RÉACTION CONTRE LE CLERGÉ
de lois. Ce fut la contre-partie du recueil publié par les ordres de Grégoire IX.
Les idées anticléricales de Frédéric se répandirent bientôt dans la haute Italie et y firent des progrès très-rapides, surtout parmi la noblesse, frondeuse, fort ébranlée dans ses croyances et dont les mœurs se façonnaient trop sur celles de Naples et de Païenne.
Chose remarquable ! c'était au moment même où la papauté théocratique semblait arrivée à l'apogée de son triomphe et par le génie de ses représentants et par le retentissement de leurs oracles, qu'une réaction de la société laïque contre les privilèges du clergé s'opérait sur tous les points de l'Italie. Dans toutes les villes* les chefs de la commune luttèrent avec ardeur pour soumettre les clercs à l'égalité de l'impôt et à la juridiction des tribunaux laïques.
Dans cette lutte, les passions s'exaltèrent à un degré inouï; on en aura une idée par l'exemple de Parme. Une guerre à outrance s'étant engagée entre Tévôque de cette ville et la bourgeoisie, l'autorité communale publia une loi en vertu de laquelle celui qui, à son lit de mort, se serait repenti d'avoir fait opposition au clergé, devait être enterré dans le fumier*
Rome ne fut pas la dernière à entrer dans cette voie de réaction contre la puissance cléricale; elle seconda de tous ses efforts les desseins de Frédéric.
La haine entre les deux adversaires fut à son paroxysme quand Grégoire IX poussa contre Frédéric le