‹ L'ItalieChapitre 156 sur 196 · LA PAPAUTE DÉSARMÉE · texte numérisé non relu

LA PAPAUTE DÉSARMÉE

tant convoitéo que parce qu'elle devait garantir son indépendance. »

Et nous, nous vous disons : Hommes de peu de foi, hâtez-vous d* écarter ces vains simulacres de force matérielle, et le chef de TÉglise apparaîtra dans la majesté et le rayonnement de sa puissance morale.

Du reste, qu'on n*en doute pas, quand la papauté sera dépouillée de tout pouvoir politique, que, par suite du triomphe et de la consécration de la liberté à Rome, la séparation du spirituel et du temporel se réalisera de plus en plus chez tous les peuples chrétiens, les sujets de conflit deviendront chaque jour plus rares ^

Il est digne de remarque que dans le seul pays du monde où la séparation de TÉglise et de TÉtat et la liberté religieuse aient été pleinement réalisées, toutes les difficultés que Ton prévoit en Europe grosses comme des montagnes, se sont évanouies comme par magie ; tous ceux qui ont vu de prés cette société déclarent que pas un Américain ne songe à élever une objection contre ce régime *.

^ Ne faisant pas ici un traitera; professa sur la matière, nous n'avons pas à passer en revue les pratiques que la France garde encore, dernier héritage de son ancien régime de la religion de l'État, ni à indiquer les changements qu'il faudrait apporter à la législation pour mettre les faits d'accord avec les principes.

' « n n'y a qu'un pays au monde, les États-Unis d'Amérique, où l'on ait mis en pratique le système volontaire, le principe de la séparation absolue de l'Église et de l'État; eh bieni dans ce pays, il n'est pas une voix, une seule qui ne proclame l'excellence de ce système. • r* ettres sur les États-Unis d'Amérique, par M. Perri Pisani, p. 429.)

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