LE PODESTAT IMPUISSANT
d'où les châtelains ne songent plus à sortir. Leurs intérêts sont désormais confondus avec ceux de la ville ; il s'agit seulement de savoir s'ils y domineront.
Les deux partis ou plutôt les deux camps qui se disputent le pouvoir sont toujours en éveil, toujours prêts à en venir aux mains. Chacun d'eux a ses chefs, son assemblée, ses capitaines, ses finances, son gouvernement ; il correspond par de véritables ambassadeurs avec le même parti dans les autres villes de la Péninsule. Alors, au lieu d'un chef commun, il y a les chefs de chaque faction, et quand l'un des partis triomphe, ce n'est pas le podestat qui est maître de la situation, mais le capitaine qui a procuré la victoire à son parti.