INNOCENT IV A ROME
lorsque la mort vînt frapper subitement l'empereur, le 13 décembre 1250.
La domination allemande était vaincue en Italie. Lyon avait vengé Cortenuova.
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Rien ne faisait plus obstacle au retour d'Innocent IV dans la ville éternelle. Après une absence de cinq années, il s'achemina vers la Péninsule le 20 avril 1251. Son passage à travers les cités lombardes fut une marche triomphale1. L'Italie saluait avec des transports de joie son libérateur ; elle se croyait affranchie parce qu'un pape guelfe avait anéanti une maison gibeline.
Quelle puissance entre les mains de ce pontife ! Et quelle merveilleuse occasion si Innocent IV avait eu une âme italienne ! Mais le maître du monde ne pouvait s'abaisser à une œuvre nationale. Au lieu de profiter de son prestige pour pacifier l'Italie et lui assurer l'indépendance, il ne songea qu'à rétablir la domination théocra tique du saint -siège sur toute la péninsule : « Il tint cour plénière dans la capitale de la Lombard ie, revendiqua la propriété entière du royaume de Sicile, prononça entre les factions de Lodi, nomma de sa propre autorité le podestat de Milan, et lança l'excommunication contre Eccelino dans la Marche, contre Doara dans Crémone, et contre Palavicino dans Plaisance*. » Il appuya une révolution guelfe à Flo-
1 V. de Cherrier, t. II, p. 409.
» Zeller, p. 199.