‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 141 sur 184 · CONQUÊTES DE LA PAPAUTE DANS ROME · texte numérisé non relu

CONQUÊTES DE LA PAPAUTE DANS ROME

partisans qui rêvaient son retour ; mais nul n'osait élever la voix, et sa cause semblait perdue à jamais. La certitude que ses droits ne seraient pas reconnus par la diète germanique dut rendre plus facile la conclusion d'un accord entre l'impératrice et le saint-siége, pour l'investiture des États siciliens l. »

Ce n'était donc pas dans la personne inoffensive de Frédéric enfant qu'Innocent III devait poursuivre la maison de Hohenstauffen. Le grand intérêt pour le saint-siége était du côté de l'Allemagne où il fallait à tout prix empêcher l'élection de Philippe de Souabc. Innocent III, après avoir laissé longtemps les deux compétiteurs débattre devant lui par leurs représentants leurs titres à l'Empire, finit par se prononcer pour le guelfe Othon de Brunswick.

Celte faveur valut à la cour romaine des concessions importantes. Le candidat préféré garantit au saintsiége la possession du duché de Rome, les marches d'Ancône, de Spolète, et la partie méridionale de la Toscane, d'Aquapendenle à Montefiascone. Déjà Innocent DI, profitant de la lutte qui retenait en Allemagne les deux compétiteurs à l'Empire et détournait leur attention de la Péninsule, s'était attaché à rétablir dans Rome le pouvoir du saint-siége qu'il y avait trouvé presque entièrement anéanti.

L'autorité municipale y était exercée par un magistrat unique nommé sénateur, en même temps que

1 F. de Cherrier, 1. 1, p. 354.

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