‹ L'ItalieChapitre 17 sur 196 · LOUIS DE BAVIÈRE · texte numérisé non relu

LOUIS DE BAVIÈRE

deux par les huées et les cris de fureur de la multitude.

Après celle fuite honteuse, trop faible pour porter la guerre dans le royaume de Naples, abandonné successivement de tous ses partisans que révoltaient ses perfidies et son avarice, Louis quitta pour toujours cette Italie qu'il avait remplie de ses rapines et de ses cruaulés\

Jean XXII, aussi indifTérent que l'empereur aux grands intérêts de l'Italie, ne souhaitant pas plus le triomphe définitif des Guelfes que celui des Gibelins, avait laissé ces deux partis s'affaiblir Tun Tautre, et, après la misérable campagne de Louis de Bavière, il se garda de se mettre résolument à la tête des forces guelfes et de consommer la ruine des chefs gibelins ; il eût par là donné trop d'importance au roi de Naples. Il lui suffisait que ses légats, profitant des fautes de tous les partis et dç répuisement des populations, opérassent pied à pied la conquête de TÉtat pontifical.

La mission du cardinal du Poïet n'avait pas eu d'autre objet, pas plus que les anathèmes lancés par le pape contre l'empereur, quand Fintervention de cç prince semblait donner trop de force au parti gibelin. Le but était atteint.

Quant au schisme qui avait un moment troublé rÉglise, le lâche abandon de l'empereur ne lui laissa

* V. de Cherrier, t. UI, p. 325.

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