‹ L'ItalieChapitre 189 sur 196 · L'EGLISE ET LA LIBERTE · texte numérisé non relu

L'EGLISE ET LA LIBERTE

ques, ont préféré la contrainte à la liberté, n'ont-ils pas toujours tenu le même langage?

Il y a beaucoup d'hommes qui, en théorie, aiment passionnément la liberté; mais il y en a bien peu qui osent la regarder en face et se confier à elle.

Je vous Ta voue, je compte peu sur les sentiments libéraux de ceux qui ne veulent réaliser la liberté que lorsque le mal aura disparu de la terre.

Et oui, il y a dans le monde des erreurs, des préjugés, des passions; oui, il y a lulte entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre la justice et l'iniquité^ entre le devoir et Tinlérôt, entre Tégoïsme et la fraternité.

Mais, pour faire triompher le bien du mal, la vérité de Terreur, la religion n'a besoin que de la liberté.

L'honorable évêque de Langres est venu à cette tribune, dans son discours apostolique, signaler ses inquiétudes, ses terreurs à Toccasion de cette loi qui peut compromettre TÉglise, et qui ouvre pour elle un avenir d'incertitude.

S'il comprend toutes les conséquences fatales qui peuvent sortir de cette loi, il remontera à cette tribune, et viendra dire : Je ne veux pas accepter celte alliance, je ne veux pas compromettre TËglise en la lendaat solidaire des actes politiques d un parti; je ne veux pas faire intervenir l'Église dans des questions qui appartiennent à la science humaine, et dans lesqueUes on pourrait se tromper, et la comprometlre

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encore une fois, comme on Ta fait dans le passé; car ces questions ne sont pas de son domaine.

Par tous ces motifs, j'ose espérer encore, et je le répète, c'est un fils soumis de TÉglise qui parle, j'ose espérer que Tévêque de Langres viendra à cette tribune repousser la loi.

Je m'adresse maintenant à la seconde puissance. (L'orateur parait très-fatigué et échange quelques mots avec M. le président.) De toutes parts. Reposez-vous 1 reposez-vous! M. LE Président. La séance va être suspendue un instant.

(L'orateur, en descendant de la tribune, est félicité par un grand nombre de ses collègues.

La séance est reprise après un quart d'heure de suspension.)

M. Arnaud (de l'âriége). Je vais essayer de poursui* vre jusqu'au bout; je suis vraiment confus d'occuper si longtemps l'assemblée; s'il m'avait été possible, je n'aurais pas interrompu mon discours ; mais mon enrouement prouve à l'assemblée que, maintenant, il me sera bien difficile peut-être d'arriver jusqu'au bout.

J'ai montré que l'Église n'avait pas le droit de venir remplir une mission officielle devant l'État, et d'accepter l'alliance qui lui était proposée.

Je m'adresse maintenant à la seconde puissance, que j'ai, comme la première, déclarée usurpatrice. La seconde puissance est un peu plus diflfidle à dé^

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