènes , historien; Ata- , orateur; Dion, auquel les de Platon sont en estre, allié îer Denis, qui fust aussi Syrat son filsle second Denis, qui le à Corynlhe ; Nisc , Céphale, les et Eadoxe, son fils, Pbi-

îiste , le roy Hiéron , Arcbimède , péomètre Iràs-noblc. Iccliii, la ville de Syracuse estant prinse, fust, comme on dit, tant attentif à contempler des linéaments, qu'il ne s'apperçut du pillage de la rillel Estant commandé par un soldat de venir incontinent à Mareille, ne voulut avant qu'avoir achevé la chose proposée ; parquoi fut incoo^ tiaeot occis par lui: ce que Mareille printen fort mauvaise part, et en fust fort marry, comme Plutarque escrit.

Aujourd'hui on ne voit que ruines et parcelles de villette, des ornements et beautés de si notable ville. Aussi la rivière Alphée, portée du rivage du Péloponnèse, ressourt ici , comme on a creu. Qu'on voye Sénèque au liv. ut , dequest. natur., cli. 36. Virgile a regard à ceci quand il parle à Aréthuse.

Aiuii, >nuî quand ta coale* Par dessqi» tes (lots sicans , L'eau de Dotis fort amère Ne te me«le avecques toi.

Messine, ville sur le destroict, les habitans de laquelle furent premièrement les Messaniens , puis les Mamertins, cogneux aux guerres puniques etiiUiques, hors Héroitole et Thucy-' dide. Cefutia patrie de Ihicus, poëte lyrique, lesmeurtriers duquel les Grues trahirent, comme lui-.même leur avait prédit, témoin Plutarque et Ausone le poëte, après Plutarque, par ce très doulx vers ; Ibicus m peiiit, TÎndei fuit altivolani gtat.

Calane , laquelle aussi Catina autrefois, belle et grande ville encores renommée, à cause de son université.

Elle est patrie de Charondas, législateur, voisine du mont Ethne, quasi au milieu entre Pachynus et Pélore; et tout près d'elle y a nue forçât qui a de

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tour huit milles. Galeottus Barclaxes fut aussi citoyen de cette ville, lequel Arètius Sicilien , en la description de Sicile, es<îrit avoir eu de si grandes forces, que s appuyant sur icelles, il subleva de ses mains de la terre un âne chargé de bois, et qu'il arresta un cheval courant très légèrement à bride à vallée.

TaorminCf aux anciens Tauromi-* nium, villebastie parles Zaqclées. Léon* tium, ville de naissance du sophiste Gorgias. Agrigente, Agrigentum, trèsvieille cité ruinée parles Carthaginois} puis remise par Mégalusel Feriscus. Ici Pbalarys exerça sa tyrannie , qui tua les hommes jectcs en un toreau d airain allumé de feu. Y a aussi Auguste, par« avant Mégare, Castrogian autrefois Enne, Déprane, Montroyal, Héraclée, et plusieurs autres. Nombre de fleuves l'arrousentesquels, comme en ses lacs, Ion ne méprise la pèche des mulets, aloses, anguilles, tanches et troctes.

Toute la mer, tant à Pachyn qu à Panorme, Drépane et toute la coste vers la mer Tyrrhène , foisonne en thons et thonines. Se prennent aussi empereurs ou poissons épée , sur la mer de Messine.

La mer Sicilienne est large, et fournit toute sorte de pescheries, notamment de mulets, que les Grecs appellent trichies, comme aussi de murènes et lamproies et liorcins, qui tiennent le second rang à ladvis d'Athénée au VIP. Que diray-je du cond, une sorte de plante marine qui s*engendre en la mer Drapanitane et de Messine, très louable? 11 croit sous Teau marine; après tiré hors en lair, il se durcit incontinent en pierre de couleur de pour^ pre très agréable aux yeux. Or, la mer de Sicile est incertaine, fascheuse, cruelle et diffamée par les nom s, et préjudiciables eilels de Scylle et de Cary bde.

LIE

Ses principales tnontaigi Mont-GiheletEriK Mont -G Latins Etbne , appelé colon de Pindare ; et Ti^œus de S maintenant Mon, è|^Mont-Gi bant de feux continuels. Yii Œneide le descrit. Pline, 1 VIII, Mêla II, ch. 7, Solin £ryx est fort renommé par qu'GEnée 7 fit dresser à Y quoi Strabon, lir. VIII j 1 descrit tellement au Ut. I. 1 deux autres montaig[ncs , Nel Neptunius, de Neptune. Y chauguette sur la mer Toa Adriatique. L'abondance des donné le nom de Nébrode, pou les daims et biches errent par comme Soljn escrit. Or, les I sont , pour la plupart , subti prit , féconds de nature, { et aigus , mais babillards t tage, pleins de soupçons et < Aussi âpres et rustiques , yail guerre , ils font aisément des et sont fort désireux de yenge:

Retranchez de cette detcripi damus^ les os duquel Jure^ moelle , et le coral , ceste pU rine qui se durcit incontinent tirée hors en l'air^ tout le r aussi exact qu'on puisse le Cepend^ant c'est à tort que prétend que le cap Pélore f nommé de ladmiral d'Anniba que le nom de Pélorias est h plus ancien que ce Carthagii crois plutôt qu'il faut le tirer 7r£).ô;, noir ou sombre, à cause 1 pétes fréquentes sur ces cô mieux encore de poisson a coqui)] encore aujourd'j J'abandonne tique des sa

IL£â EOLIENALS. »jf

la plus de retard, parcourir la tai^e, dans la division que M. Alldat • Dtrce qui m'est échue eo par- faite de sou lUilie.

Ifi^ BX XIVARIt AAVHIPXL E021BH.

yageur qui se rend dcNaplcs l fait ordinwrenent cOtU tra- 1 bord des bâtimeol k rapeur du service de cette rill« i PaàMesiine.CeMMBScoatreiIit sur uojeB de U«o*port que se choisir aujourd'hui . A peine itt^ le dctiuît de la blanclue Calip»»»é les temples majestueux m, qu'il se trouveen peud'heuhauteur du cap Palemiro, au- 'alinure, ainsi aotnmé dii pilote qui y périt , et dont les roches t briser le vaisseau qui portait iBT Horace, à son retour dt

ris amicam fontibas et lAorij , me Philippii ver** scies retio.

le vos chants, votie on rons mon esquif a rasé ord faUl de Palinore;

: point el même de Caprée , i vu du palais de Tibère, oo

la fumée bluncbissante du volitromboli, dootlesfeux servent

la nuit de fanal aux marins.

e , placée à cinquante milles -est de la Sicile, est ta première ennes que l'on rencontre en ve- Vaples. iClles forment un arcbinze iles, dont l'eniemblea une : frappante avec la Sicile , non Dt par sa con6guratioD , mais ar sa position géographique, oli etVulcano représentent les

caps del Faro et Passaro, et t'ile d'Aï)* cudi, le cap fioé. Il n'y a pas jusqu'à la proportion des côtés qui ne rende ce* deux triangles semblables. Strombolî est à trente milles ducapVaticano, sur la cdte de Calabre, Alicudi il quarantequatre de Céfalù , et Yulcano à quinzf du cap Calava, en Sicile. L'aire de cette âgure est remplie par les tlesdeFilicudi. Saline et Lipari, qui suivent^ en partant de l'ouest, une ligne parali> lèle k la base. Panaria, B^silùzzo, Lisca nera, Lisca bianca, Dattoli , 9t un amas d'écueils nommés gUJanticuU, décrivent un cercle qui se tro)iT« sur le câté du levant entre Vulcaao et Stronib(4i. La formation des lies d« Lipari remonte aux premiers âges du monde : il est incontestable qu'elles sont les résultats d'éruptions volcaniques indépendantes les unes des autres, ainsi que l'ont prouvé les nombreuses observations de Dolomieu, de Spallanzani, et d'autres plus récuites. Un fait de ce genre, l'appariiion de l'ile Julia, eut lieu au mois de juillet i83i.

Les anciens géographes ne comptaient que sept Iles éoliennes : Stroogyle, Liparis, Vulcania, Didymè, Pbœnicudes, Ericodes et Evooimos. L« centre de cet te dernière était occupé par un va5lecratère,donlles bords, afiaissés dans plusieurs endroits, ont laissé de libres passages à la mer. Les sommités de ce sé|our de feu , £^ô némôs , forment aujourd'hui les lies de Panaria, Basiluzzo, les deux Lisca, Dattoli et fes rochers des Formiculi, Voici cov-meoi

1,8 . I-'ITj

s'exprime Dolomi«u , h qui l'on doit la d^couverlede ce fuit, que S|)ii11iinz;ini ne révoque |>asen dimic: <■ L iic de l'auariii est formée un suil-esl pur une montagne semi-circuliiire, qui a une pente eitérieure qui se termine dans la mer, et qui est escarpée inlérieure-

uieiil J'examinai avec attention ce

reste d' volcan qui m'annonçait, par ses proportions, contenir ancimnemeiil un cratère immense; et en observant nombre dites qui sont au nord <Ie celle-ci, je crus m';i percevoir qu'elles rorniiiient ensemble une espèce de cer- ;le qui coïncidait avec la portion d'arc :1e Panaria, et un examen plus réfléchi ne convainquit qu'elles étaient toutes i peu près sur la circonférence dont la montagne de cette tic aurait fait pai^

■ Les (les situées au nord de Panaria loat en grand nombre; plusieurs qui ae sont que des rochers à fleur d'eau, rangés à côté les uns des autres, sont sommés Formiculi, nom qui désii;ne enr multitude; les autres sont ])lus ■lev,'s,S(ivmr: D.ilolo, Lisca l>i;inra, Lisi-a nera cl ISasiluizo. Tous ces ro- ■lifisit louli'sres ilcs sunt (■s^enli^;liiiiftit viilci.niipics; ils porlcnl tous LS<marlèiTsdufe.i.|ui k-s a produits, nais :iucnn d\■lt^ n a pu s<. former id jn"d se voit anjnuiiriiiii. l'jn' rnmiraiiic vnlcaniijue, j'cnlfu-ls une nioiila- ;nc formtc .le courbes et d'un niOlan^c le dilléienics matières, ne peut séleeriju'aulant qu'elle a dans son centre, m plutôt dans son inlérit-nr, un riaérc p;ir où sortent, et à l'entour dtipLfl s'arcuniulcnl les matières que iinre le fovcr. Tonte nionla;;ne c|ui ne oMiJent ]^as celle ee|ièrr de soupirail, m .le cjiuninée, ne jK-ut être qii'n; e ;orl,o,<!-i,ne n.u.il;i. nr- plus enrisi.lé- ;ibkMli,usIai|utlle clail Jc cratère. Auunc des îles que je \ icûs de nommer

ne montre remptacemenl de ce cratère. Les unes sont trop peliles pour avoir fait elles seules un volran; les antres, un peu plus étendui'S, ne sont évidemment que les fro^mcns iune grande montagne. Elles ont une pente vers le nord et le nord-est, qui est U partie extérieure. Elles ont un escarpement vers le sud, cAté où elles regardent rile de Panaria. -Elles sont formées de couches inclinées du sud au nord, selon la peote extérieure; par conséquent ces couches se relèvent du côtk: intérieur ; ces circonstances ne pourraient esisler si ces tl es étaient formées chacune en particulier- Le'jrs couches enfin se divisent toutes sur un point central' qui devrait être pbcc entre elle et l'Ile de Panaria , et qui est le même vers lequel tendent les couches de la montagnes de P.in;irii.

Les lares de toutes ces (tes et de tous ces rochers sont h peu près les mêmes. On trouve dans toutes le granit, soit parmi les éjections , soit parmi les matières qui ont coulé.

u Ajirès avoir comparé tous cesfails.

il ne me fut pliis permis de douter île l'evislence d'un ancien criilère qui le' réunissait toutes. 11 devait avoir une étcnihie immense; son <lianièlre pouvait être de six milles. Sa vaste étendue est peut-être la cause de sa desiruclinn : son enceinte ne sVsl pas trouvée asscit forte pour résister au choc de \;i mera^'itce, qiù 1 aura rompu dans sa partie la plus faible, se sera emparée de ses cavités et aura morcelé la nion-

" Cell e observa lion me donna l'explicalion d'une éniiinie rjui a embarrassé les ^éo^'raplies et les liistorien';.... On ne sait il laijtielle des qrialrc îles qui coiiipo-ent e(t aicliipel on doit appliquer Ii- nom d Evoninios. il y a eu , rihitivcmcnl y cette discussion, des

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