LE DROIT DES GENS
labilité du saint-siége n'aura pas reçu une consécration officielle. A défaut d'un long usage, il leur faut les garanties d'un acte solennel, d'un traité international.
Or, rien de plus facile, pour assurer l'indépendance du saint-siége, que de recourir au droit des gens. II nous fournira une garantie bien simple, qui a le double avantage de ne violer les droits d'aucun peuple et de n impliquer aucune immixtion des pouvoirs jpolitiques dans les affaires de l'Église : que la personne du Saint-Père soit déclarée, par toutes les nations de l'Europe, inviolable et sacrée ; que le palais choisi pour sa résidence et tous les édifices indispensables à ses fonctions spirituelles soient aussi déclarés inviolables.
Ce procédé n'est pas un procédé insolite. Le droit public des nations civilisées et même de la plupart des nations barbares a, de temps immémorial, couvert d'une protection analogue la personne et la résidence des ambassadeurs, ce Les ambassades, dit Vatcl, étant donc d'une si grande importance dans la société universelle des nations, si nécessaires à leur salut commun, la personne des ministres chargés de ces ambassades doit être sacrée et inviolable chez tous les peuples. Quiconque fait violence à un ambassadeur