‹ L'ItalieChapitre 186 sur 196 · BELLE MISSION DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

BELLE MISSION DU CLERGÉ

fiances que vous entretenez, les populations se découragent et s'irritent, les caractères s'amoindrissent; rinitiative individuelle se perd, la vie publique s'alanguit et l'anarchie se prépare» (A gauche ; Très-bien I très-bien!) Le moment arrivera-t-il enfin où nous chasserons ces vains fanlôraes, et où nous nous rencontrerons tous franchement sur le terrain de la liberté?

A sfatic/i^. Très-bien! très-bien!

M. Arnaud (de l Ariége). En présence de ces défiances, de ces terreurs, de ces découragements universels, le clergé avait une si belle mission à remplir! Il devait s'armer de sa foi, de sa parole, de sa charité ; il devait répandre tout son cœur au milieu des masses ; il aurait ranimé leur courage, il aurait fait honte à cette nation qui s'abandonne. Voilà quelle eût été sa mission; et il n'eût fait que continuer l'œuvre qu'il avait commencée sous la dernière monarchie. Quand le clergé a arboré le drapeau de la liberté, toute une génération de cœurs dévoués s'est levée à sa voix et lui a répondu. Mais aujourd'hui il se décourage, il se laisse envahir par les terreurs communes. (M. Parisis fait un signe négatif.)

Comment, pour répondre au signe de dénégation de l'honorable évéque de Langres, comment expliquezvous alors Talliance que vous allez contracter? comment le vénérable évêque de Langres est-il venu dire à cette tribune : « La France, si elle n'est pas près de périr, court d'immenses dangers; c'est pour cela que

Page 1