‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 177 sur 184 · NICOLAS III PACIFICATEUR · texte numérisé non relu

NICOLAS III PACIFICATEUR

les portes furent ouvertes aux exilés, et un acte solennel de réconciliation fut signé entre les deux factions ennemies qui étaient alors représentées d'un côté. par les Lambertazzi, de l'autre par les Giéréinéi. A Florence, le légat fut aussi plus heureux que ne l'avaient été dans leur entreprise les représentants de Grégoire X; 9on entrée dans la ville (ut une entrée triomphale ; il y fut reçu aux acclamations des magistrats, du clergé et du peuple.

Il sut profiler de cet entraînement général pour calmer l'irritation des esprits et amener un rapprochement entre les partis qui, depuis tant d'années, s'excluaient alternativement de la cité. lies Gibelins rentrèrent en masse; toutes les sentences de proscription furent brûlées sur la place publique, et, devant le peuple rassemblé comme pour une fêle, les chefs des maisons rivales se donnèrent solennellement le baiser de paix.

Par cette politique qui, au nom de la concorde, relevait partout le parti gibelin, Nicolas III se ménagea les bonnes grâces de l'empereur Rodolphe, et il obtint de ce prince des concessions importantes. Jusqu'à ce jour, le saint-siége n'avait que des droits très-vagues sur les Romagnes, sur la Marche d'Ancône et sur les villes de la Pentapole, ainsi que sur le territoire compris entre Ceprano et Radicofani. L'empereur transforma celte possession précaire en un titre authentique.

Nicolas 111 déploya, dans cette négociation, une ha-

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