CHAPITRE V
Quand on embrasse d'un coup d'œil cette période de l'histoire italienne occupée tout entière par les barbares qui se ruent sur cette malheureuse terre, se succédant sans rien fonder, ajoutant ruines sur ruines, et qu'on n'aperçoit que la surface de ce mouvement de va-et-vient à travers la péninsule, on est saisi d'un grand trouble ; la philosophie de l'histoire ne voit rien dans ce chaos que des agitations sans but, un travail de décadence et de dissolution, au lieu d'un travail d'enfantement. Ce trouble de l'historien augmente en présence des résultats négatifs des premières tentatives, faites par les Italiens, d'un gouvernement indi* gène et d'une organisation politique, après la retraite définitive des barbares;