LE DISTINCTION DES POUVOIRS
Le clergé catholique, en contractant cette alliance, n*a fait que participer à l'erreur commune. Sa faute a été de perpétuer ce régime, malgré les leçons de l'expérience et les aspirations libérales du monde moderne.
Mais proclamons avec la même sincérité qu'il a bien mérité de la civilisation et de la liberté en sauvegardant avec une constance inébranlable le principe de la distinction des pouvoirs, qui devait conduire un jour à la séparation^ c'est-à-dire à la liberté.
Le clergé catholique, en restant fidèlement attaché au centre spirituel de l'unité chrétienne, en luttant avec persévérance pour maintenir le domaine de la foi inviolable, a habitué les peuples à comprendre qu'il y a une chose sur laquelle les pouvoirs humains n'ont aucun droit, la conscience. Il n'a donc cessé, même quand il s'en doutait le moins et quand il s'unissait aux princes dans le plus odieux système d*inlolérance, d'être, par un côté, le représentant de la liberté sur la terre.
Certes, on ne saurait juger trop sévèrement le clergé pour son intolérance ; on peut, à bon droit, le déclarer d'autant plus coupable d'avoir violé pendant de longs siècles la liberté, que, possédant le principe de