‹ L'ItalieChapitre 16 sur 196 · LOUIS DE BAVIÈRE · texte numérisé non relu

LOUIS DE BAVIÈRE

Dans cette lutte sans but élevé, les actes furent au niveau des intentions.

Louis de Bavière, arrivé en Italie sans argent, avec une armée dérisoire, n'ayant d'autre force que le concours des chefs gibelins, ne sut pas même se ménager cette unique ressource. Partout son passage fut marqué par quelque acte de perfidie ou de violence, même envers ses plus fidèles alliés.

A Milan, où deux évêques excommuniés le couronnèrent roi d'Italie, après avoir reçu de Galéas l'accueil le plus magnifique, il emprisonna traîtreusement le chef des Gibelins, et s'empara de sa seigneurie pour confisquer ses trésors.

A Pise, que son allié Castruccio avait vainement assiégée, il viola la capitulation qui lui ouvrit les portes de la ville, et se fit payer une rançon de cent cinquante mille florins ^

A Rome, accueilli sympathiquement par le peuple, nommé par lui sénateur, il prononce, aux applaudissements de la foule, la déposition de Jean XXII, et fait élire par acclamation l'antipape Nicolas V*. Mais bientôt sa rapacité excita à tel point l'indignation des Romains, qu'un soulèvement général le força de quitter la ville avec son antipape, poursuivis tous

* V. de Cherrier, t. 111, p. 521.

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