‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 174 sur 184 · GRÉGOIRE X PACIFICATEUR · texte numérisé non relu

GRÉGOIRE X PACIFICATEUR

grands papes, Grégoire X dont elle fit briller les vertus, et Nicolas III dont elle fit briller les talents.

g 2. — Grégoire X et Nicolas III.

Grégoire X porta sur la chaire de saint Pierre un cœur vraiment évangélique. Une seule idée domina tout son pontificat : pacifier tous les États de la chrétienté et unir les efforts des princes et des peuples pour tenter une nouvelle croisade. Élu après une vacance de près de trois ans, il vit avec une profonde douleur l'Italie plus agitée que jamais, les peuples frémissants sous la domination violente de Charles, les vaincus attendant l'heure de la vengeance, et les villes guelfes elles-mêmes impatientes du joug qu'elles s'étaient donné. Il crut donc servir à la fois la cause de la civilisation et la cause de l'Italie en jouant le rôle de conciliateur. Il lève les censures ecclésiastiques qui frappaient la ville dePise ; il se rend ensuite en Toscane, et, devant la multitude attendrie, il fait signer un traité de paix par les commissaires des Gibelins et des Guelfes.

Mais Charles d'Anjou, qui avait hypocritement assisté à l'acte de pacification accompli par le pape, eut soin d'en empêcher l'exécution en faisant avertir secrètement les Gibelins exilés qu'il les ferait massacrer s'ils rentraient à Florence.

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