‹ L'ItalieChapitre 50 sur 56 · TAORMINE · texte numérisé non relu

TAORMINE

de Castel-Schisso remplacement de cette ville, et la rjjkde célèbre qui vit

engloutir la flotte athénienne et débar- Lquer Timoléon , à qui Syracuse recon- HUiissante décerna le nom glorieux de ^1>ère de la patrie.

noble édifice. Le sol qui le supporte a

fourni à sa construction ; ses gradins ,

jadis revêtus de marbres précieux, sont

taillés dans le toc qui'sert de fcmdation

' i«e monument -, autrefois^ iiftiéj}'un

btfe infini dé vasres^ dn-i^ti^JK 9 de

Les ruines nombreuses de T^ormine .Jjfbntainea eî de eôlotanes , Bont l'église

sa position^ voilà, les sçuls titres /de la moderne Taormine s'est émbdiie.

'elle conserve à l'admiration des Mais toutes ces rièbcsses rièsont pas

comparables à la ma^ificénce qui frappef le voyageur même le inoins sensible, lorsque , du sommet dfe Ces ruines , il promène ses reg«irds' sur les côtes delà Calabre, sur liîs rivages de la mer Ionienne ; ou que , lé ramenant sur VEtna, il contemplé ce mont formidable du lieu môme où les écbos semblent répéter encore les vers du Cyclope d'Euri pide.

Iiommes. Cette ville n'est plus qu'une '^jjréanion de masures construites des ^pouilles. des anciens monumens, et l'habitent des malheureux accablés misère. Agrigente peut seule, en (icile^ présenter autant de restes d aniquités , au nombre desquelles on disigue le théâtre ( PI. 98 ). Sur le penjfliant d'une éminence s'élèvent en le semi-circulaire les ruines de ce

JAOX, ACVZX&S DZ6 CTC10PE8, OATAHE, k^HÀm

' Si les contrastes sont pour l'homme verte de hasaltes , /de masses volcanî-

des sujets de jouissance; si des rocs ques, c'est la terre des Cyclopes. Cet

éonrcilleux qui cachent dans les nues antre est celui de Polyplième^ caverne

leurs crêtes arides s'opposent agréable- immense, ombragée de quelques lau-

nent à la surface unie des mers ; si des riers qui croissent péniblemept dans

|>laines de laves stériles embellissent , les fissurés des roches ro.iigefttres qui

parleur aspect noirâtre et sauvage, les semblent encore temtes du 'éang des

fiches tapis de verdure d'une végéta- compagnons d'Ulysse. Né voyez-vous

.lion exubérante; en un mot, si le beau pas , dans ces blocs dé lave arrachés

ilâtt des Oppositions, quelle contrée aux flancs de TE !!na, ces masses énor-

sera plus digne des louanges du poëte , mes que legéaiit aveuglé lança furieux

des pinceaux de Tartiste , de l'admira- contre le roi d'Itaque.. Énée débarqua

tkm du voyageur , que le rivage en- dans ce port.

ehanté qui s'étend de TaoïTnine à 1- 1 -u k-^^,.^,

A Oyciopum aliamititir ons.-

Gatane ? L'archéologue , il est vrai, y HorilicisjaxutonatiEiiiaruinis.

trouve peu de matière a ses doctes iEwEio.,^*. m.

recherches; mais combien ce vide est Des Cyclopes cruels j'aborde k séjbiur.

amplement rempli par la mythologie ! . . •

A cinq lieues environ de Taormine se L'épouvantâbleEtnatroubleengrondahiccslieux

1 11 j T • A • i> 1 Trad. de Delille.

trouve la ville de Jaci ou Aci Keale.

On chercherait en vain un site plus C'est là qu'il rencontra le malheureux

riche en souvenirs. Cette terre , cou- Achéménide abandonné à la voracité

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