DE LA DOMINATION DE BYZANCE
saeerdotal.il était fier de donner asile au chef de l'Église universelle et de s'asssocier à sa haute mission en concourant à l'élection des papes; dans ces temps de confusion et de violence, il s'abritait sous la tutelle du saint-siége et vénérait cette autorité désarmée qui, plusieurs fois, avait préservé des barbares la ville éternelle. Mais, à défaut de l'empereur absent, il aimait sentir l'ombre de l'empire planant encore sur les destinées de Rome. C'était toujours le pouvoir humain refusant d'abdiquer devant le pouvoir religieux. Quand la révolution, accomplie timidement d'abord sous Grégoire II, plus résolument sous Grégoire III, détruisit les derniers débris de la puissance impériale, le peuple romain se retrouva dans la plénitude de sa souveraineté. Sans rien ôter à la haute tutelle du saint-siége, il voulut se gouverner lui-même. Secondé par le pape et avec l'agrément du roi lombard, il établit un simulacre de république, mal définie sans doute, vaguement accusée et affirmée en face du gouvernement clérical, mais réellement existante et qui se continua jusqu'à la destruction du royaume des Lombards et au couronnement de Charlemagne1.
in Quant à la cour pontificale qui avait définitive*
1 Anastase le Bibliothécaire se sert des mots peuple souverain et république en parlant des Romains et du gouvernement qui les régissait depuis qu'ils s'étaient affranchis de la domination impériale.