DANGERS DE L'ALLUNCE PROPOSÉE
M. ARNAUD (de l'Ariége). Tantôt c'était le jésuitisme. Aujourd'hui, c'est le socialisme que Ton présente avec des proportions colossales. {A droite. Oh! ohl)
Et, avec ces jeux de l'imagination, les grandes as* semblées restent impuissantes. La droite voit sans cesse en face d elle, inscrit sur le front du fantôme qui répouvante, le mot socialisme! et elle se sent paralysée... (Réclamations à droite.)
M. LE MmisTRE DE L mTÉRiEUR. Pas du tout t
M. Arnaud (de l'Ariége). Elle n'ose pas faire un seul pas, parce qu'elle craint qu'il ne Tentratne dans l'abime.
Un membre à droite. C'est vous qui voulez y aller.
M. Arnaud (de l'Ariége). La gauche, il faut en convenir... (Interruptions.)
M. le Président. Attendez, messieurs, chacun aura son tour. (On rit.)
M. Ar5attd (de l'Ariége). La gauche, il faut en convenir, a aussi son fantôme, et dans les plis mystérieux de son manteau elle lit ce mot : jésuitisme! Elle trem* ble de voir le monstre s'emparer des générations nouvelleis pour reconstruire le moyen âge.
A gauche. Non! non!
M. Arnaud (de l'Ariége). Je suis heureux de ces dé* négations, je suis heureux d'apprendre que ce fantôme que redoutaient quelques démocrates arriérés s'est enfin dissipé à leurs yeux. (Approbation à gauche. — Rires à droite.)
En présence de ces terreurs publiques, de ces dé-