SYRACUSE
'ard eUes offrirent un asile aux lux mystères, aux partisans des lies croyances qui vinrent sous ùies obscures adorer, mourir et 2r au lieu de leur supplice. Si ccepte les catacombes d'Egypte , uve dans toutes les autres , à Pa- Rome, à Naples et à Syracuse, ignés nombreux du séjour des ers fidèles qui ne réussirent pas irs à effacer les traces laissées urs prédécesseurs. Ainsi Ton voit )mbe et le rameau d'olivier, paci-
symbolcs , remplacer ici les imas gentils; ou bien le monogramme irist, sur le revers de la tablette it gravées des prières aux dieux j : car ici-bas , comme au-dessus , nérations se succèdent, crainte de s'égarer dans un laby- 5 de rues , de places , d'impasses, rrefours et de ruelles, éclairés nent à de longs intervalles par de ads soupiraux, a empêcbé de urir entièrement cet asile de la
Aussi iiinore-t-on s'il communiivec les trois autres catacombes.
es eûtes de ces vastes souterrains )ratiqués des caveaux , les uns carlautres circulaires et des niches ^ales dimensions pour déposer mes ou des sarcophages. On y les tombes isolées dans de longs lors qui en contiennent plus de tante. Souvent les voûtes sont s , quelquefois en arceaux ou en 5 , sans qu^aucune règle soit obe.De la première ville on descend une autre qui se trouve au-dessous.
ces cryptes tout est merveille!
très murs , d'autres places , d'ausouterrains qui se perdent dans :urité silencieuse, composent le id étage de cette nécropole qu'arît , le croirait-on ! des aqueducs I nombreuses fontaines.
Cinq heures passées dans ce dédale de tombeaux m'avaient inspiré mille idées sombres qui pesaient sur mon âme. Je voulus les dissiper par des images riantes : je gagnai donc le bord delà mer, et, traversant le grand port, je fis gouverner vers TAnapis. Ce fleuve s'épanche par une embouchure de cinquante pieds garnie de joncs, dé cannes , de roseaux et d'autres plantes aquatiques, dont les teintes, réfléchies par les eaux , présentaient le plus beau mirage. Les cris et le vol des troupes d'oiseaux , chassés de leur retraite par le bruit des rames , animaient ce charmant tableau. L'eau d'une pureté sans égale coule lentement sur un lit de sable fin parsemé de jolis coquillages et de pierres diversement colorées , où se jouent mille petits poissons. Les bords se rapprochant peu à peu, à quelques cents pas plus loin nous naviguâmes au milieu d'une forêt dé plantes , où nous nous frayions un pasSiige en les écartant de la main. Les plus élevées se recourbaient sur nos tètes en voûtes mouvantes, et formaient autour de la barque un boudoir verdoyant , qui changeait à mesure que nous avancions , et paraiss.iit nous sui « vre. C*est ainsi que nous arrivâmes au confluent de la rwicrc de Cyane, Elle coule ombragée d^innombrables bouquets de papyrus, dont les tiges élan* cées supportent une toulle élégante qiii retomlie en longs flocons de soie
Cyane, épouse chérie d'Anapis., s'opposa vainement au rapt de Proserpine. Plutonla toucha de son sceptre, et ses beaux membres se fondirent en une onde lympide qui précipite ses flots silencieux dans le lit de son triste époux,
Que les jeunes
écrivains . blasés
(disent-ils) sur ces allégories qu'ils
mt à jicint s, cherclicnl a y dévcrer le riilicuie, jamais leurs gnomes, eurs vaiii|jircs n'ouronl le cbarme de les hvWiiS inventions, cl l'homme de joùt, quelle q^uc soil son école, dira iOujCMirs :
'.Savunte mitiqait'.- , branlé tonjoucs iionvclle , Monvcioent da génie . heureuses ficiiuiu . Ëa*ironneï-iiioi de» rayons De votre lomîùre iatrooTtclle :
Tona savci animer l'aiT, la terre et Im mers : 'Voo* embelliuei l'aniTen.
On se pliiU à plarer sur les bords de la fotilaine Cy;inée, dans les mystérieux hosqueLs de ses papyrus, la scène [ue rnconte Athénée à la un du douùème livre de son Bunquet. uDcux lit ches Syracusnines, des feux du jour » évitant ta ch.ileur, vinrent t^oûler dans
• ces «aux les pliiisirs d'un bain fniis. Lé ) cri&hd des ondes leur découvrit de.a
• cbarmesqu'ailleurselles n'auraient pu
■ Toir.Jeunesetbelles,elle3disputèreQt
■ surleur perfection : cbacunevojant le
• mérite de sa rivale sans pouvoirju£;er
« |ioiii- aibitrc un jeiinu ji.istcur de ces n rivi^s. IUer;iit diliicile d'c\[>r.sL-i- les n lalMnis c]iii llicnl |.cnrlicT ri.ciurux M luT^LT|>ouil"^iinccdf,s.I(;iissrrurs.OH » saura suiilc-incnl ijik-, plus )jeurei]\ » (|ue celui du mont l<l;i, il aima celle ■j qu'il avait couioiince cl devint son
■ épous.Sonfrèreobtintla plmjetue.»
Heureusesde leur union , retonnaiisanlus du bonheur qu'elles devaial i Vénus, IcsCallipyges , c'est ainsinae Syracuse les avait surnommées, etvèrent un temple à la beauté, sous U nom de CalUpjgon. On a tiré de ses ruines la Vénus du musée de Syracuse.
Celte statue, que dis-je ! celle jeune déesse, la plus belle coDceplion de l'art grec, vient de sortir du bain.
Elle pose sur la jambe droîle, la gauche est léi^érement flécliîe. D'une main elle soutient la draperie qui va l'envelopper, et porte l'autre vers ses charmes les plus secrets , sans pourlaot les couvrir encore. Gracieusement cambrée, elle tourne la télé en arriére et paraitdiriger ses repards sur les appas qui méritèrent la vicloire- Son sein ii peine éclos, tout son beau corps semble frémir de la fraîcheur de l'eau.
Partout est la vie, partout la grlce, partout la. volupté , dans ce bras mtJlement arrondi , dans te délicieux codtour de cette i,'Orge naissante, dans ces li^'nes onduleuses qui modèlent les sinuosités de son torse divin , de en
jaiiclies.de Maisqudle
folie à moi de décrire un clicf-d'a-uvre dont on ne peut ])arlcr qu'avec Jci cris d'admiralion , quavec des soupirs d'amourl
VAL S-iaPICA, BISCAni, ALICATA, PALMA.
La Vénus et une assez belle statue route au sud, à travers une plaine
'l'l',=cula|)e sont les seuls objets bien plantée d'oliviers énormes et de riches
renia L(] lia 1)1 es du muscc de Syracuse. vii;nobles qui produisent un vin mus-
J iivjis vu loul ce que la ville renferme cal très-renommé. Nous suivions la
il intuiL'Psanl ; je siiiij;eai a continuer dircrlinn de l'ancienne voie béloriennc
mon voyaL,c. Un malin dont, avant le dont parle Thucydide; mais je n'en vis
lever du soleil, notis dirigeâmes noire aucun veslii;e. C'est la même route
BlSdARI.
3ii
parcourut Tarmée des AihénieDS b la ctéfaite de Nicias. A cinq es de Syracuse Taspect du pays ieni plus sauvage. A neuf heures & déjeunions sur les bords du Caslie, l'ancien. Gàcyparis. Un peu i loin , bii traverse THercisus , litaé Miraiit^ par les ^èns du pays.
is bes âotà se nojëirèût le& débris L'année âe Nicias, poursuivis par
Syraciusains soiis les ordres de lippe, général de Lacédémone.
3ls souvenirs ! un torrent , aujourli presque sans eaii, engloutit leis es d'iinç àrinée qui devait conqué- ;oùte la âicile et peut-être le monde er. Pendant cinq milles , la mer est iëê de roches calcaires escai^éeS| fu'à l^emboucbure de THélorus, qui ne son nom à une ancienne vUle t on voit à peine les traces. Cette tirée , une des plus fertiles dé l'Ue ,
la Tempe belbrienne d'Ovide, it y rappelle Yèxsupero prcepingue piantis Helori ( £neid. , lib. lll ) , on peut dire avec Fazello : Perpc'n ibi est uer^ « ici règne un prinps éternel. » La canne-à-sucre y :t dans son état natif. Les plantais du nouveau monde ont presque
abandonner la culture de ce pré- IX roseau. On n'en retire aujourii que du rhum nullement inférieur iLm de la Jamaïque ^ et une espèce mélasse connue ^ous le nom de 'e /icro. Nous avions traversé -^df^'o/a es immenses .plaines d'amandiers; s Noto^ capitale d'une des trois ndes divisions de la Sicile : le val Noto. Cette ville, bâtie jadis au imet d'une montagne aride , a été onstruite dans la vallée depuis elle fut renversée, ainsi qu'AvoIa ,
lé tremblement de terre de 1698.
(emble , à voir Noto , que les habis n'aient songé qu'à expier les pé- N.
chés qui leur avaient attiré ce châtiment
du ciel, tant ils ont construit d'églises
et de couvens. Du reste , ici conmie à
Catane , on remarque dans les édifices
une profusion d'brnemens sans goût»
Nous employâmes. le reste de la jour*
hiSe à visiter la ville, et le lendemain
nous partîmes -pâdr Rosolini, gros
bourg de huit mule âmes^ à quatre
lieues de là. ;^5f -
t)ès la iiointe du jour, im guide que notre hôte nous avait deâné vint hoos . éveiller pour . nous tonilaife au' val dispica. Nous parcourûmes pendant dix milles une solitude sauvage où des garoub.iers végétaient péniblement , de distance en distance, dans un sol pierreux. Mourant de soif, exténué de fatigue, je cherchais de tous côtés les délicieux ombrages dont on m'avait parlé. Déjà je commençais à craindre cpie notre cicérone ne nops eût égarés, lorsque tout à coup le terrain venant à manquer, mon œil plongea dans un vallon sinueux et étroit,, dont la verdure, en serpentant, imitait le cours d'un fleuve. Nous mimes pied à terre et descendîmes à cent jiieds de profondeur en suivant la pente rapide du rocher. Un ruisseau limpide encaissé dans le tuf répand dans cette cavée la fraîcheur et la fertilité. Le lentisque, le châtaignier, Talaterne^ l'arbousier, le térébinthe, le troène, y forment de charmans bosquets. L'azérolier, lefasin, le sorbier, croissent sur ces rives et soutiennent des scolopendres, des lianes toujours en fleurs et des vignes sauvages, dont les pampres élégansse balancent d'un bord à l'autre en guirlandes, de fleurs et de fruits, et se répètent dans les eaux.
Tout entier au plaisir dece tableaura* vissant, j'avais oublié mes fatigues, et j'oubliais l'objet de ma visite dans cette solitude , lorsque suivant le Buiaïdone^
;e joli ruisseau qui l'arrose, j'aperçus 1 ma gauche des ciivités uonibreuses iisposécs par étages , comme les alvéoes d'une ruche : c'était la ville que 'étais venu voir; ville d'un seul mor- Kau, ijui conlie'ndrait plusieurs miliers d'habitana sur une étendue de Jeux lieues. Ces grottes , creusées dans le roc vif. sont incontestablement les premières demeures des ahorii^ènes de la Sicile. Leurs formes dénotent une fipoijue bien anlérieure aux constructions pélasgieunes, puisqu'on n'y voit iul indice des premières notions de art de bâtir, nulle idée d'une figure régulière, d'un cercle, d'un carré. Je ne décrirai qu'une seule de ces curieujes demeures, située dans la partie la plus basse du vallon.
Dis ou douze chambres à la suite se présentent d'abord : une dizaine de degrés y donnent accès. Ce perron est à 8 pieds du sol :il est donc nécessaire de se servir d'une échelle pour y parvenir, moyenemployë sans doute par les premiers babilans. L'écbelle retirée , ils se tuiuvaient enfermés comme d;iiis une fortcrosse. On parvient de la chnmbre d entrée dans 1 éta^c su|HTicur par une
au p]a- I autre
■s trous
le bois, z scni-
pouvaieht servir à attacher Icsbestiaux.
Jcn'.iuraispucroire que de nolrt temps des hommes vécussent d.tns cesïBlres, lorsque m'ctant avancé davantaj^s^ns la vallée, je vis un {groupe denfaui.à peine couverts de lambeaux de peaux de chèvres , s'enfuir à mon approche, gagnant leurs retraites comme des souris effrayées, en appelant leurs parens à grands cris. Ces gens sorlirenl et paraissaient hous considérer avec plus d'étonnemêfet que de crainte. Ils noui prirent pour des marchands d'orTiéUn qui, disent-ils, viennent vendre des | cbarmesaux habitansde Spaccafumo, i le village le plus voisin. Plusieurs se ! faisaient assez bien comprendre , nui: > le langage des plus âgés était toul-à- ' fait inintellii^ible. Quelques pièces de 1 monnaie que j'offris aux enfans nepo- I rent les eni;ai5er à ae laisser approcher : | voilà, j'espère, une preuve bien cerlaint
que 11
vilisation n'a
pas encore pe-
ouverlure circulaire pratiu fond, et de là on monte par ur puits dans le troisième éta;re. De creusés dans l'épaisseur du rocli valent à recevoir des morceaux c] Cet escalier curieux était assc blabic aux échelles de nos poules.
Presque toutes ces demeures sont garniesdesolijctsde première nécessité pour un peuple pasteur. On y volt des auges, des mangeoires pour les animaux, de petites nicbes creusées dans le roc pour contenir les vases, les lampes et d'autres ustensiles, cl de plus i;randes pour les couclicrs des habitans. On reconnaît la place du foyer. Des anneaux grossiers ménagés dans le tuf
nétré dans ces gorges. Pourtant un foulard offert à leur mère parvint k l'humaniser, et son mari nous conduisit dans les endroits les j.tiis curiem de la vallée. La planche io3 représente ce qu'ils nomment le château d'Ispica : c'est en effet l'habitation la plus importante. Je passai quelques heures fort agréables chez ces braves gens. Ils nie parurent plus sauvages que farouches. Ils m'oUrirenl un repas que j'acceptai de grand cceur. INuile part je n'ai trouvé le lait de cbèvrc aussi bon. Ils recueillent aussi du mitl qui ne cède en rien à celui de l'ancienne H^hla, dislajQte de trois milles d'ici. Les plantes aroniatiqu' croissent sur les rocs répaudc parfum qui me rappela ce vers de la scjUième é^logue :
Netine Giil.ite.n , tliymo milû iluldor Hybl»;.
Je quittais à regret ce séjour si sau-
qu.
fiISGARI.
, lorsqu'au détour du torrent je rouvai face à face avec la plus jolie té de compatriotes que.j eusse pu rer de voir dans les vertes allées [ontmorency ou de Ville-d'Avray.
e aventure me rappela les dames lises, en spencer rose, que M. de eaubriand rencontra au sommet pyramides de Memphis.
I costume des hubitans du valdls- , en rapport avec leuiy habitudes >rales ( PI. i o5) , se compose d'une ; d'étoflTe fabriquée par leurs fem« Ils en nouent une extrémité qu'ils it sur leur tête en guise de sali-o, manteau à capuchon trèsrcomen Sicile. Des peaux de chèvre e mouton, fixées au-dessus des bes, descendent jusqu'aux genoux, is de la jambe est enveloppé dans »pardiUes qu'ils arrangent avec
\ ce vallon je me rendis à Biscari.
roirait traverser un désert de l'Ae. La nature inculte parait ici son état primitif, et seule elle ;ous les frais de sa parure. Queltroupeaux errans indiquent à i la présence de l'homme dans ces agnes. Biscari est une fort peille ou plutôt un village placé au lel d'une hauteur : c'est le chefle la principauté de ce nom. Elle 'objet de la munificence de don :io de Paternô, son seigneur.
1 logeâmes dans rhôtel-de-ville , de ses deniers. A sa mort, Biscatomba dans la misère d'où elle aençait à sortir. Le costume des les est très-pittoresque (PI. io5).
lescendant de Biscari on voit de ]s champs de soude. Cette plante, on extrait , au moyen de l'incinén, un alcali nécessaire à la fabrin du savon , se plaît dans les tersablonneux voisins du rivage de
la mer. Ses feuilles, épaisses, rudes et épineuses, afièctent une couleur rpugeâtre;les tiges s'élèvent peu. On la sème au mois de mars ; vers la mi-août on l'arrache , et on y met le feu après l'avoir entassée dans une grande fossfs circulaire , profonde dé trois à quatre pieds , au fond de laquelle un {^ril.est pratiqué pour établir la libre circula^) tion de l'air. Le résidu de la combusMoBi forme vue masse dt^cendr^ coiii|Micte8, d'un gris foncé tirant sur le bleu.. Ou la divise en fragmens d'un volume plof. portatif; on l'emball e dans des nattes, de sparte cousues en forme de poche, et on l'expédie pour Marseille , où les fabricans de savon en font une consommation considérable. L'Espagne en fournit aussi beaucoup, mais d'une qualité inférieure. On estime qu'un quintal de soude de Biscari donne par la combustion quarante -cinq à cinquante livres d'alcali
Bientôt on suit le cours du Dirillo , l'ancien fleuve Acatbe, qui roule cette ' pierre précieuse que par corruption nous nommons agathe , et l'on gagne le bord de la mer. La côte, basse et découverte, nous laissait tout-à-fait exposés à un soleil brûlant : la marche , sur un sol tantôt sablonneux, tantôt couvert de galets ou d'algues amoncelées sur le rivage en bancs élastiques , était pénible. De loin en loin on rencontre des fortins qui défendent la côte contre les descentes des corsaires barbaresques , jadis très-fréquentes dans ces parages.
A Terranoya la route devient plus facile et plus variée. Les ruines méconnaissables de l'antique Gela, si renommée pour ses vases peints, sont à huit cents pas environ du village.
Antiphème de Rhodes et Entimus de Crète, tous deux débarqués à la tête de colonies différentes . se .concer<-
i 11 ri'
l 'naanote-ciiiq àe jolies maisons <le campagot A tiaii
it de S*Tacuse. milles aa-ddà, on rencootre Ft&ia.
' ville, qui était gros l>ourg de Luit ceals habit» Il
illes arant l'ar- s'j fait un commerce importnije
fH BUTS, portait le nom soufre tirédesmonta^esTotsinet-^ |
I ndant la nourdle colo- remarque le costume des feame I
,t du Q^uve qui baignait (PK io5), Enfin on passe l'^cragoi i 1
s. l'on découvre , sur la crête des hat- 1
dacdlé du coucbant, teurs, les tanjJea CAgrigenle.
' Wio , VH vmère j^^j ^ „„«»UU , l«l of wh«» «e L»» im aa pied tf^/i- Eocm.,/»^
nâtk.,, m wlbui^ die peuples isuinm!
I*ai toujours admiré l'idée sublime dts aneitaks de placer leurs êdîtices UtrCs kar la cime des monts , comme dis médiateurs entre le ciel et la terre.
La beauté d'Agrigcutc a inspiré à PindaM Ici premières strophes de sa mième ^thiqœ :
Peuple, écoatempi (hantsqae Ij lyre actompa^nf .
Je relèbre AgritieTiiP et sa belle campocae , Aprigentc, rhéte i Ténns.
El souvent du snmuict de, T.iÙtPi ^tûik^es Ce* iiorJï .-ont iliJiiti:. par Pliélins.
Si Ion CD croit Diodorc , Dédale ttantveuuchercber un asile en Sicile, Cocalus, prince carthaginois , lui fit construire une forteresse pour renfermer ses trésors. Le célèbre architecte choisit un rocher esciirpé de toute part, excepté d'un seul côté qu'il fortifia ;ivec tant d'art que quatre hommes suffisaient pour en défendre le passade r ceci aurait eu lieu avant !a iruerre de Troie. Deux cents ans environ aprcs la fondation de Oi;la, se; hahitans vinrc'U occuper la forteresse <le Cocalus, augmentèrent la ville et lui donnèrent le nom d'Acragas, du lleuvequicouiai t au jiicd.
Un territoire fertile et le voisinage ji la mer en eurent bientijt fait une Ai T^les les plus peuplées de la Sidlt Dio^ène de Laerce élève sa populatîa à huit cent mille Jlmes. Grands am»
des plaisirs, Empédode disait, en pl^ laDt de sèi concitoyens, qu'ils virûôl comme s'ils devaient mourir le lcn<îemain, et qu'ils bâtissaient comme sil-
L'opulence de cette ville, en érci!lant lavidifé de Carthage, fut caus* de sa perte. La quatrième année de la 93'. olympiade, Arailcar la dévasLi de fond en comhle. Elle se releva de ses ruines , mais ne parvint jamat!
au dc|,'ré de splendeur qui l'avait illustrée. Soumise tour à tour aux R> mainsou aux Carthaginois, elle devin!
la victime des querelles du movcn J.c et nest plus de nos jours que la pauvre Girirenti , cadavre décharné de I'lraule de Syracuse. Quinze mille iuLilans, un évèque, rpiinze monastères, dix - sept confréries, quarante - cinq églises, voilà la ville moderne.' ^lais inlcrrogeons Thistoire sur les vicissitudes de celle cité morte, dont les
AGRlâENTE.
auK tout les plus pulssans tédm iâ grandeur passée, îgante, dit Polybe, surpasse le toutes les autres villes, nondent sous le rapport des avanmentionnés, mais encore par la le ses muiftilles et par la richesse lombre des édifices qui la déco- Elloignée seulement de dix-huit de la mer , die possède tous les iges que produit cet élément. La s et l'art concoure&t à rendre place d'une sûreté sans égale ; s murailles sont bâties sur un roc 8 travaux des hommes et les jeux nature ont taillé à pic ; des ril'entourent de difTérens côtés :
té du sud coule un fleuve qui le même nom que la ville , et sa roule ses eaux au sud-ouest, adelle, qui occupe une hauteur, le nord -ouest , est défendue toute sa circonférence par une ide vallée. Elle n'a qu'une seule I du côté de la ville. Au sommet te colline est un temple dédié à ve , un autre est consacré à Jupiabyrjus, comme celui de Rhodes ; premiers Agrigeniins descendent colonie de cette tle. Ce n'est pas sans raison qu'ils donnèrent e divinité le même surnom qu'elle :t dans la mère-patrie. La ville ireillement ornée de portiques temples , parmi lesquels on dis- 3 celui de Jupiter Olympien , ans être achevé^ égale en splenen étendue et en élégance tous mumens de la Grèce.
vantDiodore, quatre cent six ans J.-C, Agrigente s'attira Tinimis Carthaginois, en refusant d'em- T leur alliance et même de rester îs. Cette faute politique fut cause inihal et Amilcar vinrent mettre ;e devant la ville. Le premier , N.
ainsi qu'un grand nombre de ses soldats y moururent de la pesté produite par les émanations putrides qui s'échappaient des tombeaux qu'ils avaient détruits pour en employer les matériaux. Néanmoins les Agrigentins, abandonnés à eùx*mêmes et manquant de provisions, fbrent obligés d'abail-i donner la ville -et de se réfugier à Géhi^ d'où ils se rendii^nt à Léôntium qui leur fut céd^jBpar les Syracusains»
Avant cê^«iég#iy qui dura huit ans, on voit, d'après Diodore, que lea'liâbitans, possesseurs d'immenses riches ses , poussaient le goût de la magnificence et du luxe au plus haut degré.
Aucun territoire n'est plus agréablement situé, ajoute-t-il, les vignes y sont d'une beauté et d'une hauteur extraordinaires; mais la plus grande partie de la campagne est plantée ta oliviers qui fournissent une prodigieuse quantité d'huile que l'on vendait aux Carthaginois ; car il y avait de ce temps fort peu d'olives en Libye , et les Siciliens retiraient de grandes richesses ae Carthage par le commerce de ce fruit.
C'est à l'aide de ces richesses que cette ville éleva ses superbes édifices (ici l'historien décrit le temple de Jupiter et les tombeaux). Tel était le luxe des Agrigentins, qu'ils élevaient des tombeaux aux chevaux qui avaient remporté le prix daos les courses , et même aux oiseaux favoris de leurs enfans. Un habitant d'Agrigente, Exénetus , vainqueur aux jeux , rentra dans la ville sur un char accompagné d'une nombreuse cavalcade et de trois cents chars traînés chacun par deux chevaux blanc de lait nourris dans Agrigente.
Les enfans étaient élevés de la manière la plus eOeminéc. Leurs habits étaient composés des tissus les plus fins et les plus chers, surchargés d'or, d'argent et de pierres fines.
3iC
GeUi' lier Jes que. L,
tionnaieut ^^a >e aux por ville pour engajîer les tlrangersàscr dre chez lui. Cint] cents chevaliers de
tleplushospitavivaità celte épodomestiques stalortes de la
Gela ayant eu l'occasioa de traverser domestiques, et de rétablir
Agrigcnte pendant l'hiver, Gellias nonseulement les reçut et les logea chez lui , mnis à leur départ il ill présent à chacun d'un riche mante-lu. Lu description de ses caves etdesvinsqu'elles contenaient surpasse l'imagination. La figure de ce généreus citojen ne correspondait pas à la libéralité de son âme, il était maigre et de petite taille. Ayant été chai-gé dune ambassade pour la ville de Genturippî, aujourd'hui Ccnlorbi, à son entrée dans l'assemblée il fut accueilli par des éclats de rire) mais sans se déconcerter, il sut adroitement se venger par ce piquant sarcasme- a Messieurs,dit-il aux rieurs, Agrigenle possède aussi des hommes bien faits et de belle apparence, qu'elle députe aux villes illustres de la Sicile ; mais aux républiques de peu de considération , on leur envoie des hommes de ma taille».
I.eluxeet la molessedcs hahitansd'.Vgritrente s'étaient ic-llcmen t accrus , que ]icndant le siège dont nous venons de parler, on publia un édit qui défendait à tout citoyen de garde dans la citadelle d'avoir plus dun matelas, une couverture et deux oreillers.
Amilcardépnuilla Agrigenle de loU' les SCS richesses, de ses statues et <Ii ses précieuses peintures; les morceau:
les plus curieux furent envoyés il Car tliagc , et le reste vendu à l'cnchcrc Parmi les trO|ihécs conservés par les vainqueurs, on remarquait le fameux taureau de Phalaris , que dcu\ cent soixante ans plus tard Scipion rendit aux Agrigentins.
SoixaDie-UD ans après leiiiKed'Ar , grigcntc, ou trois cent quaraVt-ciac^ ^ ans avant J.-C. , les Syracusaasen- i Toyèrent une députation à Coriti):it, leur demander un chef capable dt'is délivrer de leurs tyrans élrangeria
et 1 harmonie dans l'île. La petsoon choisie pour cette entreprise, fal li brave et généreux Timoléon. 11 pur- j gea la Sicile de la foule des peliu ij- 1 rans qui la désolaieot, cbassa Dari I le jeune, gagna une victoire signalé 1 sur les Carthaginois , les obligea je demander la paix, et de reconnattie l< j fleuve Lycus comme limite de ieniî | possessions. Assisté par Cepbalus, ce- i lèbre législateur de Corinthe, il revi! * les lois de Dioclès et jeta les fornle- 1 mens de la prospérité future par it \ sages règlemens et en appelant de I nouvelles colonies pour repeupler la | villes abandonnées de la Sicile et sur- I tout Agrigente, Après un gouverna i ment de près de neuf ans, ce braïf ' guerrier, cet homme d'état intègre et ' désintéressé, mourut à Syracuse, aime et regretté de tous. Sa mémoire lui honorée et chérie par le peuple qui, cette fois, se mon Ira reconnaissant. Lne somme d'argent considérable fut votte dans une assemblée publique pour ses funérailles, et un anniversaire institue pour célébrer par des cbanls, des concerts et des jeux funèbres, le nom cl les vertus de Timoléon le vainqueur des barkires et le tihéraleur de la Sicile.
Trois ccnl neuf ans avant Jésus- Cbnst, pend.mt qu'Agalbocles tyrao (îc Syracuse, fcsail la guerre en Libve cou Ire les Cartlia^inois, les Agrigen tins coururent le dessein d'asservir les autres villes de la Sicile, et de chasser les Africains de l'ile. Us choisirent pour généra! Xénodicus el I investirent d'un