LUTTES SANS GRANDEUR
délivrer Galéas, qui soutenait à grand'peine un siège dans sa ville de Milan contre Bertrand du Poïet.
Peu de temps après, Louis de Bavière, bravant les foudres de Jean XXII, arriva lui-même en Italie. Comme Henri VII, ce prince débuta par des suceès qui semblaient lui promettre la conquête facile de Tltatie, et sa chute fut encore plus misérable.
A voir l'agitation universelle des Gibelins quand se montra Tempereur, Tempressement des Visconti, des La Scala; dé Castruccio et de tous les autres chefs du parti autour de la bannière impériale; à voir la fière attitude dû parti guelfe devant cette provocation, les ressources dont disposait le légat, qui, sans compter le patrimoine de saint Pierre, était maître de Plaisance, de Parme, de Reggio, de Bologne; à voir enfin les colères pontificales et l'activité que déploya Jean XXII, on eût puxîroire que la querelle du sacerdoce et de Tempire allait reprendre les proportions héroîqu^es d'autrefois. '
Mais les temps étaient bien changés. Dans cette société lasse de ses crises toujours renaissantes et de ses révolutions avortées, corrompue par Taction d'un clergé tourné vers les choses de la ten^, préparée à la servitude par une longue anarchie, où trouver les généreuses passions qui font les grandes luttes et les vastes conceptions qui font la fortune et la gloire des grands hommes d'État?
Au lieu de ces vaillantes républiques, abusées sans doute sur les vraies conditions de leur indépendance,