‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 54 sur 184 · LE DROIT NATIONAL IMMOLÉ · texte numérisé non relu

LE DROIT NATIONAL IMMOLÉ

fait pour d autres destinées que pour servir de piédestal à l'ambition antichrétienne des pontifes, une institution enfin implantée au cœur de l'Italie comme une borne indestructible, contre laquelle viennent se briser tous les efforts cent fois renouvelés pour accomplir l'œuvre de l'unification...

Et cette institution, détestée des peuples qui la subissent, serait providentiellement établie pour garantir l'indépendance et la dignité du saint-siége! Dieu n'aurait su trouver d'autre fondement à l'unité toute spirituelle de son Église qu'une institution qui est la négation des droits les plus sacrés des peuples!

Nous ne craignons pas d'affirmer, même en dehors des enseignements de l'histoire, que c'est outrager Dieu que de lui prêter de pareils desseins. Toutes ses œuvres sont harmoniques; il ne peut entrer dans les plans de sa sagesse de faire dépendre le triomphe d'un principe vrai de la négation d'un droit sacré. Partout où se rencontre dans l'histoire cette opposition irrémédiable de deux principes également incontestables, de deux droits également sacrés, la main de l'homme s'y voit manifestement, quelque sophisme que Ton invente pour y montrer la main de Dieu.

Mais les faits parlent si haut, dans cette question de la papauté temporelle, qu'il faut nier l'évidence pour oser prétendre que cette institution a jamais servi à garantir l'indépendance et la dignité du saintsiége.

Nous avons vu, dans un chapitre précédent, en rap-

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