‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 19 sur 184 · L'ŒUVRE SOCIALE · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE SOCIALE

décourager les mieux disposés en faveur du catholicisme, quand on voit ce qu'il a fait de la nation italienne, quand on voit les princes de l'Église associés presque partout aux oppresseurs des peuples, et aujourd'hui encore les défenseurs officiels du clergé regrettant la théocratie du moyen âge et faisant une véritable croisade contre le triomple des idées conquises par la Révolution française.

Ce n'est pas certes une petite entreprise que d'essayer de débrouiller ce chaos. Traiter un pareil sujet comme il convient, ce serait faire la philosophie de toute l'histoire ancienne et moderne, ce serait présenter un tableau complet de toutes les révolutions religieuses et politiques qui se sont accomplies dans le monde, et suivre pas à pas les progrès de l'idée chrétienne dans son travail de transformation des sociétés humaines. Le titre seul de ce livre dit assez que tel n'est point notre dessein. Nous ne dirons sur ce grand et capital problème que ce qui est indispensable pour éclairer nos investigations dans cette étude rapide dont l'objet principal est la papauté dans ses rapports avec la nationalité italienne.

Le caractère radical de la révolution chrétienne, c'est d'être une révolution libérale dans la plus large acception du mot. Le christianisme affirme l'homme dans toute sa dignité native, soit en lui-même, soit

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