‹ L'ItalieChapitre 124 sur 196 · LA CIVILISATION CHRÉTIE.NNE · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION CHRÉTIE.NNE

beau répudier 1 autorité religieuse de 1 Église, on est resté dans Tunilé sociale qui est son œuvre.

Malgré l'aveuglement du clergé catholique qui, au lieu de poursuivre sa mission libérale et progressive, faisait alliance avec tous les pouvoirs rétrogrades ; malgré l'aveuglement des réformateurs, qui tombaient dans les mêmes fautes et dans les mêmes confusions, les principes chrétiens, désormais impérissables dans les sociétés européennes, continuaient leur travail d'émancipation.

En somme, peuples catholiques, peuples protestants de toute nuance, au terme de ce mouvement universel qui doit aboutir à la liberté, se trouveront assis sur des principes identiques. Ils s'étonneront alors de s'être si longtemps combattus ; ils se sentiront fils du même Dieu, héritiers du même Évangile, coopérateurs à la même œuvre de réparation sociale et de fraternité.

Alors, la grande réconciliation s'opérera dans la liberté; alors, justice sera rendue à chacun : à la mère de toutes les Églises, TÉglise latine, qui, en gardant la puroté de la doctrine, a préparé l'unité de la civilisation moderne ; à tous les hommes de bonne volonté, quelles que soient leurs erreurs, qui, dans tous les siècles, ont revendiqué les droits de la conscience, et combattu, jusqu'au sacrifice de leur vie, pour la cause de rhumanité.

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