DANGERS DE LALUAKCE PROPOSÉE
lorsqu'elle intervient ici pour opérer une alliance, pour prêter son concours à l'État remplissant, lui aussi, une mission officielle, et voulant donner l'enseignement, je puis déclarer ici qu'elle outre-passe ses droits, qu'elle se place en dehors et en contradiction du principe même sur lequel repose notre régime démocratique. (Assentiment à gauche.)
Messieurs, l'honorable évèque de Langres sentait si bien lui-même combien la position qu'acceptait l'Église, ou qu'on la forçait d'accepter, était périlleuse, était anormale, combien elle était en dehors de tous les principes reçus, de tous les usages, que M. Tévéque de Langres s'effrayait des conséquences qui pouvalent en résulter : c'était pour lui l'inconnu, et il s'est cru, pour cela, obligé de faire ses réserves.
Eh bien, ces conséquences, si vous les aviez bien calculées, si vous les aviez mesurées, vous auriez reculé devant l'alliance qu'on vous proposait, et vous auriez refusé la transaction; permettez-moi de ^ous en signaler quelques-unes.
La première conséquence funeste que vous rccnri!lerez de celte loi, c'est la désaffection des populalioiiS. Vous avez oublié l'histoire.
Pourquoi, dans le passé, TËglise a-t-elle excité contre elle des préjugés, des haines, des répulsions in vincibles? N'était-ce pas à cause de son alliance avec les puissances de la terre? (Approbation à gauche.)
Lorsque la Révolution de 1830 a éclaté, pourquoi les haines se sont-elles ravivées? pourquoi les signes