LA DICTATURE DES FACTIONS
Ce nouveau dictateur, qui reçoit dans toutes les villes le nom de Capitaine du peuple} l'égal de l'ancien podestat par la puissance, en est tout l'opposé par l'origine et le but de son institution. Le premier, destiné à tenir un glaive impartial au-dessus des partis, était choisi hors de la cité ; le capitaine du peuple surgit au contraire tout armé de la guerre civile. Comme le podestat, il domine la cité, il est chef de l'armée, chef de la garde civique, président de la république; en apparence, c'est le môme magistrat, indigène au lieu d'être étranger ; mais, en réalité, c'est l'homme de la secte victorieuse, comme il en a été l'instrument