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Î40 L'ESPRIT DE LA RÉFORME

Si nous avons repoussé ces subtilités, source de tant de maux, dans les siècles du moyen âge, tout en les eipliquant par Tignorance et la barbarie de cette époque, avec quelle force ne devons-nous pas les réprouver dans un siècle où déjà de vives lumières s'étaient répandues sur le monde?

Mais Taveuglement des chefs de TÉglise était en quelque sorte incurable, tant que la cause qui l'avait produit se perpétuait ; nous voulons parler de la position temporelle du clergé et de son rôle politique, n était nécessaire qu'une secousse fût donnée aux sociétés chrétiennes.

Il faut donc distinguer, dans le grand mouvement du seizième siècle, l'idée intime, le besoin profond à quoi il répondait, et la direction qui lui fut donnée par la plupart des novateurs.

Si Ton considère la réforme dans la doctrine et dans les œuvres de ses principaux chefs, on est loin d'y trouver Tintelligence des vrais besoins sociaux de cette époque et la conscience de la haute mission qu'ils avaient à remplir. Encore moins y trouve-l-on la vraie notion de la liberté. Partout où ils triomphent, ils établissent des religions nationales. C'est la preuve qu'ils ne comprenaient rien au problème du sacerdoce et de

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