‹ L'ItalieChapitre 167 sur 196 · CONSEIL AUX ITALIENS · texte numérisé non relu

CONSEIL AUX ITALIENS

la nature humaine, c'est alors que les sanctions vengeresses emportent dans une tempête ces combinaisons misérables et ces trônes impossibles. Il ne faudrait pas remonter bien haut dans l'histoire pour trouver des exemples de pareilles crises sociales ; et cette alternative domine fatalement toutes les monarchies de l'Europe. Que personne donc ne se décourage et ne perde Tespérance.

Italiens, quelles que soient vos préférences au fond de vos cœurs, gardez-vous de vous diviser; aidez, d'un commun accord et^sans réserve, ceux que les événements ont mis à la tête de la révolution nationale. Moins que jamais il peut être question aujourd'hui de refaire Tancien partage de l'Italie ; maintenant que la grande idée de Tunification avec Rome pour capitale a saisi tous les esprits et enflammé tous les cœurs, tout autre système est impossible, parce qu'il semblerait être un retour vers le passé. Le sentiment de la patrie commune a fait taire les anciennes rivalités de provinces. Si éclatante qu'ait été la gloire de vos cités respectives, ce n'est plus dans ces étroites limites, Toscans, Milanais, Napolitains, Vénitiens, que vous cherchez la prospérité et la splendeur d'une patrie,

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