MESSINE
îgine de Messine, comme celle s les peuples , est enveloppée de
5 que la philosophie a peine à
icle est le nom le plus ancien lui connaisse. On ignore si :ules la nommèrent ainsi à cause tte langue de terre qui forme rt, comme le prétendent Thu- 3 et Strahon; ou bien, suivant «re de Sicile, si ce fut Zancle, es Sicules, qui lui donna son Plusieurs colonies grecques se lèrent dans l'occupation de cette
premiers habitans furent des le Gumes et de Chalcis , conduits ériètes et Cratamène, au rapport biicydide et de Pausanias. Cinq ans avant notre ère , les Samiens împlacèrent jusqu'à ce que les miens , chassés du Péloponèse , y t appelés par Anaicillas, tyran ;ggium et de Zante. Ces derniers ^rent à la ville le nom de leur pa- Hérodote , Thucydide et Strahon irdent pour rapporter ce fait à la [ite-dixième Olympiade. Quelques ;s après, les Mamertins, habile la Campanie^ espèce daventuqui se mettaient à la solde de es payait davantage, retournant leur pays après avoir été congéjar Agathocle, tyran de Syracuse,
ritoire, mais ils devinrent un grave sujet d'inquiétude pour les Carthaginois et les Syracusains leurs voisins^ et prélevèrent de forts tributs sur plusieurs villes de la Sicile.. Cependant , Rome ayant puni ses légions rebelles, les Mamertins abandonnés à eux-mêmes furent bientôt refoulés dans Messine par les Syracusains qui leur firent chèrement payer leurs incursions et leurs rapines. La discorde et l'abattement ne tardèrent pas à Ids accabler»
Une partie se jeta dans les bras des Carthaginois, et leur remit les forteresses qui dépendaient de la ville ; l'autre implora le secours de Rome. Il paraissait inique d'approuver , de récompenser même dans ces barbares le même délit que le sénat venait de punir si cruellement dans ses légions , mais la justice prévalut-elle jamais sur l'intérêt des peuples ? La haine contre Gartbage, qui déjà convoitait la do-, mination de la Sicile, fut seule écou-. tée. Le grand peuple devint l'allié d'une troupe de brigands, et Messine fut la cause de la première guerre punique. Les Romains, profilant de la lâcheté d'Hannon , et soutenus par la prudence de Claudius, s'emparèrent de la ville, en chassèrent Hiéron et les Carthaginois qui la tenaient bloquée, et forcèrent le roi de Syracuse à signer cette paix qui leur ouvrit la Sicile, rent par trahison dans Messine,' Cette île, devenue province romaine , nt une partie des habitans, chas- fut gouvernée par des préteurs et des
questeurs , et Messine fut toujours une des villes privilégiées. Sous ses murs , le consul Rupilius remporta une victoire sanglante sur les esclaves rebelles
t les autres, et s'emparèrent des les et des cnfans de ces malheu- , de leurs champs , et de tout ce 3 possédaient, suivant en cela la le leur dieu tutélaire. Mars , dont raient leur nom. Forts de l'alliance garnison de Rhége,qui s'était rée et occupait la ville, non-seule- : ces soldats de fortune dominètranquillement Messine et le ter- N.
qui la tenaient assiégée. Plus tard, lors des guerres civiles, elle fut prise et pillée par Sextus Pompée qui la garda peu de temps. Dès les premiers siècles de l'église , Messine eut ses évêques; elle suivit la fortune de toute
la Sicile, jo lU neuvième siècle où commença dans son sein la domiDation des Arabes qui devait durer pràa de quatre ceots ana.
Eupbème, un des j;rands de l'île, tpria d'une folle passion pour unejeune religieuse, et ne pouvanl l'obtenir par aucun autre moyen, la fit arracher de son asile sacré par des scélérats qu'il tenait à sa solde. Mais à peine est-il venu à bout d'accomplir son dessein atroce , que son amour, si l'on peut donner ce b>eaa nom à sa rage, lit place k un* froideur glaciale, et bienlât ao dégoût; et il renvoie à sa famille sa malheureuse victime , couverte de luHite et de mépris. Les parens de cette infortunée , frémissant de vengeance,demandentàrexarquede Sicile le juste châtiment d'un tel forfait. La puissance du ravisseur étouilà leurs plaintes. Loin de se rebuter, les difficultés augmentent encore la soif du sang qui les dévore : ils ont recours à l'empereur. Michel le Bègue indigné ordonne que le coupable aura Je nc7, coupé. Cependant Eupbème clierclie à couvrir ce premier crime par un second, il s'entoure de satellites attirés par ses richesses, liravelcs menaces de César, cL pousse l'audace jusqu'à usurper le nom et la puissance «VAujjuste. Ell'ra'jjï néanmoins des préparatifs qui se l'ont à ConsLanlinople pour son cbitiment, il joint l'infamie à la rébellion, il traite avec les Sarrasins , et leur ofire son épéc cl ses trésors pour conquérir la Sicile , qu'ils ont ^artlée jusqu'au treizième siècle.
Il élait réservé à ([iniques ^enlils- ■er ce
■ de -lél
comte Roger commença sa briOante carrière et jeta les premières baies du trône normand. On voit souvent telle ville figurer dans l'histoire des croiiades. Philippe-Auguste et Richaid- Ccpur-de-Lion se battirent aux pieiUi des remparts, qui, plus tard, virent expirer le cruel Henri dont la mort fui pour la Sicile le plus heureux événement de soo règne.
Charles d'Anjou cboisi t Messinfi pour la première victime de ta ven' geance qu'il voulait tirer des v^msiciliennes. Des forces immenses, assemblées pour une expédition qu'il méditait contre la Grèce, furent conduites sous ses mtu^ , qu'il attaqua. pa terre et par mer. Battus dans un pr^ mier combat, les Messinais oUcaient.
déjà de se rendre à des conditions raisonnables, lorsque le meurtrier de Co radin leur répondit qu'il était veou châtier des rebelles, et non traiter arec eux ; qu'ils eussent à, abandonner hiùt cents des leurs h sa discrétion , et que les autres attendraient avec soumission la décision du vainqueur. Les Messinais, loin d'ouvrir leurs porles, ne soqgèrent qu'à les défendre. Les femmes secondèrent puissamment les efiortsde ces braves : on les voyait, char^rées de matériaux, se porter au\ endroits des remparts que les machines ennemies avaient renversés. Une chanson du temps conserve la mémoire de leur héroïsme , clic commence ainsi :
bomincsdL' i\or l.ea.<p;,pd„juu^-h.„nili:mldcsAra- Jjcs, et d'y fonder une dynastie. C'est à Messine que Maniacès appela lesi;Iorieux lils de Tancrède. C'est là que le
l'on.
Dieu! quel spcrt.iclc: di-cliirant, Vitjf/, CCS Icn.mes ,1e Mwiine , 1. u'il lijgarit, les cNevtui ju venl, Poiler des pierres cl du ciment,
Roger del' Oria fut le libérateur de Messine, Toujours heureux sur mer ,