‹ L'ItalieChapitre 172 sur 196 · LE DENIER DE SAINT PIERRE · texte numérisé non relu

LE DENIER DE SAINT PIERRE

lion de Tordre politique et de Tordra, religieux, chez toutes les nations du monde civilisé, et particulièrement à Rome, que réside la vraie garantie de la liberté des peuples, en même temps que de Tindépéndance réelle de TÉglise. Recommencer les antiques alliances sous prétexte de protéger le trône pontifical, ce serait tout compromettre, ce serait créer à la papauté des servitudes nouvelles.

Dans ces conditions, voici, en deux mots, notre réponse aux 4eux questions qui nous sont posées. Tune relative aux ressources matérielles de la papauté, Tau* tre aux moyens de protection qui restent pour calmer les plus légitimes inquiétudes.

En ce qui concerne les ressources matérielles, nous ne pouvons admettre Tidée d'un budget officiel fourni au saint-siége par les États de TEurope. Bien souvent, même avant les derniers événements, ce moyen a été indiqué par des hommes animés d'une sollicitude sincère pour le sort de la papauté. Mais, quelle que soit Tintention qui inspire de pareils projets, les effets n'en seraient pas moins funesles. En faisant du chef du sacerdoce chrétien Tobligé des Césars, on l'amoindrirait aux yeux des peuples, en même temps qu'on laisserait dans la main des princes un moyen d'action sur la cour de Rome. D'ailleurs, croire nécessaire, après avoir séparé Tordre religieux et Tordre politique, de recourir, contre toute logique, aux puissances temporelles pour assurer des ressources matérielles à la cour pontificale, ce serait, en quelque

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