‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 110 sur 184 · LES PAPES EXILÉS DE BOUE · texte numérisé non relu

LES PAPES EXILÉS DE BOUE

le temps de son long règne. Ce ne fut que deux ans avant sa morl, en 1178, qu'il parvint à se réconcilier avec le sénat et qu'il en obtint l'autorisation de rentrer dans Rome.

Son successeur, Lucius III, n'ayant point respecté les conditions imposées par le sénat à Alexandre, fut chassé de la ville.

Urbain III, errant de ville en ville, mourut à Ferrare sans avoir pu mettre le pied dans sa capitale.

Grégoire VIII eut le même sort que son prédécesseur*

Cette situation cesse un moment, en 1187, avec Clément 111. Le sénat et le peuple, fatigués de cette querelle sans issue et regrettant la présence du chet de TÉglise, reçoivent dans un esprit de conciliation les députés du nouvel élu, qui, cette fois, était un citoyen de Rome. Mais ce n'est pas sans prendre toutes leurs précautions contre la cour pontificale qu'ils ou-» vrent les portes à Clément III. Par un traité solennel, le sénat est reconnu, et les droits des Romains ré* serves l.

Vaines précautions ! Si les droits du peuple romain sont reconnus en principe, ils ne le seront pas long* temps en fait, et les luttes recommenceront déplus belle. « Déjà, depuis deux ans, Clément III était rentré à Rome, mais comme la plupart de ses promesses étaient restées sans exécution, le peuple se montrait

s Fleiry, histoire ecclésiastique, liv. LXXIV, cli. xiv.

Page 1