CHAPITRE PREMIER
rome Païenne. — l'unité par le glaive.
Rien ne serait plus dérisoire que la destinée de Rome, si son rôle se renfermait entre son berceau et j
ce qu'on a appelé sa décadence.
La plupart des historiens croient avoir tout expliqué quand ils ont dit : « Les nations sont comme les individus ; elles naissent, grandissent, puis, arrivées à la plénitude de leur développement, elles déclinent et disparaissent pour faire place à d'autres nations. Rome elle-même, la maîtresse du monde, n'a pu échapper à cette fatalité de la loi commune « à cette intermittence, « pour parler comme M. de Lamartine, à cette alter- « native, cette jeunesse et cette vieillesse, cette fin et ce « recommencement qui sont la condition et la loi de « toutes choses intellectuelles ou matérielles. » Après