‹ L'ItalieChapitre 18 sur 196 · JEAN DE BOHÊME · texte numérisé non relu

JEAN DE BOHÊME

plus de fondement. L'antipape Pierre de Corvara, que ses injustices et ses rapines avaient rendu odieux même à ses partisans, fut livré aux agents pontificaux, et il fit amende honorable aux pieds du souverain pontife. i

g 3. — Jean de Bohême. — Nicolas Rienzl.

Sous le même pontificat et sous le suivant, deux tentatives de pacification universelle furent faites en Italie, Tune par un roi fils d'empereur, l'autre par un enfant du peuple, toutes deux chevaleresques au début, chimériques par le but qu'elles voulaient atteindre, dérisoires par le résultat.

Nous ne rappelons que pour mémoire la tentative du roi Jean de Bohème. II fut accueilli comme un libérateur parles Italiens, que leurs éternelles illusions avaient trop habitués à chercher leur salut hors d'euxmêmes. Presque toutes les villes de la haute Italie se donnèrent à lui, et Visconti lui-même ne s'intitula plus que son vicaire.

Mais ce mouvement universel ne pouvait êlre sérieux, car il supposait une réconciliation générale qui n'était ni dans les intérêts ni dans les idées. Tant que le moyen rationnel de concilier les deux termes opposés n'était pas trouvé, c'était tenter l'impossible que de vouloir pacifier l'Italie en s'appuyant à la fois sur les Gibelins et sur les Guelfes.

Page 1