CHAPITRE IV
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Mais un fait, insignifiant à l'origine, immense par ses résultats, désastreux pour l'avenir de l'Italie, venait de s'accomplir : Charlemagne, en confirmant les donations de Pépin au sainl-siége, avait posé les fondements du gouvernement pontifical, et par là même jeté au cœur de l'Italie le germe des incurables divisions qui devaient rendre impossible la création d'une nation italienne, soit par les mains de ses héritiers, soit par les efforts de princes indigènes.
Et ce fait, si fatal à l'Italie, ne fut pas la seule faute de ce grand homme et des chefs du monde chrétien. Un autre événement aussi grave, aussi funeste, et plus universel par ses effets, allait bientôt s'accomplir à Rome ; nous voulons parler du rétablissement de l'empire.