TESTAMENT DE HENRI VI
que le saint-siége avait résolu la ruine de la maison de Hohenstauffen, à partir du jour où les princes de cette famille avaient mis la main sur le trône de Naples.
L'empereur Henri VI était mort détesté de ses peuples des Dcux-Siciles. A la dernière heure, saisi de "terreurs religieuses, craignant d'être compris dans une sentence d'excommunication fulminée par le pape Célestin contre ceux qui avaient emprisonné Richard Cœur-de-Lion à son retour de la terre sainte, Henri VI fit amende honorable. Dans un testament retrouvé par Baronius, dans les archives d'Avignon, il ordonne « que les droits qui appartiennent au seigneur pape et à l'Église romaine et que l'hommage auquel les rois de Sicile sont tenus envers eux leur soient maintenus par l'impératrice son épouse et par Frédéric son fils, qui devront les défendre au besoin et donner les sûretés nécessaires, ainsi que l'ont fait ses prédécesseurs. » Par une clause formelle de ce testament, si le fils de Henri VI venait à mourir sans postérité, le royaume des Deux-Siciles devait appartenir à l'Église romaine. Il est en outre ordonné que les terres de la comtesse Mathilde seront restituées au saint-siége, ainsi que les terres comprises de Ponte-Payle àCeprano et Montefiascone avec ses dépendances1.
4 F. de Cherrler, 1. 1, p. 327 et 328.