‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 38 sur 184 · M LES PAPES S'AFFRANCHISSENT · texte numérisé non relu

M LES PAPES S'AFFRANCHISSENT

ment rompu avec Byzance, elle n'osa pas encore dévoiler ses vues temporelles sur Rome. Quelle que fttt son influence Sur te peuple que les papes protégeaient contre l'avidité et les violences des grands, et soutenaient de leur charité inépuisable, elle ne se sentait pas assez forte pour s'emparer du pouvoir en face des rois lombards qui convoitaient toujours la ville de Rome pour en faire la capitale de leur royaume italien, ett ftce du peuple romain peu disposé à abdi* quer entre les mains des prêtres, en toce de l'empereur d'Orient toujours prêt à revendiquer Son droit suprêtne. Elle dut donc ajourner ses projets.

En attendant que des circonstances plus favorable» permissent de les réaliser, les papes sentaient bien que le plus grand obstacle s'élèverait du côté du pouvoir le plus proche. Un roi italien aux portes de Rome était plus menaçant qu'un empereur absent et réduit à une autorité purement nominale. Aussi leur politique constante eut-elle pour but, tout en profitant au besoin de la protection des princes italiens afin de contrebalancer la puissance impériale, d'entretenir toujours lé prestige de l'empire afin d'écarter les prétentions trop directes des princes italiens sur Rome.

Quand le pape Grégoire II fut contraint d'implorer l'assistance des rois lombards contre les agents de l'empérëur iconoclaste et dé s'opposer à l'exécution des ordres venus de Constantinople, il s'efforça de calmer l'indignation des Romains, et empêcha le plus longtemps possible que leur révolté n'aboutit à une VéH-

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