DE LA DOMINATION DE BYZANCE
table révolution contre l'empire1. La rupture ne Alt consommée que sous son successeur, Grégoire III.
Mais à peine la papauté, libre du côté de Byzance, se troùva-t-elle seule en face du royaume lombard, qui chaque jour faisait un pas vers Rome, qu'elle sentit combien lui manquait ce contre-poids de l'empire ; elle n'avait échappé à un» péril que pour s'exposer à un autre. Le protectorat du roi lombard, quoique nouvellement converti, n'était pas moins menaçant que celui de l'empereur hérétique. Rome était à la merci des Lombards ; un moment, tout fit croire qu'elle allait tomber dans leurs mains; mais les tentatives réitérées de. leurs rois pour s'emparer de la ville éternelle échouèrent devant la politique de la cour pontificale.
Toute sa force était dans ses alliances. N'ayant plus rien à espérer du côté du vieil empire en décadence, la papauté tourne ses yeux vers l'Occident.
Là venait de surgir un peuple dont l'entrée en scène avait eu l'éclat et lé retentissement de la foudre. Célèbre par ses victoires, il occupait déjà une grande partie des Gaules, et fëis&it sentir au loin son influence. Ses chefs, convertis au Christianisme, faisaient du tè\è apostolique des évoques un moyen dé conquête plus puissant encore Que là Valeur irrésistible de leurs soldats. Pour arrêter lé flot toujours menaçant des bàr-
* Flenry, Histoire ecclésiastique, Ht. XLII, cli. fi.