LA QUESTION SOCIALE A SA RACINE
sur les problèmes particuliers agités au sein de la société italienne que ces puissances allaient intervenir; c'étaient elles-mêmes qui étaient directement mises en cause ; il fallait savoir quel est le rôle que l'élément religieux doit jouer dans les sociétés modernes. Et l'Italie entrait ainsi dans cette deuxième période que nous avons annoncée.
La question était bien toujours une question sociale, les peuples ne se passionnant point pour des théories philosophiques ou religieuses qui n'auraient nul rapport avec leur \ie temporelle. Mais c'était la question sociale, non pas en vue de tel ou tel intérêt particulier, de tel ou tel droit politique, économique ou religieux, mais la question sociale prise à sa racine même, et dont la solution e$t la clef de toute la civilisation moderne.
A partir de ce moment, il n'y a donc plus qu'une question au fond de toutes les luttes, la question de la papauté et de l'empire. Tout parti, quelle que soit l'origine du débat, 'est obligé d'arborer le drapeau guelfe ou le drapeau gibelin.