‹ L'ItalieChapitre 46 sur 56 · ILES EOLIENNES · texte numérisé non relu

ILES EOLIENNES

aSi

bërale les aideDt à combattre la • Si Ton en croit Strabon, le nom usa lui vient des bruyères qui tnt dans les interstices de ses

un bon tem ps , on se rend facileisixbeuresd'Alicudià5a///?e.Le comprend déjà quelle doit être le dece nom. Le murinte de soude D recueille sur ses bords, Ta fait 3irsurreluide Dïdymè^j umellesy \ Grecs lui avaient donné à aiuse iz montagnes d'égale grosseur le est formée. C'est la seconde i'éoliennes pour la grandeur. Sa érence est de quinze milles , et ilation de quatre cents babitans.

B porphjrriqueest recouverte de irs couches de laves superpo- (l'on peut facilement observer à ir des larges crevasses qu'elles ssées en se refroidissant. Elle de fiier les regards du géolo-

le n'est séparé de Lipari que canal de trois milles. Celte île, me son nom à toutes les autres, plus digne des explorations du iir. On la dit peuplée de dix- Ile âmes; sa circonférence est ieues. La ville de Lipari e^t le un évéché , et la résidence d'un leur dont la juridiction s'étend tTarcbipel.

inciens ont sans doute fait allul'abondance de cette île, lorsli ont donné le nom de Lipast l'antique Eolie qui reçut sur Is Ulysse, fuyant la ven ^eance phëme irrité. Mais écoutons le de rOdyssée:

parvenons heoreusement à l*Uc d'Ëolie, ble et connue, où règne le fils d'Hiple, Tami des immortels; un rempart ible d*airain , bordé de roches lisses et , ceint l'Ile entière ; douze enfans du roi sment de son palais, six fils et six filles ;

ils font toos dans la fleur de Vàge : il les unit des liens de Thy menée, et leurs heores s'écoolent \ auprès d'un père et d'une mère di^es de leur vénération et de leur amour, en de continuels festins , embellis de ce qu'ont de plus flatteur la variété et labondance. Durant le jour, le palais odorant retentit du concert- harmonieux des flùtft ; la nuit ces époux dorment sur des llta moelleux. »

On reconnaît dans ces roches délaves noirâtres et ferrugineuses qui défendent cette Ile contre les vagues de la mefj les remparts d'airain du bon Homère.

Quant aux concerts barfnonieux, on en a chercbé l'explication dans un monument d'une baule antiquité, découvert dans celte tle à la fin du siècle passé. C'est une vaste caisse en maçonnerie, de forme octogone , supportée sur des piliers de' basalte qui l'isolent du sol. Chaque pan , opposé à une petite vallée , est percé à distances régulières de trous garnis de tuyaux de terre ciiîte , disposés avec un art tel que le vent qui s'engouffre dans ces cavités produit des frémissemens comparables aux vibrations que rendent nos orgues éoliennes. Plus de la moitié de cette construction étant encore enfouie soi|s une colline où elle est adossée^ ilen résulte que l'effet n'est pas très-grand. On a pensé que ce pouvait être le monument dont parle Aristote. « Dans une des sept iles d'EoIie, dit- il , on raconte qu'il y a un tombeau dont on rapporte des choses prodigieuses. On assure qu'on y entend un bruit de tambours, de cymbales et des cris écla-

tans. »

La ville de Lipari, placée sur le penchant d'une colline, rappelle Naples par- sa situation, autour d'un petit golfe qui sert de port aux balancelles , aux speronares et aux autres embarcations qu'on tire sur le sable à la manière des galères des anciens. Le cbAteau, placé sur une masse de rochers

Was«

A l'est, les bords arides de !

contr.isteut avec les rîcbn c de Sicile, qui s'élendent vei ironoécs de l'Ctoa, dont

ate L'ITALIE. '

de laT«i pourrait défendre )a Tille en un nuage de famée qui , laA'

cas de surprise ; néanmoins il serait nei,s'tlêi>eeiaits l'espace teti^

impotsible qu'il Uni long-temps coQtre de l\Araiath , nlon gîte Uj>

une attaque bieo ordonnée. éckappè aax /loU rendit

En 1 544 cette lie fut la scène d'un l'Étemel . des plus hardis coups de main du trop

célèbre Hanadan-Barberousse. Cet Solc^n and slow.. er« from Ann

bomme audacieux y fit une descente Whenlic the pjLrLiicti,nhonrap< et s'empara de toute la population qu'il traîna en esclavage, k l'exception de quelques personnes qui ne durent leur liberté qu'à la fuite. Charles-Quint, qui relouait alors sur la SiciIe,futobligé d'envoyer une colonie

d'Espagnols pour repeupler Ltpari et nobles s'éteignent dans I. augmenter les forliGcalions. Cette lie coucii-noCjadoublemontacnf possède quelques restes d'antiquités, pariitt aux pieds du speclalei mais les curiosités naturelles sont d'un mer, Vile de Felicudi , la me intérêt plus vif. Le Catnpo bianco ■ le «i cnlin Alicudi (£ui semble cbamp blanc ■, montagne fort élerée noirâtre sur la li^ae de l'hori dont la cime blancb&lre n'est compo- En sortant de ht ville de L séeque de pierres ponces, qui lui don- c&lé du couchant , s) l'on sui nent l'aspect de cesalpes couvertes de neiges étemelles, est le premier phénomène qui frappe le voyageur, m£me avant de débarquer. C'est celle carrière immense qui alimente lou» les nées. Elles sont cependant ateliers de l'Europe. Les Anglais et qucnlécsàcause de leurexiç les Français viennent ici charger lies bâliroens de ce produit volcanique et le répandent sur tous les marchés..

On se rendensuiteau mont Sant-Angelo.Dusommet,Geâérouleauxregards grottes, assez bien disposées le panorama le plus imposant. L'écri- bibles fauves, mais Irës-msl vain, le peintre même, ne peuvent hommes; je doute fort que 00 que l'indiquer. Lipari, de ce point, baigneursdeSpa,(l'Aixetdeï présente k l'œil épouvanté un amns lusseuts'cnnoottnter. Ausom sombre de précipices et de rochers qui montagne des «luves, sont menacent incessamment d'une chute b^iins abandonnés aussi. J'ai prochaine quelques oasis de verdure croire que lépilhèle de Tl parsemés çÀ et là, qui rappellent ce donnée par le^ Orcci 1 eelti vers de Sanoazaro: vîuiine des ii^iins qu'on y vbî De jinti di ciclo radnti in t«rra. d'hui. Les anciens, santdout Fragmens du ciel tombés SUT cett* tem. disparu, pi On voit au nord le Strombolidont le plus de tn cime est continuellement cachée dans torilé '

min que les pluies ont creui tuiKi,on trouve, à quatre mil!< ves. La renommée leur accord saules vertus contre les alTect

dtinuement le plus complet c de première nécessité pourles Elles se composent seulemen tit nombre d'excavations en

ILES lOLIENNES.

Boe tmini qtui ]ae roluptueax

m BCtourusseet en foule à cet

Oftaiio, et par conséquent f^ul- •r cet deiu iles sont réunies ,

qu'à dii-huit cents toises de [Pl.gS). Leur origine est toutdépendante, puisqn'au rapport E,liv.II, chap. 9, l'apparition caoello ne remonte qu'à l'an u. c., tandis que Tbucycide , qui

deux cents ans arant, parle oomines de VuIcano,qui plus t été observés par Âristote et abcHi.

icne eecarpée de Vulcaiicllo est ie par un cratère, dont la eir^ BGc supérieure est de deux cent ate toises, et le fond de soixante s viD^lspiedi. Quoiqu'il ne soit iott U se remplit chaque jour, • par se combler. L'adbésion :ano et de Vulcandlo date eeu-

de if)5o; c'est le résuliat d'une m dont les éjections remplirent 'entièrement l'interrallequi séces Iles, et forma en les joij^nant IX ports j poito di Levante , et '/ Ponente. Ces îles ont ensemble ailles de circonférence. On préleVuIcano est la Jera des Grecs, a des Latins. Les feux qui ybrûicore lui ont sans doute mérité coBsécratioQ à Vulcain, dont ! a si bien pro&té au builième t son Enéide.

icaniDni joità latoi iColianiqae LjpaieD, fanuntibiu atda4 salit; ibterïpecos elCycloparn eiesiicaminis îtnaea tonant, Viilidique inrudlbua iclu* efernntfeisitom.stridBiitque cuvernis E dialyburn , at foroacibas igois aiiliclat 1 doiDDS et Vidcaiiia nomine tella;.

de cette tuer où sur lenr» rocs ëpan d'Éolie appeUieiit Le« regards , de LipirU, et non Itûn de Sicile, jmqaei ans deux rott «'ëlerer une ll« N.

Qui toQJoari noircit Tnir deionuiinnietfumajitt Dans iti lliiiicf embrasée luiineni inoetMinniebt £t les pesons marteaDi et la biuyantc enclama: Là, tatii cesse irritant le feu qui le consume , Des souOlels li^ilctan» le vent c1ia»,M' ru(;iti DecoupuDMDsredanbiés l'Etna tremblant iDBgUi Et l'air, l'oude et le* feni . eiercét à tonte k«Br«, Futiguent de leur brait la brnyante demenre : Palais du noir Vulcain , cette !le en a le nom. TraJ.ieDr.uu.K.

La curiosité la plus intéressante de Vulcano est la grotte qui se trouve à un mille du port di Levante. On y parvient par un étroit passage doot l'accès est renilu assez difficile par une grande quantité de vapeurs volcaniques, d'autant plus incommodes, qu'on estobUgé de se baisser: aussi ne peut-on pas parvenir au fond d'une baleine, et bientôt on est forcé de revenir sur ses pas pour respirer l'air extérieur. Au fond de U grotte dont les parois sont reçouverlea de murîate, d'ammoniac et de sulfate d'alumine, est un petit }ac d'eau chaude dans un état d'ébullition continue, quoique ta lempcr:iture ne s'élève pas à plus de ^5 degrés. Les bulles de gaz carbonique qui s'écbappcntdufond sont regardées avec raicun comme lu cause de ce phénomène, qui est accompa^^né d'un bruit confus , produit p:tr la ruplion des bulles h leur arrivée sur l'eau : on la dit efficace dans plusieurs maladies.

Vulcano a deux cratères principaux ; l'un, peu digne d'observation, se trouve diins la régioîi moyenne de l'île ; l'autre occupe le point le p!us élevé : après celui de l'Etna, c'est le plus vaste qu'on puisse voir. Sa forme ovale a trois cent cinquante toises dnns son plus grand diamètre. Des fumées s'élèvent du fond de dislance en distance, sans pourtant empêcher qu'on ne puisse y descendre par une pente douce produite par l'éboideBient d'une ■*>*■ dee orles. Arrivé a" ffMi-* le 8idc

peine à la supporter, et les émanations rudesse qui ne messied pas.,

qui sejoi}^n?nt à celle incommodité dû; leuf^mceà braver lesdi

TOUS forcent bieniAl à vous pereliersur mer orageuse, et les ci

quelque b!oc délave. Ainsi isolé, il est volcans qui brûlent à ses pieds'

possible d'endurer le supplice un peu dent sur &a tête , la bravoure

plus Ion g- temps, et en sautant de ro- des traits saillans de son cai

cher eu rocher on peut faire le tour C'est de ces Iles que le tjoovtn

des parois. Mais je conseille au voya- napolitain tire ses meîlleim:

geur,niéme le plus intrépide, de ne Les Anglais eux-mêmes, jTl

pas s'ayenturer au centre. D'ailleurs, une pierre lancée dans cet endroit l'avertira, par les balancemens qu'elle imprime au sol , du peu de sécurité qu'il présente,et je nedoute pas qu'après cet essai il ne renonreà sa folle entreprise. Avant dequittcr ces ties de Lipari-,

leur prépondérance maritÎDirf ^ligeaienl pas pendant leur I Sicile de les attirer à eu».

L'alun, le soufre , la pîei l:i pouzzolane , les vins, lei qu'on exporte des ties de Ljpll curent une certaine aisance"*^ qu'il me soit permis d'esposer .le résuU lans. 11 est rare de quitterez tat de mes observations sur le caractère fiens sans regret , et le TorilL]|Â deshabitans.|jeLiparotecstbon,gran4 tour se complaît dans le amidelalibertésnnsétreturbulent llest momcns passés parmi eux ; hospitalier, mais il manque de cetteaflîi- crains l'impatience du lecteur, je hilité qui distingue les Siciliens ; il y a donc sans plus long retard le coai même dans ses manières une certaine au détroit de Messine.

dAtKOIT SX KKSSITIE.

CAaTBDE BT SÏLLl.

La traversée de Vulcano au cap Pélore est de quarante milles. Qualrc vi^^oureux rameurs font facilement parcourir celte distance en sii heures, A cinq lieues au siid de Vulcano se trouve la pointe du capo fiiaoco,qui forme , avec le cap Rasalcumo, le ^olfe de l'anlique Myiaî, aujourd'liui Milazzo. C'est entre cette ville et Nauloclius, dont on ne trouve plus la moindre trace, qu'Octave, ou plutôt Agrippa dcGt la flotte de Sextus Pompée.

Pomjteiiim iiiter Mjlas et Naulochum tuperai^it(SvET.,in vild Oct. ^ug.).

Là aussi le consul Duillius remporta

la première victoire naval thaç;inois.

Di^s qu'on a doublé ] cumo, on aperçoit en i la côte de Calabre, une*'!

pittoresquement située. Sei maisons , en s'élendant sur la ifl, des dernières collines des Api couvertes ici d'une abondante '% tien, lui donnent l'aspect d'ni dargent au vol étendu sur I de sinoples. Aux pieds, e«C to^n énorme. Là habile Scjrltagffj tendre d'horribles le cri lugubre qw

ute aboyante. (Homère, Odyss., ui. ) Le bruit de ['onde qui s'eadans les caviLés c[u'el!e a creuippelle, en eiTet les aboyemens eai. Ce que le poëte dit de l'esent de ce roc est juste ; mais ou ilua loin qu'il cesse d'être, exact il décrit.Carybde, ou. du moins les ont bien changé. Le voisi- ! Scylla n'est pas sans danger; is-je saisi de quelque crainte, et urpris répétant à mes rameurs rrlalions d'Ulysse à ses compa- Suiuez, leur disais-je, tout ce lis prescrire, f^ous , rameurs , nt [aviron, combattes d'un

troupeaux. C'est l'Odyss^. ji.la main qu'il faut traverser le détroit de Mes-, sine. C'est là qu'il faut lire Homère , qu'il laut comparer ses tableaux k cette nature qu'il a si' bien peinte, qu'elle semble se réâécbir dans ses vers comme ces coteaux fertiles dnns l'onde qui les baij^'ne de ses flots de snpbîrs.

Dolce color d'uriental laphiro. (Dititi.) Plularque dit que les voyages par.

terre les 'plus agréables sont ceux où l'on suit les bords delà mer, et que les plus beaux voyages par mer se font en côtoyant les rivages. C'est surtout ici que cette observation est applicable.

Les beautés du Dospbore peuvent seuatigable ces vagues enflées les être comparées au détroit de Mes-

Eote, qui as en main le gouverte donne ces ordres importons:

yide toublier. Dirige ton vais- 1 de. ce rocher, decette fumée ■flots amoncelés; C ail toujours sur le roc voisin , que, ton unisoit d'en approcher. Fuis ces courons , crains qu'ils ne t'en-

et que tu ne sois l'instrument perte. Ils obéirent assez poncint, sans pourtant s'empécber ire, car les dangers de ces •ont bien moindres en réalité lagination. La perfide Scylla is ce fléau inévitable que les t les bistoriens même se sont ous représenter. Cependant, gros temps , la navigation de jes exige des précautions. Pluarins trop confîans ont été vicleur imprudence.

ipésàces rocherset àces monsu approchons de l'île fortunée \. Là paissent tranquillement C et nombreux troupeaux de

au large fivnt et de brebis

JS Du milieu de la cour,

•Me est agréablement frappée issemens et des bélemens des

sine. Si cette ville était ornée de ces minarets, de ces kio^ues, de cette arcbitecture pittoresque qui donne tant de caractère à Constantinople, je ne doute pas qu'elle ne lui fût préférée. A mon entrée dans le détroit, le soleil s'approchant de l'horizon, les monts Pélores projetaient des ombres vigoureuses,sur la moitié du canal,: tandis que les cAtes de la Calabre , inondées.de flots d'une lumière brûlante^ présentaient à travers l'atmosphère la plus pure toutes les richesses d'une végétation variée. Mais ce spectacle admirable, changeant sans cesse dans ses détails, dura trop peu-, les courans rapides, qui donnentau détroit l'aspect d'un fleuve majestueux, nous curent bientôt portés à l'entrée du port de Messine. Depuis que j'avais dépassé les rochers deScylla, nos yeux cherchaient en v:.in Carybde. Où donc est- . il ? me disais-je, ce monstre qui trois fois le jour engloutit les flots dans un profond ahime , qui trois fois les vomit et les lance contre le ciel ?

Imo baratliri ter pn%\te vastos ■.

Sorbet in abruptum fluctas, rursas>]ue labaorw Etigit alIeTUOs, et sidéra verberat noda. £mi)., Ub, m.

L'IÏA g 'autorité de Buf-

m (lAfcMfo rfo "t ime] , je persévélii k élierchcr ce gouHVe. Enfin, ne OOVtntïe découvrir, j'en parlai au« «rini.C'MtlcCaloOtno, dirent ils i il ltéloi(;né do nous de deux cents coup»

■ mvM. — Kouii en approcbons. — ''ou» le travciTPi. — l.e voici. Je fais nttart mais loin de voir,

^ Inimica Carylxlù

■«nccoricce frewra nuoc redderei ■ .

Otid. , ^(""" , '■*■ »

ûirjbde iropiioyablc

Englostir l'onde ttaèrt cl la reudr« s<juJain,

• M'aperçois qu'un cercle de cent toiwa qui 'par;iltj en y Im^ant pramle ittention , un peu plua a^ilé que ie* iBlrcfl {larlies du détroit. Du restb, paint Au ces tourbillons qui font tour- Mjrar Wt vnisse.-ius , encore moins qui Im «Difloutissent. On prélend cepenlMit<[Be si le vent et les courans ces- ■MC i'tlre favorables, cet endroit n'est pN MDB daa^ ; ausii U gourernement napolit:iin entrelicnt-il sur la côte un rcrlaio nomlire de m;irins.toujoun; prêts à porter secours aux bétimens en péril. Un peu désappointé do trouver Hométe, Vir^ile^ Ovide, et le îirave Butlon en défaut , je jetai un dernier co)i|> d'n?il sur ces rivages «nclianteurs, et j'cnlrni dnris le pnrL de la Nubife ed esenipiare cittit di Mes-

Voj'cz avec quelle majesté elle se déploie sur les (lancs du Pélore et sur les bords de cette belle mei'. Regardezla de ee port le plus si'ir et le plus vaste que la n.iture ait creuse, ou de ces liiiuteurs qui dominent du côté de l'occident; p.irtout elle présente un aspect aussi noble que riant , partout elle p.iraîtdi^ncd'éire la capilnle nonseulement dune province, niiiis d'un piiisfnnt empire. Une v:istc étendue.

LIE

de« faubourç,'8 , des campi d.inles, couvertes de maii sance, de villas inagnifiqu sent ses environ». A l'iulériirf;' belles rues pavées de lariîCs dalle lave; ses places ornées de fonlai de statues, ses moaumens fmbUcI palnis, ses temples, son lauret^ phare, ses forlincations, «es artci tout lui mérite le titre de mftH qu'elle a plusieurs fois okteon.

Qu'est devenue Messioe «ail Aurun reste ne témoiL^ne de sa ) deur ni de son opiileace qui,' contrt'drt, a ilù ^Ire imm^iM*^^ qu'elle ronsacru à Diane fviAi tues en bronze en niém<oir« «iâ^ jeunes gens qui, en se Fend»nt-à|t| se noyèrent. Cicèron doiis ap| nussi qu'entre .-lutrea objets pillé Verres chez un simple citoyen de ville, on citait deux canépliore» il lyciète, un Hercule de Myron , Cupidondcl'rasil^e. L'np«litM de médailles et quelquck r#«^iill statues conservés dans le mesn cette ville sont à peu près Jhû vestiires de son antique- spilCM Si l'on considère la position*) ceuse lie Me^fiine, placée comnl| Irepôt de l'orient et de l'orcidesâl sol fertile et la sûreté de son po^ CarvHdc etSylla, sont le? cfeo»

turellcs (car on ne peut nterqoe pire les progrès de la nnvigaijoa flotte ennemie ne peut pas, sam ger, prendre position dans ces ei on sera moins étonné de sa rti passée que de sa misère aVI Mais les çuerres inleslines et élr res, les pestes, les tremblenHM terre , les Héaux de tous genres qi sent sur notre pauvre liumaoit sont conjurés de tous temps pou lancer les nombreux avanlaires d( nalure lavait silarffcment douée.

.¥^.'j,/ui. farp. r^.r/^ ,M/a CaUirtéi Sfaioif. IMna. li^r-j ./^ /iiOfi-

itiï,

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