LA DERNIÈRE IMMOLATION
de ses voisins. Un momentelle put croire le but atteint, qu^^nd Jules II eut terminé sa conquête. Yoilà donc Rome àTabri ides convoitises des princes. « Autrefois, dit Machiavel lui-même^ aucun baron n'était assez petit pour ne pas m^prisiçr la puissance papale. Aujourd'hui un roi de France a du respect pour elle. »
Et quelques années se. sont à peine écoulées, que cette prétçndue barrière est franchie comme un vain obstacle, pt cette Rome qui, désarmée, arrêta les barbares, est violée par les lieutenants de l'empereur très-chrétien.
Oui certes, le saint-siége conservera ce domaine temporel tant de fois perdu et reconquis; mais à quelles conditions? C'est qu'il se soumettra à la haute tutelle de l'empereur e;^ qu'il lui livrera l'Italie.
Le sacrifice fut bientôt consommé. La famine, la peste et la lâcheté des adversaires furent les meilleurs auxiliaires de l'empei^eur. L'Italie, épuisée et dépeuplée par près d'un demi-siècle de guerres dévastatrices, n'avait à opposer aux barbares ni hommes, ni argent, ni ressort moral pour y suppléer. Les bras manquaient à la terre, les soldats à la lutte, les cœurs à la patrie.
La tentative faite par François P' qui avait formé une ligue avec le roi d'Angleterre, ne vaut guère la peine d*ôtre mentionnée. Les Espagnols reprirent aisé-