‹ L'Italie (volume 2)Chapitre 55 sur 184 · LE DROIT NATIONAL IMMOLÉ · texte numérisé non relu

LE DROIT NATIONAL IMMOLÉ

pelant les principaux traits de l'histoire italienne pendant la période carlovingienne, puis sous le règne des princes indigènes, quels furent les effets immédiats des fameuses donations et pour le peuple romain, et pour la nation italienne, et pour le saint-siége luimême. Nous avons vu quels désordres et quelles violences déshonorèrent la chaire pontificale, quelle anarchie incurable devint l'état endémique de la Péninsule.

Et Ton parle encore des services qu'a rendus à l'Italie, au saint-siége, à l'Église, cette institution de la papauté temporelle! Si l'arbre se juge à ses fruits, on ne trouve ici que des fruits amers, à partir du jour où les princes français ont fait leurs funestes libéralités à l'Église.

On verra, dans les chapitres qui vont suivre, que ces conséquences déplorables ont été toujours en s'aggravant, pour la malheureuse Italie qu'elles ont conduite à l'épuisement et à l'abdication, pour le saintsiége qui, bien loin d'acquérir l'indépendance, est devenu fatalement le complice de tous les gouvernements despotiques et le défenseur de toutes les doctrines antilibérales.

Et, cependant, il est des hommes de bonne foi, des écrivains éminents qui vantent les bienfaits de cette institution, particulièrement au moyen âge. C'est qu'il y a ici un immense malentendu. On confond deux questions pourtant distinctes : Tune relative à ce haut arbitrage que les papes exercèrent un moment, du

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