‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 24 sur 184 · CONFUSION INÉVITABLE AU DÉBUT · texte numérisé non relu

CONFUSION INÉVITABLE AU DÉBUT

historique; c'est supposer que l'histoire peut commencer par la conclusion.

Hélas I ce n'est pas ainsi que marche le monde.

Si le christianisme fonde au début une œuvre parfaite dans la sphère religieuse, la révolution chrétienne, dans les sociétés temporelles, a dû subir la destinée de toutes les œuvres qui appartiennent au t emps.

Or, dans la sphère de l'activité humaine, faire l'hypothèse que nous venons d'indiquer, c'est supposer netlemérït comprise et acceptée une idée qui est justement la plus belle conquête et le signe le plus caractéristique d'une civilisation très-avancée.

Le principe de la liberté, tel que nous l'entendons aujourd'hui, c'est-à-dire l'être humain rétabli dans la pleine possession de sa conscience en face de tous les pouvoirs, ce principe tout moderne qui résume toute la dignité de l'homme et du citoyen, et qui, nous l'espérons, aura définitivement envahi l'Europe dans un avenir peu éloigné, a été absolument inconnu de l'antiquité païenne, et il est encore fort mal compris, même de nos jours.

Comment aurait-il pu l'être à l'avènement du christianisme?

On sentit bien tout de suite que la révolution chrétienne était une révolution d'affranchissement, même

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