CHAPITRE II
ROME CHRÉTIENNE, — l/uNITÉ PAR LA LIBERTÉ
Rien n'est plus clair que la portée sociale de la révolution évangélique, si Ton prend l'idée chrétienne dans ses origines et dans ses résultats définitifs.
Rien n'est plus obscur, plus confus, plus embrouillé, plus contradictoire, partant plus difficile à saisir que l'œuvre sociale du christianisme, si on la suit dans l'histoire, qui semble n'être qu'une longue série d'oppositions entre le but de la révolution chrétienne et les moyens employés pour l'atteindre, principalement par l'organe le plus universel, le plus puissant, le plus inspiré du christianisme, le clergé catholique.
Aussi cette histoire a-t-elle singulièrement dérouté les publicistes et les hommes d'État. Nous avouons que, à s'en tenir aux apparences, il y a bien là de quoi